Retraites : Quelques brèves du désordre

Publié le par la Rédaction

Paris fin de manif : (un peu de) Baston à la Bastille

 

En toute fin de manif’ syndicale ce mardi 12, ça a un peu bastonné à la Bastille. Alors que badauds, jeunes lascars et manifestants de tout âge stagnaient un peu comme à chaque fin de manif, un groupe d’une petite dizaine de keufs en civil charge un petit groupe de jeunes pour choper un mec. Contre-charge en réponse : les gens présents réagissent et parviennent à extirper l’interpellé. Deux des civils seraient restés à terre.

 

 

S’en suit plusieurs feux de poubelles dans la rue de la Roquette et les rues adjacentes… Les flics se mettent en chasse : des dizaines de civils, des flics à motos, ainsi que des casqués patrouillent le périmètre. Une quinzaine de personnes auraient été arrêtées un peu au hasard…

 

Quelqu’un a-t-il plus d’infos ?

 

Mise à jour : Deux personnes arrêtées ont été libérées vers 23h30 mais nous n’avons pas eu d’autres nouvelles des autres. Il y aurait eu entre 15 et 30 arrestations selon certaines sources non confirmées.

 

Indymedia Grenoble, 13 octobre 2010.

 

 

Retraites : Des incidents en marge des défilés

 

Un jeune blessé, le bureau d'un maire saccagé… Ici et là des violences ont éclaté en marge de certains défilés contre la réforme des retraites mardi.

 

À Paris, des échauffourées ont éclaté lors de la dispersion du défilé place de la Bastille.

 

 

 

 

À Montélimar, une centaine de personnes qui venaient de manifester ont saccagé le bureau du député-maire UMP de Montélimar. «Vers 17 heures, une partie des manifestants sont montés au premier étage de l'Hôtel de ville, ont saccagé la salle d'attente, traversé le secrétariat puis mis à sac mon bureau», a expliqué à l'AFP le maire Franck Reynier, qui se trouvait à l'Assemblée nationale. Selon les photos que ses services lui ont envoyées, les murs de la salle d'attente «ont été troués à coups de pied», le bureau a été «retourné et cassé» et des tables et chaises «jetées par terre», a poursuivi l'élu. Il compte porter plainte.

 

À Caen, les forces de l'ordre et des manifestants ont échangé pendant une heure bombes lacrymogènes et projectiles divers devant le siège du Medef. Lors d'un tir de bombe lacrymogène, un jeune s'est effondré. Il a ensuite été évacué, conscient, un bandage et du sang sur la tête dans un véhicule de la CGT. Les forces de l'ordre ont commencé à envoyer des gaz lacrymogènes alors qu'un cortège de lycéens et d'étudiants venait de rejoindre le rassemblement des manifestants devant le Medef et qu'un CRS venait de recevoir un pétard sur son casque. En réponse, des jeunes qui jetaient jusqu'alors surtout des œufs et des tomates se sont mis à lancer des projectiles divers sur les forces de l'ordre et à faire brûler des conteneurs à poubelle et des buissons, certains foyers atteignant plusieurs mètres de diamètre. Selon la préfecture, un jeune de 25 ans qui avait lancé une bouteille en verre sur les forces de l'ordre a été interpellé.

 

Des heurts ont aussi éclaté à Saint-Nazaire, à Chateauroux et Issoudun.

 

À Paris, le trafic a par ailleurs été interrompu pendant trois quarts d'heure sur le RER C, après que quelques personnes, revenant «probablement» de la manifestation sur les retraites, ont commis quelques dégradations et sont descendues sur les voies.

 

Leur presse (TF1 News), 12 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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A. XI 13/10/2010 12:48



Compte-rendu de la fin de manif à Bastille sur Article XI


 


http://www.article11.info/spip/Premieres-petites-flammes