SO, Condés : Même combat

Publié le par la Rédaction

Agressions de jeunes par le SO de la CGT

 

SO CGT, CONDÉS MÊME COMBAT !!

 

Au cours de la manifestation de ce mardi 19 octobre à Paris, le SO de la CGT qui (ce n’est plus un secret pour personne) collabore avec les flics, a commis de nouvelles violences à l’encontre de jeunes manifestants qui défilaient joyeusement et bruyamment en brûlant quelques fumigènes. Il semble évident que la couleur de peau a été déterminante dans le choix des jeunes frappés. Nous avons assisté à un déchaînement haineux de violence (coups de matraques, gaz lacrymogène). Beaucoup de jeunes très choqués n’y comprenaient plus rien : «On n’a rien fait, pourquoi la police fait ça ?» C’est vrai qu’on s’y perd… Nous avons encerclé le service d’ordre pour tenter de le calmer, celui-ci a riposté immédiatement à coups de matraques et de gaz. Ceux-ci très vite rejoint par les keufs en civil, vraisemblablement satisfaits qu’on leur facilite ainsi le «travail». Nous n’avons pas observé d’arrestations mais impossible de garantir que le SO n’a pas livré de gamins à la police. On parle beaucoup de la soi disant violence «gratuite des casseurs» mais peu de celles des flics (plusieurs blessés graves lors des manifs et blocages, nombreuses arrestations, GAV…) et du SO CGT racistes et complices.

 

Des manifestants grévistes 
Indymedia Paris, 19 octobre 2010.

 

 

Le Service d’ordre UNEF contrôle les lycéens, étudiants et journalistes

 

Aujourd’hui, mardi 19 octobre 2010, à Paris pendant la manif, on a pu voir l’intervention d’un nouveau Service d’ordre, estampillé UNEF principalement, encadrer, canaliser, diriger… molester et censurer, lycéens, étudiants et… journalistes.

 

Vers 14 heures, à la jonction de la rue Coypel et de l’avenue des Gobelins, plusieurs groupes de lycéens et étudiants se présentent ; le nouveau service d’ordre les oriente vers le cortège «Jeunes» ; les fait attendre et avancer à son gré… (alors que le trottoir est parfaitement libre pour descendre le long de l’avenue). Le groupe des étudiants de Paris 1 est là ; il ne l’entend pas de cette oreille, et veut avancer ; le SO — des jeunes gens d’une vingtaine d’année, BCBG, arrivent en groupe pour mater la révolte, et bousculent les étudiants qui ne veulent pas se laisser prendre à ce jeu d’autorité… C’est là qu’un journaliste qui opérait avec sa caméra depuis un moment, se met à filmer l’action : le SO UNEF qui castagne les étudiants, et ceux-ci tentant, sans réussite, de passer. Une fille du SO le repère et lui interdit aussitôt de filmer… Le journaliste veut continuer, alors elle étend son bras vers le haut, et bouche de sa main la caméra, pourtant grande et en hauteur (le journaliste est perché sur un plot en béton juste au-dessus de l’action)… Un camarade intervient en soutien du journaliste en criant : «Liberté pour les journalistes !» Il est aussitôt bousculé par un des SO UNEF… Le journaliste ne pourra plus opérer face à la véhémence de la fille UNEF aidée de ses acolytes…

 

Voilà comment les lycéens, étudiants et même journalistes !!! sont entourés, maintenant. La paranoïa des «casseurs» est passée par là ; vieille astuce de Mai 68, que le pouvoir, déjà, brandissait pour inciter les foules à la soumission ! À noter que ce SO UNEF est réapparu dans ses tristes œuvres, un peu plus tard, vers 18 heures, au bout du boulevard Montparnasse,à hauteur de l’église, dégageant agressivement les manifestants qui voulaient se mêler aux lycéens et étudiants ; dictant, tels des maîtres, qui doit aller avec qui, qui doit faire quoi, et qui dirige et qui obéit !!!

 

Souhaitons que lycéens et étudiants ne tombent pas dans ce piège sécuritaire et totalitaire, que leut tend aujourd’hui, une partie des organisations, sous peine de payer du prix le plus cher… leur liberté… cette soumission aux ordres de maîtres qui cherchent leurs nouveaux esclaves.

 

Rimbe
 Indymedia Paris, 19 octobre.


 

Tous les uniformes ne sont pas bleus… 2e épisode : Merci qui ? Merci la CGT !

Témoignage. Si vous avez d’autres détails, n’hésitez pas à compléter

 

Aujourd’hui mardi 19 octobre 2010, Nous sommes dans le cortège étudiant unitaire, avec le PS juste devant nous. Quelques slogans dérisoires fusent : «Socialos, on vous voit pas souvent, mais bon là, on est contents», et autres trucs du même style. L’ambiance est bon enfant malgré les socialos qui tirent la tronche. De petits attroupements de lycéens circulent dans les cortèges étudiants et lycéens, et juste à côté de nous.

 

Il est environ 15 heures, et nous sommes à hauteur de la Société Générale, en face du métro Gobelins, ligne 7.

 

Nous voyons alors une petite bousculade et comprenons qu’il y a eu une sorte de chahut entre quelques lycéens. Certains parlent d’une baston pourrie, d’autres d’une tentative minable de dépouille. Rien de bien méchant, mais en curieux quand même, nous nous rapprochons. C’est là que nous voyons le SO de la CGT, qui était à proximité, débouler et s’improviser justiciers comme ils savent le faire : en chargeant tout ce bouge et en cognant.

 

Soyons clairs, quelques minutes plus tard, les jeunes des lycées nous diront : «Ils nous ont tous chargé comme ça, d’un coup, sans distinction : ils ont foncé sur nous et nous ont éclaté !» S’en suit une bousculade, le SO CGT matraque à tout va, panique, mouvement de foule, les gens se piétinent et plusieurs personnes tombent à terre, dont une lycéenne en pleurs, qui n’arrive plus à se relever. On fait de la place pour la laisser respirer, et là : vient la colère.

 

Le SO CGT, environ une vingtaine (peut-être plus), tous grands avec leurs brassards rouges et leurs autocollants CGT, armés de barres en bois et de téléscopiques, ainsi que de lacrymogènes dites «familiales» (grand modèle), est désormais regroupé en bloc compact devant la Société Générale. Les insultes fusent, des étudiants, lycéens, et même des syndiqués leur demandent pourquoi ils ont fait ça, l’air ébahi et en leur montrant les gens tombés par terre et les lycéens qui pour certains cherchent encore à comprendre ce qui s’est passé. Aucune réponse. Seulement des insultes de leur part, des doigts d’honneur. La foule commence à s’énerver, plusieurs personnes leur crachent dessus et un groupe commence à gueuler «SOCIAL-TRAITRES ! SOCIAL-TRAITRES» en les pointant du doigt. Quelques canettes de bière leur volent dessus. Plusieurs personnes leur hurlent dessus. Certains lycéens remontés s’énèrvent : «Il faut les défoncer ! Ils nous ont tapé sans raison, c’est des oufs !»

 

Sentant la pression monter, le SO sort les gazeuses et allume encore la foule en se frayant un chemin à coups de barres de bois et de matraques et disparaît dans la panique pour rejoindre leur cortège… Une vieille dame dira : «Ça fait 40 ans que ça dure. Les flics devraient leur filer un salaire, au moins ce serait plus clair.»

 

Quelques minutes plus tard, des lycéennes d’un lycée en banlieue (je ne sais plus où) iront expliquer à une journaliste et sa caméra : «On s’est fait tapées et gazées pour rien par leur SO. C’est déjà les mêmes qui avaient expulsés les sans-papiers de la Bourse du travail. Merci le PS, merci la CGT, merci la bourgeoisie.» Un autre s’esclaffe : «Ils nous ont tapé parce qu’on ressemble pas à des petits blancs parisiens : c’est des racistes madame !» «Vous allez les diffuser ces images là ?»

 

Les yeux qui piquent nous regagnons notre cortège en pestant. Pour la première fois de ma vie, je me suis fait gazé par autre chose que des flics : quelle différence ?

 

En effet, tout les uniformes ne sont pas bleus. Et le SO de la CGT devra finir par rendre des comptes…

 

Une phrase qui m’a choqué : alors que ces gros bouffons venaient de matraquer des lycéens (vous savez, les futurs prol qu’on destine à crever au boulot), un gars en colère s’adresse à eux : «Vous frappez des gens qui sont de la même classe que vous. Vous êtes des ennemis. Vous agissez contre le prolétariat.» Un vieux du SO, hargneux, lui rétorque : «Ta gueule ! Tu sais même pas ce que c’est que le prolétariat !» On dirait une réplique de film. Malheureusement, c’était cette après-midi en pleine manif parisienne.

 

Un ex-étudiant, «demandeur d’emploi» comme on dit,
et gréviste, accessoirement
Indymedia Paris, 19 octobr.

 


Publié dans Colère ouvrière

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Jean 22/10/2010 01:08



Moi et mon amis de mon lycée ont c'est fait agressaient sans raison par ces hommes aux "brassard rouge" don j'ignorais leur rôle jusqu'à ce jour.


Ce qui ma énerver c'est qu'ils nous ont charger avec haine sans raison,  (peut du a notre couleurs de peau ) puis s'en vont comme si il venaient d'accomplir leur devoirs...pfff