S'ils commencent à compter, c'est qu'on commence à gagner !

Publié le par la Rédaction

Ces derniers jours le Medef et le patronat en général se sont mis à estimer le coût de la grève. On apprend ainsi que chaque journée du mouvement actuel coûterait entre 100 et 200 millions d’euros de manque à gagner. Un communiqué de l’organisation patronale est même sorti. Il fait le décompte des pertes et se termine par un appel aux entreprises à être indulgentes les unes envers les autres. À l’heure du capitalisme triomphant, on croit rêver !

 

En tous cas ceci nous montre une chose : on tape enfin là où ça leur fait mal : au porte-monnaie !

 

Tant qu’il n’y avait que des manifestations sporadiques, le patronat ne comptait pas les manifestants. Maintenant que les salariés bloquent les flux économiques, ils commencent à craindre pour leurs finances.

 

La CNT appelle donc tous les syndicalistes et tous les militants à organiser, à poursuivre et à multiplier les actions de blocages partout où sont produites les richesses.

 

C’est maintenant que nous pouvons gagner : d’une part en faisant de ce jeudi 28 octobre une journée de grève et de manifestation d’ampleur, qui montrera que le mouvement social ne s’essouffle ni dans la rue, ni dans les aspirations du peuple à défendre sa retraite et à se battre pour un véritable partage des richesses. Mais nous gagnerons surtout en prolongeant la marche sociale amorcée : en organisant des assemblées générales pour construire la suite, en décidant de reconduire la grève, en décidant des actions de blocages, en décidant de mettre en place des caisses de grève afin de poursuivre plus longtemps ce mouvement social.

 

Nous sommes en plein rapport de force entre deux classes. Il est temps de mettre en œuvre tous les outils du syndicalisme : la grève est le plus efficace de tous, continuons à défendre sa nécessité et à la mettre en place partout où c'est possible !

 

La victoire est à notre portée, une victoire retentissante des oppressés sur les possédants. Une victoire qui en appellera d’autres. Nous ne pouvons plus reculer. Depuis des années nous n'avons pas eu un rapport de forces aussi favorable, il serait irresponsable pour le mouvement social tout entier de faire machine arrière.

 

C’est maintenant que tout se joue pour :

— La retraite à taux plein à 60 ans pour tous et à 55 ans pour les salarié.e.s ayant effectué des travaux pénibles, 
— Le retour aux 37,5 annuités public-privé, 
— L’indexation des pensions sur les salaires, 
— La garantie d’un taux de remplacement de 75% du salaire brut (calcul sur la base des 6 derniers mois), 
— Pas de pensions inférieures au smic (réévalué à la hausse), 
— Le refus des retraites par capitalisation, 
— La gestion des organismes de solidarité par les salarié.e.s eux-mêmes, 
— La hausse des salaires, induisant automatiquement une augmentation des cotisations.

 

De l’argent il y en a dans les poches du patronat,

partage des richesses !

 

CNT, 27 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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