Solidarité Vincennes partout !

Publié le par la Rédaction



Paris : Balade du vendredi, en solidarité avec les inculpés du centre de rétention de Vincennes


Un récit de la manif-balade du samedi 23 janvier a été publié dans les Brèves du désordre de Cette semaine mais aucun récit de la balade de la veille (vendredi 22) n’a encore été publié.
Voilà vite fait :

Dans l’après-midi, près d’une quarantaine de personnes se sont retrouvées derrière une banderole «Fermeture des centres de rétention», sans qu’aucun appel public n’ait été lancé, dans le 13e arrondissement de Paris, pour une petite balade offensive…

Pendant environ une heure, la balade a traversé plusieurs rues du 13e, criant joyeusement des slogans hostiles aux centres de rétention et à l’enfermement en général, affirmant la liberté pour tous, avec ou sans papiers.

Des dizaines d’affiches appelant à la solidarité avec les inculpés du centre de rétention de Vincennes ont été collées, de nombreux tags ont été faits à la bombe de peinture et au marqueur, sur les mêmes thématiques (solidarité avec les sans-papiers, contre les centres de rétention et toutes les prisons, etc.).

Au bout d’un moment, la flicaille a commencé à rappliquer, une, puis deux, puis trois voitures, ça commençait à devenir de moins en moins simple de continuer, la balade a donc traversé l’université de Tolbiac - Paris I pour ressortir de l’autre côté et finir par se disperser dans le métro, après avoir traversé une galerie commerciale en continuant de crier des slogans (effet garanti).

Aucun contrôle d’identité, aucune interpellation. Tout cela s’est déroulé bien sûr dans le cadre de la semaine de solidarité avec les sans-papiers qui passent en procès les 25, 26 et 27 janvier 2010 au TGI de Paris (métro Cité).

Indymedia Grenoble, 25 janvier 2010.


Angers : Solidarité avec les inculpés de Vincennes ?

Depuis quelques jours à Angers, il y a des affiches en solidarité avec les inculpés de la révolte de Vincennes ainsi que contre les centres de rétention, les frontières et les prisons qui pullulent. on en trouve sur les poteaux, les murs, des vitrines de magasins plus ou moins vides. Il y en a même qui ont été mises sur les vitres des locaux de Bouygues Immobilier.

Plusieurs rumeurs courent sur ça. La première raconte que ces colleurs ont trop inhalé des vapeurs de colle et qu’ils ont confondu la vitrine avec un panneau d’affichage libre.

L’autre rumeur dit que c’était qu’une petite action dans le cadre de la solidarité avec les inculpés de Vincennes dirigés contre une des boîtes qui contruit et gère des taules et centres de rétention.

Va savoir laquelle est la bonne.

Indymedia Nantes, 24 janvier.


Grenoble : Solidarité avec les inculpés de Vincennes

En solidarité avec les inculpés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes, le palais de justice de Grenoble a été recouvert de peinture rouge, et du tag «Le palais de justice enterre nos révoltes, enterrons-le», dans la nuit de jeudi.

Indymedia Grenoble, 23 janvier.




Incendie du CRA de Vincennes : dix personnes jugées à partir de lundi

Dix personnes en situation irrégulière doivent être jugées, de lundi à mercredi, devant le tribunal correctionnel de Paris pour l’incendie du Centre de rétention administrative (CRA) de Vincennes le 21 juin 2008.

Devant la 16e chambre correctionnelle du tribunal, elles devront répondre de leur implication présumée dans cet incendie et du saccage du plus grand CRA de France. Elles nient toute participation à l
incendie. Mais selon lordonnance de renvoi, la vidéo-surveillance montre certains prévenus pénétrer dans une chambre où avaient été entassés des matelas et des draps ainsi que lun dentre eux entrer avec un torchon enflammé.

Ces dix étrangers originaires d
Afrique noire et du Maghreb ont été renvoyés par le juge dinstruction Alain Nguyen, qui a suivi le réquisitoire du parquet, pour «destruction de biens par incendie» et «violence volontaire sur agent de la force publique». Lun dentre eux est actuellement détenu alors que deux autres sont sous mandat darrêt.

L
incendie du CRA serait lié à une manifestation de protestation organisée au lendemain du décès dans sa chambre dun Tunisien de 41 ans qui était en rétention.

À la suite de sa mort, «un sentiment de colère est né chez certains retenus car ils accusaient l
administration du centre de rétention administrative de Vincennes» dêtre à lorigine du décès, selon lordonnance de renvoi. «Ce sentiment a été exploité par certains des retenus et sest transformé en émeute le lendemain du décès, aboutissant à la destruction par incendie du CRA», est-il écrit.

Cet incendie avait créé une polémique à la suite des propos du porte-parole de l
UMP Frédéric Lefebvre qui avait accusé les «collectifs type RESF» de «provocations» aux abords de ces centres. «Cest le coup classique du pyromane qui crie au feu et dénonce des innocents», avait répondu le collectif Réseau éducation sans frontières.

Leur presse (AP), 24 janvier.



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