Rouen, 15 octobre : Blocages de routes, de ponts, de dépôts pétroliers...

Publié le par la Rédaction

Aujourd'hui, 15 octobre, le mouvement continue à Rouen.

 

4h : Début du blocage du dépôt de carburant. Le blocage avait commencé hier après-midi mais avait été levé pour la nuit. Ce matin ce sont les routiers nouvellement en grève qui ont débuté le blocage. Ils ont été vite rejoints par des salariés de différents secteurs et beaucoup d'étudiants. Les routiers sont partis bloquer un autre dépôt situé juste à côté.

 

8h : Un blocage était organisé par les étudiants à proximité de l'université de Mont-Saint-Aignan. L'idée : bloquer la montée du fond du val, qui dessert notamment la fac. L'action se déroule à une quarantaine : des troncs d'arbre sont amenés sur la route, des palettes, des pneus. Des feus sont allumés. Des tracts seont distribués aux automobilistes qui font demi-tour ou aux personnes qui ont garé leur voiture et qui montent à pied. Les participants quittent le blocage au bout d'une petite heure, laissant les barrages et enflammant des tas de pneus avant leur départ.

 

11h : Depuis quelques jours le rassemblement interpro est systématiquement rejoint par les lycéens. C'est-à-dire que là où l'on devait aller bloquer le pont Mathilde à 300, on se retrouve à y aller à 2000.

 

Un cortège (évidemment, comme partout en France) vif et énervé : ça court, déplace, bloque, lance, hurle, déborde le parcours prévu, etc. Les manifestants arrivent tant bien que mal au pont Mathilde (4 voies), qu'ils envahissent. Gros bordel au milieu de la circulation. Les lycéens mènent désormais le cortège. Plus tard, à un carrefour, les flics sortent des voitures et se casquent. Des pierres sont balancées. Des grilles de chantier sont empilées face à la police. L'ordre de dispersion est donné à cet endroit. Un lycéen (au moins) est arrêté par la Bac. Le «face-à-face tendu», comme on dit à la télé, se poursuit quelques temps.

 

17h : Le blocage du dépot de carburant tient toujours. Il est désormais prévu pour être permanent. Les bloqueurs envisagent de passer la nuit sur place et de se relayer. Il y a un feu de palettes pour se réchauffer, une tente pour se protéger de la pluie, un barbecue.

 

Indymedia Nantes, 15 octobre 2010.

 


 

Publié dans Colère ouvrière

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