Soupe populaire et manif de nuit à Chambéry - 5 novembre

Publié le par la Rédaction

Chambéry : Soupe populaire, deuxième service

 

À l’initiative du collectif unitaire interpro et citoyen de Chambéry, une deuxième soupe populaire à été partagée vendredi 5 novembre. Comme celle du 27 octobre, elle s’est suivie d’une manif aux flambeaux, et ça à toujours autant la classe… surtout quand on est 100 de plus !

 

 

En effet, malgré l’acharnement des médias à endormir les masses, malgré les grèves qui se font moins massives (mais qui deviennent tournantes !), et malgré le futur abandon de la lutte par la direction de la Cfdt, nous ne lâchons rien, et nous sommes encore un peu plus nombreux à nous rencontrer, à échanger, à construire et à bloquer.

 

Pour les prochaines, nous avons envie de changer de quartier, de quitter le centre-ville bourgeois pour nous poser dans des lieux moins centraux, mais toujours aussi riches en rencontres. La soupe populaire aura donc lieu une fois par semaine, et alternera centre-ville et quartiers de misère (Mérande, Chambéry-le-Haut et Biollay, par exemple).

 

À la manif du 6 novembre

 

Nous le voyons bien, ce mouvement est tisseur de lien social. Le collectif nous a fait nous rencontrer, et pendant cette soirée nous marchions côte-à-côte ; nous, salarié-e-s et précaires, punks à chien et retraité-e-s, vieilleux lascard-e-s et jeunes étudiant-e-s, etc. Nous voulons aller encore plus loin dans la solidarité. Depuis quelque temps, des habitant-e-s de quartiers-enclaves nous manifestent leur soutien, mais ne peuvent pas forcément se déplacer à notre rencontre en centre-ville, par manque de temps libre, d’argent, de transport, etc. On ressent ici toujours plus l’effet pervers des urbanismes faits pour que les habitants des banlieues restent chez eux (séparation par des voies rapides/chemins de fers, par la distance, ou par une zone industrielle commerciale, accès par véhicule volontairement limité à une ou deux grandes routes, etc.). En gros, à pied, laisse tomber, trop chiant. Alors c’est la soupe qui va se déplacer !

 

Une autre volonté, exprimée en AG, est de faire se rencontrer la jeunesse qui répond violemment à la répression avec celleux qui ont peur des «vilains casseurs».

 

Parce que l’on ne fera pas éternellement l’économie d’un débat là-dessus. Parce que cela est représentatif du fossé d’incompréhension entre les générations, et que c’est maintenant que nous avons, enfin, l’opportunité de nous parler. Parce que tant qu’il y aura des flics qui gazent, il y aura des cailloux qui volent.

 

Pour cela, des soupes et des manifs de nuit donc, mais aussi un futur déplacement ponctuel des AGs du collectif, pour que tout le monde puisse venir de temps en temps. Promis, on vous tient au courant !

 

Partage des richesses, partage du temps d’travail, ou alors ça vas péter !

 

Blog du collectif : www.chambeenlutte.lautre.net/

 

Indymedia Grenoble, 7 novembre 2010.

 

 

Publié dans Colère ouvrière

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