Rouen : Un foot de soutien à Villiers-le-Bel saboté par la police

Publié le par la Rédaction

9-0 pour les bleus, 4 heures de troisième mi-temps

 

Le foot de soutien aux inculpés de Villiers-le-Bel prévu le 23 juin à Rouen a été écourté par 4 camions, les bleus très mauvais joueurs ont investis le terrain (un peu rudement) pour «en savoir plus» sur la composition de l’équipe adverse. De nombreux cartons rouges furent distribués, suivis de neufs expulsions. Tout s’est terminé dans les vestiaires des bleus. Il semblerait qu’une certaine banderole avec écrit «allez les bleus» n’ait pas été appréciée.


Déjà le 19 mai dernier, à Rouen, on menaçait d’interdire le concert de soutien. Peut-on parler simplement de répression alors que tout est planifié et déjà écrit dans certains manuels : «Il est aussi légitime de considérer comme un fait de défense [nationale] la patrouille effectuée par un mirage IV des forces aériennes stratégiques que l’arrestation lors d’une manifestation d’un casseur par des policiers en civil» disait François Dieu, un stratège contemporain.

La riposte est claire : à chaque événement susceptible de lier des fronts, des désirs, des rencontres pouvant se transformer en puissance capable de brouiller la répartition des identités entre «gentils gauchistes de centre-ville» et «barbares des banlieues», soit on accepte d’être encadré par des flics, tout reste à sa place ; la racaille part et le citoyen reste, soit l’événement déborde et les deux s’avèrent être plus complices que l’on aimerait nous les vendre.

Tout ceci n’empêchera jamais de continuer à faire vivre cette complicité, ce besoin de se retrouver que rien n’arrêtera. D’autres événements, lieux et moments y appelleront, c’est une certitude, et la flicaille ne pourra la reporter éternellement. Et pour preuve :

Soutien inconditionnel aux inculpés de Villiers-le-Bel !

 

Indymedia Paris, 25 juin 2010.

 


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