Retraites : Lycées bloqués, lycéens dans la rue !

Publié le par la Rédaction

 

Nota bene : À défaut de témoignages directs, on n’a que ceux de leur presse… Envoyez-nous vos récits et compte-rendus, merci !

 

 

VENDREDI 1er OCTOBRE

 

HENNEBONT (56). Retraite : Des lycéens hennebontais en route pour manifester à Lorient

 

[11h13] Après avoir décidé ce matin en assemblée générale de la poursuite de leur mouvement, les lycéens hennebontais de Victor-Hugo viennent d’embarquer à bord de trois cars. Ils viennent manifester à Lorient contre le projet gouvernemental sur les retraites. 

 

Leur presse (Ouest-France), 1er octobre 2010.


 

LORIENT (56). 600 lycéens ont manifesté sous la pluie

 

Pour leur deuxième journée de mobilisation contre la réforme des retraites, les lycéens ont bravé la pluie hier matin.

 

À ceux qui prétendaient que la manifestation remuante de la veille (jeudi) n'était qu'un sursaut d'école buissonnière d'avant week-end, les lycéens protestataires ont répondu par un cortège plus garni hier matin, sous des trombes d'eau. Mêmes méthodes, mêmes moyens : textos envoyés en chaîne, rassemblement devant le lycée Colbert, et caravane qui gonfle au fur et mesure du passage devant les autres établissements scolaires.

 

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Halte chez les syndicats

 

À la différence de la veille, les Lorientais n'étaient plus seuls. «Des lycéens de Macé à Lanester, de Port-Louis, et de Victor-Hugo à Hennebont nous ont rejoints vers 10 heures», précise cette lycéenne de Marie-Le Franc. Si les revendications d'ensemble et l'itinéraire du cortège ne semblaient toujours «pas très structurés», d'après la police, les lycéens hennebontais avaient eux pris les choses en main. Blocage devant les grilles du lycée à 7h45. Vote de la grève en assemblée générale dans la foulée. Puis, départ en car vers le centre-ville de Lorient.

 

Bon nombre de cours ont été perturbés par l'arrivée des frondeurs. Peu de grabuge a été signalé. Hormis quelques dégradations : vitres brisées au lycée Dupuy-De Lôme, extincteurs vidés, etc. Au plus fort du mouvement, ils étaient «environ 600, place de l'Hôtel-de-Ville vers 11h30», note la police qui les escortait. Le flot a poursuivi sa route vers Cosmao-Dumanoir, toujours sous les flots. Bref échange avec quelques représentants syndicaux qui, pour certains, avaient reçu les fameux textos mobilisateurs. «Ce sont les jeunes qui sont venus vers nous, ajuste Régine Le Jeune, de l'Union locale CGT. Ils se prennent en main car ils sont inquiets pour leur avenir. On les comprend, et on les soutient.» La dispersion des manifestants a eu lieu vers 13 heures.

 

Leur presse (Benoît Tréhorel, Ouest-France), 2 octobre.

 

 

Retraite : Les lycéens devancent leurs aînés

 

Entre 200 et 300 lycéens issus des différents établissements de du pays de Lorient sont descendus, hier, dans la rue, pour dire «non»… à la réforme des retraites. À 13 heures, trempés jusqu'aux os, ils ont battu en… retraite.

 

Certains y voient là la main des syndicats ou à tout le moins celle des parents fortement impliqués dans le bras de fer avec le gouvernement au sujet des retraites. Toujours est-il que, hier matin, à l'image de ce qui s'était passé la veille, entre 200 et 300 lycéens venus de Lanester, Hennebont, de Port-Louis et de Lorient ont semé une jolie pagaille dans les rues de la ville. Mais contrairement à l'épisode précédent, il n'y pas eu d'échauffourées avec les forces de l'ordre. Comme leurs aînés qui devraient faire de même aujourd'hui, les jeunes manifestants entendaient dire «non» à la réforme des retraites. «Ce qui se passe est grave. Si on ne bat pas aujourd'hui pour notre avenir, qui le fera ?» s'interroge Kevin, qui visiblement a bien appris sa leçon.

 

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«La jeunesse en a marre»

 

«Ben moa M'sieur, j'sais pas trop pourquoi je suis là. C'est un pote qui m'a dit de venir. Sûr qu'on va tout casser», confie Sam. «T'es ouf. On n'est pas là pour ça. Et puis faut qu'on rentre de bonne heure à Hennebont», lui rétorque David. «Ah vous êtes journaliste. Eh bien les gens doivent savoir que la jeunesse en a marre et qu'elle n'a pas l'intention de se laisser faire», hurle Cyndie. «Mais, je croyais que l'on était là pour les retraites», relève Anna. «C'est pareil», balance Cyndie. Partis de l'esplanade du lycée Colbert, où ils étaient réunis depuis plus d'une heure, les lycéens ont rejoint sous une pluie battante et au pas de charge le lycée Dupuy-de-Lôme. Puis ils ont rallié l'hyper-centre, avant de disparaître par petites grappes dans la nature, rincés comme pas un. À 13 heures, il n'y avait plus une seule trace de leur manifestation, qui est la seule à s'être déroulée en Bretagne sur ce thème. 

 

Leur presse (Le Télégramme), 2 octobre.

 

 

200 lycéens sous la pluie contre la réforme… des retraites

 

[11h57] Environ 200 lycéens ont quitté le lycée Colbert vers 11 heures ce matin en formant un cortège qui se déroule en centre-ville. Une manifestation contre la réforme des retraites, semble-t-il.

 

[14h42] Fin de la manifestation des lycéens à Lorient — Entamée sur les coups de 10 heures, la manif des lycéens, issus de différents établissements du pays de Lorient a pris fin à 13 heures, sans qu’il y ait eu des incidents notoires. Au plus fort du mouvement, ils étaient 300 à manifester leur colère contre la réforme des retraites. 

 

Leur presse (Le Télégramme), 1er octobre.

 

 

LUNEL (34). Les élèves bloquent le lycée Victor-Hugo

 

Ils sont jeunes et ont tout pour être heureux. Tout ? En fait, pas vraiment… Les lycéens de Victor-Hugo ont vécu, hier matin, une récréation plus agitée que d'habitude. Une fois la pause de 10 heures terminée, un mouvement de protestation a éclaté et une centaine d'élèves ont bloqué l'accès à l'établissement scolaire. 
Objectif : se joindre à d'autres mouvements lycéens afin de soutenir la grève nationale programmée aujourd'hui. «La question des retraites est un nouveau facteur anxiogène pour ces élèves conscients que le parcours proposé risque d'être de plus en plus précaire. Avec le chômage, le prix des loyers et, maintenant, la question des retraites, on comprend leur angoisse», a tenté d'expliquer le président de la FCPE, Philippe Moissonnier.

 

lunel.jpgRegroupés et assis devant l'enceinte, les élèves ont d'abord utilisé des poubelles récupérées à proximité afin de limiter au maximum les allées et venues. Des efforts réduits en cendres dès l'arrivée des agents de la police municipale. «Ils nous ont dit que nous n'avons pas le droit de faire grève puisque nous ne sommes pas majeurs, raconte Jordan, élève en 1re, avant de se justifier. Nous ne sommes peut-être pas majeurs mais la réforme concerne à la fois nos parents et notre futur. Nous sommes inquiets et avons décidé de le montrer.» Pour se rassembler, les élèves ont échangé des SMS durant la semaine. Une heure après le début du mouvement, quelques irréductibles tentaient encore de verrouiller l'accès. Éparpillés mais toujours motivés. Et ce, malgré les tentatives d'intimidation de la direction de l'établissement. «On nous a fait savoir que l'on risquait des sanctions.» Le proviseur du lycée, Jean-François Raynal, s'est montré moins catégorique : «Il ne s'agit pas de punir pour punir. Nous prendrons des mesures en cas d'intimidations, de menaces ou de dégradations. Il en va de notre responsabilité d'encadrer ce type de manifestation afin d'éviter les débordements. Mais aussi afin d'expliquer aux élèves ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire.»

Leur presse (Lucas Bourgeot, Midi Libre), 1er octobre.

 

 

JEUDI 30 SEPTEMBRE

 

ALÈS (30). Compte-rendu

 

7H : Premier rassemblement d'élèves, une poignée.

 

7H20 : Arrivée du premier bus scolaire ; Formation de la chaîne humaine des premiers élèves et distribution de tracts.

 

8H : Répartition des élèves entre les différentes entrées du lycée.

 

De 8H à 10H : Blocage du lycée, premiers dérapages des forces de l'ordre.

 

10H : Manifestation lycéenne. Passage à l'action du groupe chargé d'élever des stocks de matériels pour «re-bloquer» le lycée.

 

11H30 : Retour des manifestants en force et à la charge. Remise en place du blocus à l'aide des stocks constitués au préalable.

 

12H à 14H : Pause déjeuner.

 

14H à 15H : Regroupement des manifestants de 15H.

 

15H : Seconde manifestation lycéenne : perturbée par la BAC de Nîmes.

 

16H : Retour des manifestants, divers gazés.

 

17H : Dispersion des élèves.

 

À l'heure actuelle : les lycéens sont devant le lycée, ils ont froid, ils sont fatigués, mais pas démotivés. Pour eux qui restent toute la nuit : deux fois plus de monde demain !

 

Blog JBD mouvement lycéen.  

 

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Oups

 

Les élèves qui témoignent souhaitent être protégés par l’anonymat.

 

1er témoignage : On était à l’arrière du lycée et s’est assis par terre pour bloquer la circulation et empêcher les profs de rentrer dans le lycée. La police nous a forcés à dégager le passage en nous tirant par les pieds, en nous portant par les bras… Un élève a subi une clé de bras, un autre a été soulevé puis jeté sur ses camarades «pour l’exemple».

 

2e témoignage : Une poubelle est amenée à proximité du lycée. Alors un agent de police lance à un élève : «Si tu touches cette poubelle, je te casse la gueule».

 

3e témoignage : Un policier nous a violemment poussé pour laisser passer un prof et nous a menacé de «nous foutre une grosse branlée» (textuellement).

 

4e témoignage : Nous étions en train de discuter, quand d’un coup nous avons vu la Bac de Nîmes se jeter sur «un petit», et commencer à le violenter. Du coup, nous nous en sommes mêlés pour éviter un éventuel débordement, et ils se sont retournés contre nous pour, limite, nous «insulter» (Fermez vos gueules etc.). Nous trouvons scandaleuse la manière dont les, soit disant, représentants des forces de l’ordre interviennent sur le terrain, peu importe les âges ils n’hésitent pas.

 

5e témoignage : On a voulu empêcher des profs de rentrer en se mettant devant le portail assis par terre. Les forces de l’ordre nous ont obligé à partir en nous menaçant ! Nous avons refusé, et ils m’ont traîné par terre sur 5 mètres, ils m’ont obligé a me relever et je me suis relevé après qu’ils m’aient relâché. Cette aprèm la Bac de Nîmes nous a agressé verbalement en nous insultant tout ça juste parce qu’on passait à côté d’eux. N’est-il pas interdit de marcher librement dans la rue ? Les Municipaux nous empêchent tout le temps de faire la moindre action en déplaçant un carton on devient des criminels à leurs yeux !

 

Blog JBD mouvement lycéen. 

 

 

Ils nous motivent

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Et une manif de plus pour les lycéens de JBD !

 

Programme chargé hier pour les lycéens grévistes de Jean-Baptiste-Dumas et pour quelques-uns du lycée Prévert (Saint-Christol). Dans la matinée, ils ont organisé une «opération commando pour reformer la barricade». Opération réussie. Pour la deuxième fois, conteneurs, palettes et autres encombrants bloquent l’entrée principale. Sur ce point, Philippe Portal, le sous-préfet d’Alès a réaffirmé sa volonté «que l’établissement reste accessible. Le blocus est un aveu d’échec, c’est une preuve de faiblesse de la motivation.»

 

15631882.jpgVers 11 heures, une délégation a été reçue en sous-préfecture, en présence de l’inspecteur d’académie, de représentants de syndicats enseignants et de parents d’élèves. À la sortie, les lycéens se sont dits «insatisfaits». «On attendait du concret et ce n’est pas le cas», regrette Mailys, membre de la délégation reçue. «Sur le plan local, ils proposent de remplacer les postes d’enseignants vacants par des contractuels. Ce n’est pas ce que nous voulons. Et pour la demande de gymnase à Prévert, le budget ne le permet pas. Pour le reste, ils nous ont dit que nos requêtes se décidaient au plan national.» Du côté de la sous-préfecture, on se veut plus optimiste. «L’ambiance de cette réunion était constructive. Tous les postes de professeurs vacants sont désormais occupés mais il est vrai que les doléances d’ordre national ne peuvent être décidées localement.» Des réponses qui n’ont pas convaincu les élèves qui vers 15 heures sont une nouvelle fois descendus dans les rues de la ville pour faire entendre leurs revendications. Près de 200 lycéens ont ainsi manifesté alors qu’un groupe d’une quarantaine de jeunes est resté devant le lycée pour «garder le blocus».

 

77083327.jpgDes dissensions commencent à se faire sentir sur l’impact des formes d’action. «Ce genre de manifestation c’est un pansement sur une jambe de bois. On ne gêne personne. Ce qu’il faut c’est bloquer la gare routière voire les trains. Il faut déranger !», lance Pliskin.

 

En attendant, certains sont bien décidés à participer demain, à la manifestation contre la réforme des retraites.

 

Près de 150 containers retirés pour l’hygiène et la sécurité
Près de 150 conteneurs ont été stockés hier dans des locaux techniques en attendant que le calme revienne dans les lycées du bassin alésien. En effet, dans la matinée, une quinzaine de conteneurs ont été enlevés à l’intérieur du lycée Prévert à Saint-Christol-lez-Alès, à la demande du proviseur et avec l’accord de la municipalité. Pour des raisons d’hygiène, ces poubelles ont été évacuées par les services techniques. L’opération s’est renouvelée devant le lycée Jean-Baptiste-Dumas à Alès et le collège Daudet. Dans ces deux derniers cas, il s’agissait de conteneurs qui avaient été utilisés pour établir des barricades devant l’établissement. Que ce soit les modèles collectifs ou les conteneurs individuels. Ces poubelles ne seront restituées que plus tard, afin d’éviter qu’elles ne soient à nouveau utilisées par les lycéens.

 

Leur presse (Julia Razil, Midi Libre), 1er octobre.

 

 

BAGNOLS-SUR-CEZE (30).  150 élèves en grève au lycée Albert-Einstein

 

Depuis le début de l’année, un malaise règne au sein de l’établissement. Les lycéens en ont assez.

 

Ah, ce fameux réseau social Facebook. Il permet en des temps records à des hommes et des femmes de préparer des manifestations d’envergure. Les élèves du lycée Albert-Einstein en savent quelque chose. En une soirée, ils ont organisé, via la toile, le blocus de leur établissement scolaire hier jeudi, en matinée.

 

10488952.jpgDès 8 heures, ils se sont donc retrouvés devant la porte du lycée pour expliquer leur mouvement à leurs camarades. Sans pour autant les empêcher de pénétrer à l’intérieur de l’établissement, mais avec l’espoir de les voir les rejoindre dans une grève reconductible à compter d  hier.

 

«Nous en avons désormais assez. C’est le grand bazar cette année au lycée Albert-Einstein», commentent quatre des leaders du mouvement, Roman Sebaoui, Pablo Roux, Vincent Briffa et Jean Sakellis.

 

Après les professeurs en grève lors de la première semaine de rentrée, les lycéens dénoncent leurs conditions de vie et de travail au sein de l’établissement. Effectifs surchargés (jusqu’à 35 par classe), salles réservées pour deux cours à la même heure, emplois du temps incohérents (9 heures de cours par jour), oublis d’heures de cours pour certaines matières, sanctions imaginaires, difficulté pour se rendre au restaurant scolaire… Ils dénoncent la gestion du proviseur.

 

«Je suis interne. J’ai une heure de cours samedi matin alors que les dortoirs sont fermés le vendredi soir. Il faut vraiment le voir pour le croire», commente Roman Sebaoui, bien décidé à obtenir satisfaction avant de reprendre les cours.

 

Voilà pourquoi les manifestants appellent les lycées d’Albert-Einstein à ne pas se rendre au lycée jusqu’à mardi matin. Pourquoi cette date du 5 octobre ? Tout simplement parce qu’ils ont choisi d’organiser ce jour-là, dès 8 heures une grande manifestation, dans les rues de Bagnols. Après un regroupement aux Eyrieux, le cortège prendra la direction de Gérard-Philipe puis de la place Jean-Jaurès, avant un retour devant le site Vigan-Braquet et le site Léon-Blum.

 

«Si nous n’obtenons aucun résultat, nous reconduirons notre mouvement. Nous voulons des résultats convenables et concrets», affirmaient-ils. S’ils ont rencontré le maire Jean-Yves Chapelet et le conseiller régional Jean-Christian Rey hier en fin de matinée, les lycéens n’ont pas rencontré le proviseur.

 

Reste désormais à savoir combien de lycéens vont répondre ce matin à l’appel de leurs leaders. Ces derniers veulent un «lycée mort».

 

Leur presse (Midi Libre), 1er octobre.  

 

 

CHAUNY (02). Réforme des retraites : La manif’ surprise rassemble 500 lycéens

 

Répondant à un appel local lancé sur Facebook, près de 500 lycéens de Chauny ont défilé hier pour protester contre la réforme des retraites.

 

C ’est nouveau, ça vient de sortir. Au diable les jolies déclarations de manifestation en bonne et due forme à la Préfecture. Le préavis de grève des lycéens de Chauny a été déposé sur… Facebook ! Sauf que voilà. Le réseau social en vogue chez les «d ’jeuns» n ’est pas reconnu par les autorités qui se sont réveillées, hier matin, avec une belle gueule de bois.

 

Dans la plus grande surprise, sur les coups de 7h45, près de 500 élèves (300 selon les forces de l ’ordre) squattaient devant les grilles du lycée Gay-Lussac, refusant d ’aller en cours pour protester contre le projet de réforme des retraites (ou pour certains, sécher une journée de cours). Agrémentée de quelques SMS et du bouche-à-oreille, la mayonnaise avait pris. Et comme il faut.

 

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Quelque peu dépassés par l ’ampleur du mouvement, les lycéens autoproclamés meneurs se devaient de prendre les choses en main. «On va défiler en ville», crie l ’un d’eux. Voilà que le cortège se met donc à sillonner les rues de la ville (et sous la pluie !) dans une certaine confusion.

 

Seul Gay-Lu…

 

Comme aucun itinéraire n’avait véritablement été planifié, c’était au petit bonheur la chance… pour le plus grand malheur des gendarmes et de la police municipale, obligés à faire un footing matinal pour encadrer le défilé et assurer la protection des lycéens. Devant l’importance du défilé et les perturbations du trafic routier, le dispositif gendarmesque prenait vite de l’ampleur. En milieu de matinée, ce sont donc une trentaine de gendarmes qui étaient mobilisés (brigades de Chauny, Château-Thierry, Vervins, PSIG et BMO Laon), placés sous les ordres du capitaine Masson, commandant la compagnie de Laon.

 

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Arrêt chez Nexans

 

Si aucune pancarte ou banderole n’avait été préparée, quelques slogans ont néanmoins retenti. Comme par exemple celui invitant Sarko à se mettre sa réforme où vous pensez. Pour faire gonfler le défilé, les «Gay-Lu» sont bien entendu allés faire de la retape sous les fenêtres des lycéens voisins. Mauvaise pioche. À Jean-Macé, ils n’étaient qu’une poignée à s’incruster à la manif’. Quant à Saint-Charles, leurs collègues boudaient carrément le mouvement. Bref, seul Gay-Lu était véritablement en lutte !

 

Après la pause-déjeuner, quelques dizaines de lycéens désertaient le mouvement. Le gros de la troupe tentait à nouveau de débaucher leurs collègues des établissements chaunois. En vain. Après un sit-in au rond-point de Notre-Dame et devant la gare, le cortège prenait la direction du site Nexans… où une minute de silence a été respectée comme pour rendre hommage aux 220 salariés licenciés en décembre dernier.

 

Malgré la mise en garde d’un parent d’élèves sur l’illégalité de leur action et des possibles sanctions pouvant être prises à leurs égards, les lycéens en avaient cure et poursuivaient leur mouvement. Une manifestation qui se disloquait finalement sans souci aux environs de 16 heures. La grande question est désormais de savoir si le mouvement se poursuivra aujourd’hui et surtout si les lycéens viendront grossir les rangs de la manifestation «officielle», prévue samedi à 10 heures à Chauny…

 

Trois lycéens dans le collimateur
Action… réaction ! Comme on pouvait s’y attendre, la manifestation d’hier n’a pas été, mais alors pas du tout, du goût des autorités. Tout d’abord la direction de l’établissement nous confirmait du bout des lèvres la rumeur qui enflait dans l’après-midi. Trois élèves ont bel et bien été convoqués, pardon invités, à s’expliquer sur ces troubles dans le bureau du proviseur, Jacques Tabary.
Si rien n’a filtré de cette entrevue, à laquelle assistaient les parents des trois mineurs, le chef d’établissement précisait que «les trois élèves seront prochainement convoqués devant le conseil de discipline où ils devront s'expliquer». Aussi, on apprenait que l’un des trois a été exclu temporairement de l’établissement pour une durée non précisée.
Une plainte déposée
Par ailleurs, une plainte en gendarmerie va être déposée par la direction pour dégradation, le portail de l’entrée principale du lycée ayant été malmené en début de manif’. «Le mineur qui s’est rendu coupable de cette infraction a été identifié et entendu», indiquait-on en fin de journée à la gendarmerie. Enfin, cette dernière a fait savoir qu'elle avait ouvert une enquête pour identifier le ou les auteurs de l’appel à manifester sur Facebook ! Quand on vous dit que cette histoire-là n’a pas été du goût des autorités.

 

Leur presse (Ludovic Barbarossa, L’Union), 1er octobre.

 


GOURDON-EN-QUERCY (46). Les jeunes ont manifesté contre la réforme des retraites

 

Une soixantaine de jeunes issus de la cité scolaire Léo Ferré a défilé hier après-midi dans les rues de la ville.

 

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Les collègiens et lycéens ont bloqué le rond-point de la place de la Libération pendant une dizaine de minutes.

 

«Nous avons arrêté les cours à partir de 10 heures ce matin. La proviseur a été prévenue. Nous avons ensuite décidé de manifester contre la réforme de Nicolas Sarkozy sur les retraites. Nous serons samedi dans les manifestations», explique une collégienne.

 

Le cortège s’est ensuite dispersé dans les rues de la ville.

 

Ils l’ont dit avec leurs mots mais les jeunes sont inquiets pour leur avenir.

 

Leur presse (La Dépêche), 1er octobre.

 


HENNEBONT (56). Retraites : entre 200 et 300 lycéens dans la rue

 

Plusieurs centaines de lycéens des établissements Victor Hugo et Émile Zola de Hennebont se sont joints ce matin à une manifestation d’agents territoriaux contre la réforme des retraites sur le marché. Ils ont ensuite investi la rue et se sont rendus sur le pont Jehanne Le Flamme, occasionnant des perturbations dans la circulation. Vers midi, les lycéens n’étaient toujours pas dispersés. 

 

Leur presse (Le Télégramme), 30 septembre.

 

 

LORIENT (56). Les lycéens jouent à cache-cache avec la police

 

Un noyau d’une trentaine de lycéens est parvenu à rassembler près de 300 manifestants, hier après-midi dans les rues de Lorient. La police s’est efforcée de contenir un cortège dissipé et volatile.

 

Alarmes déclenchées, scooters vrombissant dans les lycées, voitures rouées de coups… Remontés contre la réforme des retraites, près de 300 lycéens agités sont descendus dans la rue hier après-midi.

 

«Ojourd’huit blocus ! On pass dan tou les lycée. Envoi le messg à tou tes contacts», dit le texto. Consciencieuse, l’élève de seconde au lycée Dupuy-de-Lôme a passé le mot autour d’elle. Et s’est engouffrée dans la masse au passage du cortège. Comme 250 autres lycéens. Cette manif’ «contre la réforme des retraites», personne ne l’a vue venir. Ni les enseignants, ni la police. Exit la mode du réseau Facebook désormais trop visible pour transmettre les informations, les lycéens ont préféré le texto du portable pour organiser la mobilisation.

 

13h20, hier. Sans crier gare, une trentaine de lycéens (certains Hennebontais) s’introduit dans les bâtiments de Dupuy-de-Lôme, déclenche les alarmes et fait vrombir les moteurs et klaxons des scooters. Le résultat est imparable : des dizaines de lycéens les rejoignent à la hâte. Le petit cortège, aussi agité que désordonné, file vers Colbert, boulevard Léon-Blum. La tournée des popotes commence alors. La police se démène pour escorter ce flot grandissant et turbulent. Pas de banderole, pas de pancarte. Juste quelques slogans anti-gouvernement, les mêmes que les grands.

 

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Menottes et matraques

 

15h20. Attroupement devant Colbert et Marie-Le Franc, pour un deuxième passage. Détendus, un rien amusés, les deux proviseurs observent le blocus improvisé. «Ça n’a pas l’air très clair leurs revendications, indique Jacques Leroy, du lycée Colbert. Durant les manifs CPE, c’était plus structuré.» La halte ne dure que quelques minutes. Reprise du trafic vers le lycée Saint-Louis. Les grilles d’entrée sont bouclées. Quelques échauffourées se déclarent entre policiers en sueur et lycéens arrogants. Les matraques sortent, les menottes avec. Quatre jeunes frondeurs se voient finalement contrôlés. Pour port de cagoule, notamment.

 

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16h15. Une averse s’abat devant le tribunal. C’est elle qui a le dernier mot. La petite foule se disperse. Les policiers eux, rentrent se sécher. 

 

Leur presse (Benoît Tréhorel, Ouest-France), 1er octobre.

 

 

PARIS. Assemblée générale inter-lycées jeudi 30 septembre 2010 à 18h

 

Un monde plus juste est possible. Refusons la casse des retraites !

 

La réforme des retraites aggrave les inégalités sociales.

 

Les lycéens, déjà inquiets de leur entrée dans le monde du travail, doivent-ils aussi faire le deuil de leur future retraite ?

 

Les dirigeants prétendent qu’il y a une fatalité à réformer. Nous ne sommes pas dupes, leur objectif est de détruire les acquis sociaux !

 

Amplifions la mobilisation et organisons la grève !

 

Assemblée générale inter-lycée le jeudi 30 septembre à 18h, au Lycée autogéré de Paris, 393 rue de Vaugirard, métro Convention.

 

Bellaciao, 30 septembre.

 


PONTCHÂTEAU (44). Un lycée bloqué à Pontchâteau

 

Le lycée professionnel des Trois Rivières a été bloqué par des élèves, à Pontchateau dans le 44. Ceux-ci auraient lancé un appel à la solidarité et au soulèvement des lycéens partout en France, et proposé une AG inter-lycée locale.

 

Bellaciao, 30 septembre.

 

 

MERCREDI 29 SEPTEMBRE

 

ALÈS (30). Compte-rendu

 

Nous communiquerons un compte rendu précis dans les heures qui viennent. Mais ce que nous retiendrons de cette journée, c'est l'importante chaine humaine qui s'est mise en place dès 7h15 ce matin. Dès 7 heures, au lycée, la police nous attendait, prête à réagir au moindre dérapage. Nous intimidant pour nous dissuader de replacer un blocage matériel à l'entrée du lycée. Mais une rapide concertation nous a tous unis derrière l'idée d'un barrage humain. «Nous n'allons pas nous arrêter là ! MÊME PAS PEUR.» L'après-midi une AG à eu lieu à la bourse. La journée de demain a été soigneusement préparée.


Blog JBD mouvement lycéen.

 

 

MILHAUD (30). Les lycéens reçus à l’Inspection d’académie

 

Mercredi 29 septembre, dés 8h30, les responsables lycéens du mouvement ont à nouveau proposé un sit-in dans  le hall de l’établissement. Trois à quatre cent jeunes ont participé en scandant régulièrement leurs revendications, la manifestation a duré une heure.

 

Comme convenu la veille, une délégation représentant les élèves du lycée accompagnée du Proviseur M. Clamens ont été reçus par l’Inspecteur d’académie du Gard à 15 heures.

 

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Le point principal de cette rencontre était le sur-effectif d’élèves dans le lycée. Celui-ci engendre des difficultés pour le bon fonctionnement de l’apprentissage. Les représentants des élèves ont demandé à ce sujet la création de nouveaux locaux. Ceci permettrait de résorber le trop plein des autres locaux. L’autre solution étant le désengorgement du lycée vers d’autres établissements.

 

Le deuxième point présenté concernait la construction du gymnase dont la demande a été faite depuis neuf ans. Nombre de manifestations ont été organisées à ce sujet (professeurs, élèves).

 

Sur le premier point, l’Inspecteur d’académie à répondu : «Si je trouve une solution permettant de ne pas déstabiliser la structure de lycée, je m’y emploierais. Compte tenu des frais que la construction de nouveaux locaux occasionneraient, les cours seraient étalés jusqu’au samedi matin.»

 

Pour ce qui concerne le gymnase, il a précisé que cela ne concernait pas l’Inspection académique, le problème étant du à une incompréhension entre les collectivités locales.

 

Les représentants des lycéens attendent maintenant les décisions concernant les problèmes soulevés et particulièrement celle concernant les sur-effectifs.

 

Leur presse (Midi Libre), 1er octobre.


 

MARDI 28 SEPTEMBRE

 

ALÈS (30). Compte-rendu

 

Nous nous sommes retrouvés au petit matin devant le lycée, pour attendre les bus, distribuer des tracs préparés la veille, expliquant les grandes lignes de nos revendications, et préparer une AG.

 

Nos camarades du lycée Prévert à Saint-Christol nous ont contactés. Un mouvement s'est organisé dans leur lycée et nous leur avons envoyé du soutien. Ils nous ont ensuite héroïquement rejoints à pieds, au nombre de 500, pour une manifestation avec comme mot d'ordre «LE CALME», qui a été respecté.

 

L'après-midi, des camarades de la Salle nous ont contactés pour du soutien, et le petit groupe qui s'en est occupé, s'est vu rejoint en ville par des élèves de tous les lycées. Malgré quelques difficultés, le CALME a été encore maintenu. De retour à JBD, le groupe s'est restreint, continuant l'organisation du mouvement (banderoles, informations).

 

19H30 : OUPS. DES CRS. DOUZE camions de CRS, et gendarmerie encerclent les SIX élèves volontaires restés pour la nuit. Après quelques coups de fils, les droits de l'Homme, les syndicats, les parents d'élèves, et quelques lycéens, se sont rendus en urgence, sur les lieux. Nous constatons alors que les mesures prises par les forces de l'ordre sont «LÉGÈREMENT» démesurées face à un petit groupe de 50 personnes… Alors que le sous-préfet promettait la non intervention des forces de l'ordre si le calme que nous avions comme politique depuis deux jours était respecté. Cette intervention a donc été ressentie comme une trahison. Nous avons néanmoins gardé notre calme et installé un dialogue avec le sous-préfet présent sur les lieux. Une «table ronde» a donc été négociée pour jeudi. Nous y verrons donc des membres du lycée, des syndicats, des parents d'élèves et des représentants de l'État.

 

La dizaine d'élèves présents lors de l'intervention a été délogée et a été accueillie par les syndicats à la Bourse du travail pour pouvoir profiter d'un espace de dialogue au calme et au chaud.

 

Il est 00h32, nous ne sommes pas couchés, nous préparons la suite du mouvement et nous reviendrons plus nombreux, plus unis et plus motivés !

 

Nous appelons toujours et inlassablement les lycées alentours à se mobiliser avec nous autour de nos revendications !!

 

Nous ne cèderons pas face à la répression et les actions se poursuivront !!


Blog JBD mouvement lycéen.

 

 

AUZEVILLE-TOLOSANE (31). Bras de fer au lycée agricole d’Auzeville

 

58327768.jpg«Un poste à la vie scolaire, un demi-poste d’accueil administratif, un demi-poste à l’infirmerie et un demi-poste dans un laboratoire.» Professeur au lycée agricole d’Auzeville et représentant de l’intersyndicale Sud-CGT-FSU de l’établissement, Olivier Gautié refait les comptes et, pour lui, ils ne sont toujours pas bons. «L’an dernier déjà, nous étions dans une situation difficile. Supprimer ces postes en plus, c’est insupportable. Aujourd’hui, il y a plein de missions qu’on ne peut plus assumer.»

 

Hier matin, des enseignants et des personnels administratifs ont bloqué l’entrée des services administratifs du lycée. Leur objectif : «Obtenir des postes et rappeler l’État à ses devoirs», souligne le porte-parole. Le blocage a été maintenu jusqu’à 17 heures. Puis les grévistes, qui n’ont pas obtenu satisfaction, ont décidé d’adresser un ultimatum à leur ministère de tutelle, l’agriculture, où les représentants nationaux des syndicats relayent un mécontentement qui touche tous les établissements de l’Hexagone. À Auzeville, une assemblée générale est prévue jeudi matin. Hier, les cours n’ont pas été perturbés. «Mais les élèves et parents observent de près ce qui se passe», menace Olivier Gautié.

 

Leur presse (La Dépêche), 29 septembre.

 

 


MENDE (48). Apaisement après les incidents de Peytavin

 

Le calme est revenu hier au sein du lycée Émile-Peytavin de Mende, après l'incident qui a dégénéré, mardi.

 

Rappelons que pour un différend autour de la cigarette, environ 150 élèves avaient refusé de regagner leurs cours (lire notre édition d'hier). Des pétards avaient fusé, une poubelle avait été brûlée, et la police avait dû intervenir. Un conseiller principal d'éducation aurait même été blessé, par une pierre jetée par un des élèves récalcitrants.

 

«Il s'agit d'un incident intolérable, a commenté hier François Lacan, l'inspecteur d'académie. Un CPE a été blessé, même d'une façon minime. Nous ne pouvons l'accepter.»

 

Pour expliquer la confusion qui a régné au lycée, François Lacan évoque au départ «une maladresse, de l'incompréhension. Un certain nombre de pratiques étaient en place dans l'établissement. Les jeunes, après les cours, avaient coutume de fumer sur le parvis, et parfois cela traînait en longueur. Une décision rapide a été prise, qui a entraîné une réaction excessive des élèves. Un jet de pierre, qui est un événement inqualifiable. Mais les choses sont rentrées dans l'ordre maintenant. Le climat s'est apaisé.»

 

Malgré tout, cet incident aura des conséquences pour l'établissement mendois. L'inspecteur d'académie dévoile par exemple que «la question sera travaillée en conseil de la vie lycéenne. Il faut être pragmatique, travailler les choses en amont. Quant au jet de pierre, l'élève qui en est à l'initiative peut subir des sanctions. C'est de l'autorité du chef d'établissement.»

 

Mais ce dernier, arrivé en ce début d'année scolaire à la tête du lycée Émile-Peytavin aura bien besoin de l'appui de sa hiérarchie pour rétablir un climat apaisé dans l'établissement.

 

Leur presse (Midi Libre), 30 septembre.

 

 

MILHAUD (30). Les lycéens réclament des places et des professeurs

 

Après un mouvement mené par le personnel le 21 septembre, hier, des lycéens ont, hier matin, invité les autres à sécher les cours.

 

Les leaders du mouvement ont tout d’abord expliqué les raisons de cette agitation — manque de place et de professeurs — et un grand nombre d’élèves se sont ralliés à eux, soutenant les revendications exposées. Un sit-in a été improvisé dans le hall.

 

64079280.jpg

 

Le mouvement a duré environ deux heures. Dans un tract distribué pendant la manifestation, les lycéens dénoncent le manque de places : ils sont 1600 élèves, soit 200 de plus que prévu. La surcharge de certaines sections (première S), avec 35 élèves par classe, nécessiterait une 4e classe mais c’est impossible à cause du manque de places et de professeurs.

 

Un élève déclare : «On fait cours par terre au milieu du hall. Au début du cours, certaines classes doivent prendre 10 minutes pour aller chercher des tables et des chaises pour les élèves en trop.» Ils se plaignent également du manque d’écoute et souhaitent voir un jour le gymnase qui leur a été promis. Mais ils ne manquent pas de réalisme, admettant que «bien sûr, tout ceci n’est pas entièrement la faute du lycée, cela vient d’au-dessus. Nous ne manifestons pas contre Milhaud, mais pour Milhaud, pour que les choses changent et s’améliorent.» Ils ont demandé à être reçus par l’Inspection académique.

 

Leur presse (Midi Libre), 29 septembre.

 

 

LUNDI 27 SEPTEMBRE

 

ALÈS (30). Compte-rendu

 

À partir de six heures moins le quart, nous avons commencé à préparer le blocus : à aller chercher des poubelles, des palettes, et des objets en tout genre (la police municipale nous a vus, nous a abordés, et nous a encouragé à continuer le mouvement). Nous avons monté le blocus, à 7h20-7h30 tout était prêt. Nous avons procédé à une assemblée générale, suivie d'une manifestation. Des élèves des autres lycées nous ont rejoints pour un retour vers 11h30 à JBD. Vers midi, une délégation d'élèves à été reçue par le proviseur afin d'entendre les requêtes des élèves, qui voulaient dans un premier temps procéder à un vote pour la suite du mouvement. En milieu d'après-midi, la réponse de l'administration a été négative et le prêt de matériel pour le vote a été refusé. Dans une décision commune, après avoir consulté un maximum de camarades, nous avons décidé de ne plus collaborer avec l'administration et de maintenir le blocus. En fin de journée, un groupe d'élèves s'est organisé pour dormir sur place. La nuit s'est déroulée dans le calme le plus total.


Blog JBD mouvement lycéen.

 

Publié dans Colère ouvrière

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valentini 17/10/2010 11:38



 


NOS-ENFANTS PATRIOTES ET NOUS: les pôv' communistes!


 


Sur la scène médiatique qui informe le monde, en fonction des reptations bondissantes du Marché et selon ses besoins en or et lots de crimes, HYPER-PAPA
bouffe la vie à pleines dents, Y A BON MIAM MIAM! Il se vautre dans le luxe. C'est son bon plaisir d'homme vrai. Et les médias, comme l'enfant de choeur à genoux devant le
prêtre, BLING BLING, elle est belle son Ève, c'est pour sa pomme! Mais ce n'est pas tout. Bouquet de 14 juillet final, il se présente comme l'incarnation de la vertu. Et
c'est vrai qu'il rêve de guillotine, son être suprême, un truc naturel qui fait la différence et parle aux victimes.


Mais bon sang, natürlich! Ça lui revient tout à coup. En tant qu'acteur-en-chef du spectacle quotidien, un jour Matamore à Kaboul, l'autre, Tartuffe à Rome ou
Poujade à Grenoble, il se souvient, oui, de NOS-ENFANTS! Se souvenir du futur, c'est original. Surtout quand on veut jouir, là, tout de suite, sans
entraves inacceptables. En effet, seules les entraves explicables sont acceptables. L'escroquerie d'état, par exemple! Une
tradition, française, insiste le ministre-ongle, very ongle, du budget. Jouir du travail humain et de toutes les richesses produites de Paris à Tataouine, qui est contre, franchement? On
va pas laisse les bons-à-riens en profiter, non? (silence, balancement de tête de chiot sur plage arrière).


Ce futur-là est un trésor étrange. C'est-à-dire, en langage out-in des plateaux où ça balance, surréaliste. Il échappe au fisc plus qu'à l'histoire: du temps perdu! Tournons la page!
C'est donc un futur merveilleux. En forme de gros soleil vert. Comme la liberté au-dessus du barbecue. Tantôt il vient de Pologne, via Bruxelles, réparer la chaudière des héritiers de
Landru, sa vie est un roman, faut être bienveillant. Au fond, il croise un tas de gens. Tantôt, faisant escale à Marseille, il vient de Dublin, faire exploser l'usine à gaz des héritiers
de Pétain, roman rose, c'est la vie, il a réussi. En créant un parfum pour les poux. Ou encore, pulvérisant le néant qui occupe tant les temps modernes, en tout cas les
obsède, il vient du fond des âges, quelque part entre Rome-la-brute, Athènes-sur-hutte et Jérusalem-en-butte. Il vient, la liberté sous la main, le majeur derrière qui montre où trouver du
pétrole, c'est pas du bidon, ça remplit le pantalon.


NOS-ENFANTS sont donc PARTOUT où ca promet d'égorger les ennemis de la France. Les juifs, les nègres, les francs-maçons... Chef! Chef! C'est pas le bon texte!
L'état in vollem staat, quel foutoir! Son but cependant est clair: crocheter le vivant, en faire un marché, le mettre à la rue! Et ça marche! Nous y sommes! Alors, restons-y! Sans souci
d'âge, de sexe, de couleur de peau ou de cultures. Ça, c'est le problème de tous les DRH du genre humain, pas le nôtre!


 


Stop à l'appropriation capitaliste de la vie!