Liberté de circulation : Deux procès Jeudi 13 janvier à Boulogne

Publié le par la Rédaction

Deux procès à Boulogne jeudi 13 janvier, 8h30

 

Jeudi 13 janvier au TGI de Boulogne, 8h30, deux procès.

 

— Greg, accusé d’outrage contre Bouchart et son conseiller le 14 juillet 2009. Il avait déjà été jugé en novembre et condamné à un mois de prison ferme. Mais le tribunal ne l’avait pas convoqué et le procès doit être refait… Il a un avocat parisien.

 

— J., Fr. et Ab., accusés d’avoir tagué les murs de Calais. Seule J. serait présente au procès. Ils auront une avocate calaisienne.

 

Si vous pouvez venez les soutenir en étant présents le 13 à Boulogne…

 

Mailing, 8 janvier 2011.

 

 

Colère des riverains face au nombre croissant de tags à Calais

 

De nouveaux tags sont apparus ce week-end sur les façades de Calaisiens. La Douane, le palais de Justice ont également été la cible de revendications. Entre colère, habitude, et dégoût : les victimes de ces inscriptions évoquent ce sujet.

 

Interrogée la semaine passée sur ces inscriptions, une militante No Border estimait que, «comme dans les manifestations, il y en a toujours qui s'écartent du troupeau…» Depuis novembre, ils sont en effet plusieurs à être sortis la nuit de la bergerie pour taguer les façades. Ces inscriptions sont cataloguées «No Border» et fleurissent un peu partout : «Soutien aux sans-papiers», «Liberté pour tous» Une cinquantaine en tout dans Calais. Trois ressortissants étrangers, qui se disent militants de ce mouvement anarchiste, ont été interpellés en flagrant délit récemment et doivent répondre de ces dégradations devant le tribunal de Boulogne. M. Timmerman, domicilié rue Seigneur-de-Gourdan, est invité à se porter partie civile : «Mon pignon, en quinze ans, en a déjà vu de toutes les couleurs, assure-t-il. Tous les partis politiques y sont passés ! Le mur a été repeint il y a six ans. En novembre, il a été tagué…» L'homme ne fait même plus attention. «Je pense à louer mon pignon pour l'occuper, avec une pancarte publicitaire pourquoi pas, histoire que ce mur ne soit plus sali de la sorte.» À l'angle de la rue du 11-Novembre et du boulevard Gambetta, M. Briez a refait sa façade l'an passé. «J'ai investi 7000 €. J'ai dû refaire toute la devanture pour améliorer, à la demande de la mairie, l'aspect visuel sur le boulevard Gambetta. Ça a tenu un peu plus de trois mois…» Trois lettres, EMC, sont apparues un matin. «Pas question que je refasse quoi que ce soit. J'ai prévenu les services de la mairie il y a quatre mois. J'attends des nouvelles.» Investir 7000 € pour trois mois, la pilule est difficile à avaler, «d'autant que je reste persuadé qu'ils ne pourront pas récupérer le mur. Il restera des traces.» Selon la mairie, ce nettoyage nécessite une intervention particulière et donc de moyens adaptés plus longs à obtenir.

 

C'est avec une «grande sévérité» que la majeure partie des personnes interrogées estime qu'il faut condamner les auteurs de ces dégradations : «Quand on passe des heures à peindre, quand on casse la tirelire pour améliorer son habitat et, au final, voir un tag réduire à néant nos efforts, c'est écœurant, No Border ou pas.»

 

Rares sont les auteurs de ces dégradations à être pris sur le fait. Trois d'entre eux sont convoqués le 13 janvier. Seront-ils présents ? Rembourseront-ils en cas de condamnation ? 

 

Leur presse (Laurent Renault,
La Voix du Nord), 4 janvier.

 


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