Rouen : 24 heures de blocages et manifs en tout genre

Publié le par la Rédaction

Désormais, tous les jours à 11h devant la préfecture, les différents secteurs en lutte se retrouvent pour organiser des actions de blocage.

 

Mercredi 13, le rassemblement s'est transformé en manifestation qui a bloqué successivement (et brièvement) deux ponts.

 

L'après-midi, quelque 200 personnes (cheminots, postiers, hospitaliers, électriciens, étudiants, profs, etc.) ont bloqué pendant une heure la zone industrielle est.

 

Jeudi 14, à 5h le centre de tri postal a été bloqué pendant plus de deux heures, afin d'empêcher les camions d'aller distribuer le courrier aux bureaux. Des étudiants et des cheminots étaient venus soutenir les postiers en lutte.

 

À 11h le rassemblement interpro a été écourté par l'arrivée massive de lycéens. Plusieurs lycées ont été bloqués le matin. Sur l'un d'entre eux la police est intervenue, procédant à des arrestations.

 

À ce rassemblement est décidé de partir en cortège pour aller perturber la diffusion en direct d'Europe 1 (délocalisée à Rouen), afin de prendre la parole à l'antenne.

 

Le cortège hétéroclite est invité à suivre le camion de la CGT vers la place de la Pucelle (où se tient le chapiteau d'Europe 1), qui s'avère être protégée par de nombreux CRS. Une fois la place en vue une partie des lycéens veut se diriger, comme prévu, dans sa direction. Des œufs sont lancés sur la police. Pendant ce temps le camion sono et le reste de la manif a continué son chemin pour se disperser un peu plus loin : contrairement à ce qui avait été annoncé ceux qui menaient le cortège n'avaient visiblement pas l'intention de se rendre à la destination prévue…

 

À 13h, comme annoncé le matin, se met en place le blocage (par une grosse centaine de personnes) d'un dépot de carburant. La raffinerie toute proche est l'une des 10 raffineries en grève en France (les deux non-grévistes n'étant de toute façon plus alimentées en brut depuis les ports). La production est arrêtée. La région est donc alimentée par le peu de réserves du dépot de carburant. Bloquer les entrées de camion dans ce dépôt équivaut donc à priver les stations essences de leur dernière source d'approvisionnement.

 

Après une heure de blocage est envisagée la possibilité de rester toute la journée, voire la nuit. À cette idée s'oppose une autre proposition : remettre le blocage à plus tard pour se laisser le temps de l'organiser matériellement. On ne sait pas encore si ce plus tard viendra, mais rien n'a pu été tranché et le blocage a été levé vers 18h.

 

D'autres rendez-vous sont prévus pour les jours à venir.

 

Indymedia Nantes, 14 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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