Tags à la manif parisienne du 16 octobre

Publié le par la Rédaction

Au sein du cortège «Contre l’exploitation Bloquons l’économie», à la manif du 16 octobre comme aux précédentes, plusieurs petits groupes se sont organisés pour diffuser des idées de différentes manières. Les diffusion de tracts et les slogans criés en font évidemment partis, mais il y a aussi la volonté de tenter de laisser une trace plus durable de notre passage dans la rue. Aussi, il y a de la colle et des affiches, des bombes de peinture et des pochoirs.

 

Bien qu’étant des pratiques simples et courantes, ces pratiques, et notamment les tags sur les murs sont illégales, et peuvent donc conduire à des arrestations et à des procès. C’est la raison pour laquelle il convient d’organiser les conditions pour les mener à bien en sécurité. Cette précision vaut pour tous ceux qui prennent sans gêne les tageurs en photo, comme pour ceux qui viennent remarquer que se masquer le visage c’est ne pas assumer ce qu’on fait.

 

Vers le métro Oberkampf, le cortège est déjà bien entouré de quelques civils qui surveillent depuis le trottoir. Certains prennent le temps de les repérer et de s’assurer que ce sont bien des flics (attention à ne pas pourrir quelqu’un par erreur). Le temps d’une réaction collective tarde un peu, et les civils confiants se sont carrément introduits dans le cortège. Finalement, plusieurs personnes commencent à entourer les civils aux cris de «Flics, porcs, assassins !» et autres insultes jusqu’à que ceux-ci s’éloignent. Il n’est pas question de crier victoire, car on peut supposer que la surveillance a continué à distance, et que d’autres civils ont relayé les premiers. Mais cette petite réaction pas trop risquée, répétée à chaque fois que nécessaire montre une hostilité envers ces porcs qu’on voudrait ne pas trop voir prendre la confiance.

 

Un peu plus libres, quelques personnes commencent à taguer par petits groupes compacts. Tandis que certains écrivent, d’autres surveillent et les protègent. Mis à part 2-3 personnes qui parlent de dégradation, les réactions sont plutôt bienveillantes, des tags sur une banque ou une préfecture de police semblent faire sens. Ce manège dure jusqu’à peu avant l’arrivée à Nation. Là, il semble qu’une vingtaine de flics en civils sont aux aguets sur les trottoirs, et qu’il est plus prudent d’en rester là aujourd’hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Indymedia Paris, 19 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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