Rouen : Manif, pétards, pneus, Medef, flics...

Publié le par la Rédaction

Aujourd’hui, à Rouen, avait lieu la grande manif matinale contre la réforme des retraites. Énormément de monde (75'000 personnes selon les syndicats).

 

Nouveauté : les étudiants (plusieurs dizaines) et les lycéens (plusieurs centaines) formaient un cortège (très animé). Chants, sauts, feux dartifices. Sur leur passage, les banques et agences dintérim ont reçu dinnombrables jets d’œufs, de pétards, de poubelles.

 

Au carrefour de la rue J. dArc, quelques pneus avaient été enflammés : le brasier formait une colonne de fumée que lon pouvait apercevoir de très loin.

 

La manif se terminait sur les quais, face à la préfecture. La tribune syndicale, les saucisses et le point de dispersion se tenaient à quelques centaines de mètres seulement du Medef.

 

Les ouvriers de la CGT Renault-Cléon ont les premiers décidés daller dans cette direction, suivis par quelques centaines de personnes. Les gendarmes mobiles formaient un barrage un peu plus loin. Les manifestants sy sont frottés quelques minutes : coups de pieds contre gazeuse à main. Finalement tout ce beau monde a rebroussé chemin.

 

Mais dautres rendez-vous sont déjà donnés pour demain… puisque la grève est reconductible.

 

La veille, à luniversité, les étudiants avaient perturbés les cours afin que se tienne une AG. La présidence avait engagé quelques vigiles pour empêcher le blocage. Ils défonçaient les cadenas que les étudiants posaient sur les portes.

 

Malgré tout une assemblée de 400-500 personnes a eu lieu. A été évoquée principalement la nécessité de ne pas se contenter de la grève étudiante mais de bloquer effectivement léconomie. Des cheminots ont pris la parole aussi en ce sens.

 

À la fin, laissant les syndicalistes voter tous seuls dans leur coin, ce quil restait de lAG est descendu en ville en manif sauvage, bloquant les voies de bus. Arrivés à la radio locale ils ont exigé de pouvoir prendre la parole, pour annoncer que désormais il faudrait compter sur eux.

 

À bientôt.

 

Indymedia Nantes, 12 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

Commenter cet article