Tentative de blocage de Prolainat à Blanquefort (Gers) - 1er novembre

Publié le par la Rédaction

Blanquefort (Gers) : Tentative de blocage de l'usine Prolainat ce matin

 

Une vingtaine de manifestants contre la réforme des retraites a tenté de bloquer la relève des salariés de l'usine de Blanquefort (32), hier, en fin de matinée.

 

 

Il y a dans le Gers encore quelques irréductibles qui manifestent leur mécontentement à l'encontre de la réforme des retraites, même votée.

 

Ils n'étaient pas très nombreux hier matin, un peu moins d'une vingtaine, à se rassembler pour une nouvelle action. Leur cible était cette fois-ci l'usine de desserts surgelés Prolainat de Blanquefort. Après les supermarchés Leclerc et Carrefour gênés lors des manifestations, le départ du convoi de l'A 380 retardé mercredi dernier à l'Isle-Jourdain, le blocage dans la soirée de vendredi de la base Intermarché à Lectoure…

 

«Des poches de résistance»

 

Mais hier, en ce jour férié au temps maussade, l'effet n'a pas été tout à fait le même. «On dit que le mouvement s'essouffle et qu'on est de moins en moins. Moins nombreux, on l'est aujourd'hui, d'accord, reconnaissait l'un d'entre eux, mais il y a des poches de résistance et il y aura encore d'autres actions dans le département.»

 

Leur but était d'empêcher l'arrivée des salariés assurant la relève dans cette usine gersoise qui travaille sans interruption. Après s'être donné rendez-vous à la gare routière d'Auch hier matin, les quelques «bloqueurs» sont arrivés vers 11 heures devant l'usine. Là-bas, les forces de l'ordre les attendaient, dépêchées sur les lieux pour veiller au respect de l'ordre public. Un ordre public qui n'a pas vraiment été troublé. Après le passage de quelques voitures, les manifestants se sont finalement dispersés un peu avant midi.

 

C'était en effet une simple tentative de blocage «symbolique», de leurs propres mots, puisque les gendarmes présents sur les lieux assuraient un cordon de sécurité frayant un passage aux voitures jusqu'à l'entrée de l'usine. Ils vérifiaient tout de même sur une liste l'identité des salariés devant embaucher, pour ne pas qu'un individu non autorisé ne tente de s'introduire dans l'enceinte de l'entreprise.

 

«On veut empêcher la relève, expliquait un des manifestants, mais sans faire perdre leur boulot aux travailleurs ni leur journée de travail.» Pourquoi Prolainat ? «Parce que c'est une entreprise qui fait travailler ses employés un jour férié, justifiait un autre des bloqueurs. C'est un brassage de capital énorme et on essaie de s'attaquer au capital.»

 

Une des prochaines actions dans le département pourrait être le blocage complet de la ville d'Auch, en empêchant l'accès à la circulation depuis les principaux ronds-points. Un rendez-vous quant à lui certain est prévu aujourd'hui, à midi, dans le parc du Conseil général. Pour une assemblée générale citoyenne.

 

Leur presse (Mélanie Moncassin,
Sud-Ouest), 2 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

Commenter cet article