Sabotages pour les transports gratuits à Bruxelles

Publié le par la Rédaction

Bruxelles : Les portillons déjà saccagés

La Stib déplore un lourd vandalisme alors que le système n’est pas encore actif. Mais elle avait prévu le coup.

Les portiques — ou portillons — automatiques de la Stib n’ont pas encore freiné leur premier contrevenant qu’ils sont déjà la cible de vandales de tous poils.

«Nous avons remarqué que le problème avait pris une ampleur certaine au courant du mois dernier», note le porte-parole de la Stib, Jean-Pierre Alvin. «Mais il est concentré sur deux ou trois stations. Nous avons du remplacer une demi-douzaine de vitres au total», précise encore le porte-parole de la société des transports intercommunaux.

Une autre source interne, mais non officielle, de la Stib estime que «la réalité est pire» que ce qu’annonce la voix officielle. «Les stations Pannenhuis, Stockel, Kraainem, Gare de l’Ouest, Ribeaucourt et j’en passe ont été vandalisées. Dans certaines d’entre elles, les vandales ont saccagé l’ensemble du dispositif. Nous avons dû tout remplacer. Ce phénomène a démarré voici deux ou trois mois.»

La direction de la Stib avait évidemment prévu ce type de dégradations. Dans sa commande, elle avait d’ailleurs prévu un stock de matériel supplémentaire. «Quasi 100% du matériel», avance notre Stibien. Ce chiffre est infirmé par un autre responsable de l’entreprise publique, qui rappelle que la Stib s’attendait à du vandalisme.

Elle s’est d’ailleurs référée à une étude menée dans le métro lyonnais. «À Lyon, ils ont constaté que leurs portiques étaient vandalisés, en moyenne, dans les six mois de leur installation. Voire un an pour certaines stations plus sensibles. Une fois ce cap passé, le vandalisme diminuait largement, voire disparaissait.»

Rassurant ? Bof. La Stib ne compte néanmoins pas laisser filer les auteurs de ces actes de vandalisme gratuit. «Nos caméras ont filmé quasiment tous les incidents», prévient Jean-Pierre Alvin. «On y reconnaît très clairement les vandales. Toutes ces données ont été transmises à la police fédérale du métro, qui mène son enquête.»

Les amendes risquent d’être très salées, la Stib fera systématiquement payer le rééquipement des stations abîmées à son auteur.

Leur presse (Mathieu Ladevèze,
La Dernière Heure), 16 mars 2010.


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