S'unir, se battre, ne rien lâcher

Publié le par la Rédaction

 

 

Comme chaque année, nous brandissons l’étendard d’un 1er-Mai de combat :

Un 1er Mai de combat contre la liquidation sociale menée par un gouvernement pour qui «modernité et réforme» sont synonymes de destructions des conquêtes sociales et des droits d’un siècle de luttes ;
Un 1er Mai de combat contre une vie politique gangrenée par un cynisme ouvertement assumé tant dans la chasse aux sans-papiers, que dans les mots et les discours d’une droite qui puise ses «valeurs» dans l’une des époques les plus nauséabondes de l’histoire de France ;
Un 1er Mai de combat, enfin, pour briser les discours définitifs qui balaient toute alternative à un monde où l’Homme est au service de l’économie pour le seul profit d’une minorité de nantis. Car la crise n’a rien changé, pire, les financiers et leurs fidèles porte-flingue que sont les politiques, ont réussi le tour de force de collectiviser les pertes des Bourses pour, ensuite, mieux en privatiser les bénéfices.


Multiplication des luttes


Malgré la régression de nos droits et de nos libertés, malgré la répression (arrestations et gardes à vue à toutes les manifestations) érigées en pratique de gouvernement, la paix sociale est une chimère et les grèves que l’on ne «devait plus voir» se sont multipliées : grève des ouvriers de Sodimatex, prêts à faire sauter la boutique pour arracher quelques euros ; grève des cheminots de la SNCF (vous savez, la grève dont on ne parle pas ou peu dans les médias), etc.


Convergence et unité pour un syndicalisme de lutte des classes


Lannée dernière, le grand mouvement de lutte contre la privatisation des universités, organisé en coordination, a réussi à faire le lien avec les lycéens et les enseignants du primaire et du secondaire. Le slogan «de la maternelle à luniversité» est devenu réalité. Il s’en est fallu de peu pour que les personnels de la santé, confrontés à une même privatisation, les rejoignent. Les sans-papiers quant à eux, ont remporté des victoires en faisant converger leurs multiples points de lutte, dans des restaurants, sur des chantiers, dans les entreprises de nettoyage. Les ouvriers de Continental, appuyés par un front syndical large, ont fait infléchir un verdict inique à leur encontre.


Ces luttes, menées par la base, sont la clé dune nouvelle donne syndicale : elles construisent lunité nécessaire avec lénergie et la détermination qui nous permettent de renouer avec la victoire. Les stériles querelles de chapelle désespèrent et démobilisent les travailleurs. Il est urgent de favoriser de nouvelles pratiques : détournement des moyens de production, créations de coopératives … et ce faisant, rappeller chaque jour lactualité brûlante de la lutte des classes.


Pour les retraites, pas de retraite


À la veille de la grande bataille pour la défense des retraites, la passivité des instances des centrales syndicales laisse présager le pire. Il faudra se souvenir des journées d’action qui ne mènent à rien, des grèves d’un jour non reconduites sans autre effet que la perte de salaire, des manifestations en ordre dispersé qui nous divisent. Cette stratégie n’a conduit, année après année, qu’à la capitulation.


Face à la propagande actuelle sur «l’indispensable réforme» du système par répartition et les terribles déficits publics, le constat est simple : des profits colossaux sont faits par les entreprises, et cet argent, fruit du travail des salariés, se concentre dans les mains de quelques-uns… Imposons qu’il soit redistribué égalitairement et faisons en sorte que les progrès technologiques et la hausse de la productivité nous permettent à tous de travailler moins et autrement.


L’augmentation significative des salaires devient une urgence sociale et politique. Alors que les profits s’accumulent toujours pour les plus riches, que les loyers augmentent, que les soins sont de moins en moins remboursés et que les conditions de l’inflation des prix sont réunies, les salaires stagnent. Le but principal est que les bas salaires restent au plus bas et pour longtemps : environ 1 salarié sur 5 est payé au Smic et n’a aucune chance de voir évoluer son salaire, les patrons pratiquant ce niveau de salaire étant exonérés de charges sociales par l’État. Ce qui représente environ 24 milliards d’euros d’exonérations. Au regard de ce qui manque dans les caisses de retraite, cela fait rêver. Pour améliorer les salaires, il faut revendiquer auprès des employeurs et faire pression sur l’État pour que ce palace fiscal soit restitué. L’augmentation des salaires permet de mieux vivre tout de suite, de réalimenter les caisses sociales et de commencer à récupérer ce que les patrons et les actionnaires détournent au détriment des salariés.


Face à un patronat et un État de combat, avant de négocier et de quémander, créons le rapport de force qui nous permettra de discuter sur un pied d’égalité. Notre force est notre nombre et notre capacité à bloquer la production : construisons la grève générale reconductible public-privé, seule stratégie susceptible d’arrêter le rouleau compresseur et de renverser la vapeur.


Pour un 1er Mai de combat, encore et toujours !

Tous ensemble à la manifestation

Rendez-vous à 10h00 Place Jean Robert

(Nîmes - Centre des impôts Saintenac)

 

Tract CNT-Solidaires Gard.

 


Publié dans Colère ouvrière

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A.D. 29/04/2010 21:41



"Imposons qu’il soit redistribué égalitairement et faisons en sorte que les progrès technologiques et la hausse de la
productivité nous permettent à tous de travailler moins et autrement."


Redistribution, progrès technologiques, hausse de la productivité, travailler moins et autrement...Tout cela est sidérant
:


Le capitalisme est un mode de production, pas de distrubution plus ou moins juste


Le progrès technologique n'existe que pour et par ce mode de production


Passons sur les affriolantes hausses de productivité...(la langue des patrons) mais retenons travailler TOUS( partage et
redistribution) mais, ô joie! moins et autrement, je supposais que l'affaire consistait à abolir le travail, et c'est n l'abolissant qu'on l'abolit.
Abat l'affirmation du travail, de la classe


Vive l'autonégation prolétarienne, fin des haricots de la société de classe..



« L'honneur perdu du travail : Le
socialisme des producteurs comme impossibilité logique », par Robert Kurz.




A.D. 29/04/2010 21:29



"...le rapport de force qui nous permettra de discuter sur un pied d’égalité. Notre force est notre nombre et
notre capacité..."


discuter sur un pied d'égalité ?


Mais quelle égalité? Celle des citoyens politiques, sinon, je ne vois pas...Egalité entre patron(e)s et
salarié(e)s que CNT explique en quoi cela consiste.


Quoi à discuter, à débattre avec mes chefs et mes "maîtres", quoi à ne rien céder puisque tout dès lors a été
céder ?
Assez de politique, de débats, d'égalité et de défense, assez d'union et de large front syndical, du gradualisme régressif, des retraites à préserver, de services publics à défendre...Une
véritable plaie cette manie de "défendre", des acquis, etc...Dans l'horizon de l'ontologie du travail, aucun socialisme n'est possible.
(Critique radicale de la valeur : R. KURZ)