Soirée concert contre le nationalisme samedi 13 février à la Plume Noire - Lyon

Publié le par la Rédaction

Identité nationale ? Non merci ! Soirée contre le nationalisme

La CGA-Lyon vous invite à une soirée festive le 13 février. Contre l’identité nationale, contre les nationalismes.

Samedi 13 février
À partir de 18h : Repas international (Chorba prévue, chacun peut en plus amener son plat)
À 20h30 : Concert avec le groupe «Dialek» (musique Gnawa)
Prix libre en soutien à nos luttes
À la Plume Noire, 19 rue Pierre-Blanc, Lyon 1er.

Vive la solidarité internationale entre exploité-e-s !


L’identité nationale : masquer les vrais problèmes, diviser pour mieux régner

La crise capitaliste continue de faire rage. Pendant que nous nous appauvrissons (licenciements, chômage, gel des salaires, suppression des primes, augmentations des cadences de travail…), la bourgeoisie continue de se gaver :
Banques renflouées avec l’argent public, donc celui des travailleurs et des travailleuses ;
Bonus exceptionnels pour les traders ;
Dividendes pour les actionnaires ;
Exonération fiscale et casse des services public, avec pour conséquence la hausse des prix, l’accroissement des difficultés d’accès à la santé, à l’éducation et aux transports pour les prolétaires.

À partir de mars, c’est plus d’un millions de chômeurs et chômeuses qui arriveront en fin de droit. Moins de 160'000 toucheront l’allocation spécifique de solidarité. Les attaques contre la sécurité sociale et notamment la branche assurance chômage ont fait leur œuvre : baisse de l’indemnisation, politique de radition visant à manipuler les chiffres du chômage tout en compensant les exonérations de cotisations patronales sur le dos des chômeurs. À la mi-mars, c’est aussi la fin de la trêve d’hiver, et nous savons que l’appauvrissement généralisé combiné à la hausse des loyers lié à la spéculation immobilière capitaliste, vont jeter des centaines de milliers de personnes à la rue, à cause des expulsions pour impayés.

L’«identité nationale» : Diviser pour mieux régner, pour mieux exploiter

Alors que les difficultés augmentent pour nombre des travailleuses et travailleurs, en activité ou au chômage, pour boucler les fin de mois, pour conserver un toit et des conditions de vie décentes, l’État en bon serviteur du capitalisme poursuit sa politique de division et de diversion.

C’est l’objectif du débat sur l’«identité nationale», défouloir raciste, qui vise à réactiver le discours nationaliste, afin de diviser les travailleuses et les travailleurs, de substituer à l’affrontement de classe un affrontement entre travailleurs et travailleuses divisées par le pouvoir selon leur couleur de peau, leur religion, leur nationalité… Chaque fois que les travailleuses et les travailleurs s’affrontent entre eux, la bourgeoisie et l’État se frottent les mains, car elles peuvent continuer de plus belle leur œuvre d’appauvrissement, d’exploitation et de domination.

L’«identité nationale», fiction raciste, ne nourrit pas. Elle n’assure pas un logement, ni des conditions d’existence correctes. Bien au contraire, elle fait le jeu des patrons, visant à faire croire que le problème ce sont les autres travailleuses et travailleurs, définis comme étrangers par l’État, qu’ils aient d’ailleurs ou non la nationalité française. C’est au contraire ensemble, travailleuses et travailleurs avec ou sans emploi, du public ou du privé, quelle que soit notre nationalité, que nous devons nous battre contre la politique d’appauvrissement menée par le capitalisme et l’État, pour une société sans classe et sans État, gérée par les productrices et producteurs, sans division fondée sur la fiction de la «nationalité». Une société où la production vise à satisfaire nos besoins et non entretenir notre exploitation pour le profit d’une minorité de capitalistes.

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