Strasbourg : La solidarité s'organise

Publié le par la Rédaction

Hier, vendredi 22 octobre, directement suite aux évènements, une réunion débriefing a eu lieu à la fac, avec une soixantaine de camarades, afin d'auto-organiser la solidarité anti-répression et de  préparer les suites du mouvement.

 

D'ailleurs, en complément d'information du compte-rendu sur les évènements d'hier sur Strasbourg, nous pouvons rajouter qu'il y a eu une opération escargot sur le périphérique, provoquant des bouchons monstres ; le maintien de la grève reconductible à la raffinerie de Reichstett en proie à des licenciements de masse ; l'occupation du siège patronal (branche métallurgie du MEDEF) UIMM à Eckbolsheim par 80 salariés et étudiants ; le blocage de l'écluse de Fessenheim et de nombreuses péniches ; la libération de notre camarade CNT à 11 heures le matin après 20 heures de garde à vue sans aucune raison apparente.

 

Nous sommes tous bien conscients du contexte politique actuel en France, où la révolte sociale se pérennise. Ce contexte est celui de la guerre sociale de moyenne intensité, où la radicalisation des moyens d'action et le durcissement de la grève doit savoir riposter collectivement et solidairement aux stratégies très précises de répression d'État.

 

Dénoncer la répression ne suffit pas, il s'agit de s'y préparer. De la contrer. De la renverser.

 

2200 arrestations en France depuis le 12 octobre, occupation militarisée permanente de Lyon avec hélicoptères et GIPN, première intervention militaire à Marseille pour déblayer les amonts de déchets dûs à la grève des éboueurs, réquisition policière armée de la raffinerie Grandpuits entraînant quelques blessés graves évacués sur civière…

 

La répression s'abat, sans discernement, sans retenue. La répression est politique. Sarko le Tyran joue sa tête pour les élections, tandis que les centrales syndicales trahissent allègrement en appelant à deux journées d'actions nationales très espacées, à savoir les 28 octobre et 6 novembre, baissant ainsi la pression au lieu de la durcir, en sachant pertinemment l'enjeu des vacances de la Toussaint qui vont voir l'effervescence lycéenne décroître progressivement pour une dizaine de jours. Alors que 70% de la population est solidaire et sympathisante du mouvement social, la réforme des retraites a été adoptée au Sénat hier soir par 177 voix contre 153.

 

L'État nous déclare la guerre, à nous d'y prendre position, de l'assumer, et de nous préparer en conséquence.

 

D'ores et déjà, l'UNEF appelle à une journée d'action nationale mardi prochain 26 octobre, avec toujours une quinzaine de facs bloqués, une trentaine en grève et au moins 5 fermées administrativement, sans compter les milliers de lycées bloqués.

 

Autrement dit, le rapport de force entre dans une phase décisive et frontale.

 

Vis-à-vis de cela, nous créons sur Strasbourg une structure autogérée LEGAL TEAM avec pour principe la solidarité pour tous les moyens d'actions jugés justes et appropriés par les personnes en lutte.

 

Nous avons également mentionné la nécessité de créer une structure autogérée MEDICAL TEAM.

 

En tout cas sur Strasbourg, les lycées appellent au blocage général des bahuts dès le premier jour de rentrée.

 

Nous ne lâcherons rien,

LUCHA CONTINUA.

 

guitoto, samedi 23 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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