Retour sur les actions de la semaine dernière menées par des opposants à la LOPPSI en Cévennes

Publié le par la Rédaction

Jeudi 20 janvier à Alès : Opération «cheveux dans la soupe policière et militaire»

 

Nous nous sommes invités à une petite dizaine au Forum des métiers de la défense et de la sécurité organisés par la Maison de l'emploi et la ville d'Alès. Vraisemblablement, cette manifestation pour recruter des nouveaux chiens de garde au service de l'État et du Capital (administration pénitentiaire, armée de terre et de l'air, marine, légion étrangère, polices nationale et municipale, gendarmerie, pompiers, sécurité privée…) n'a pas eu grand succès : il n'y avait quasi-personne à part les uniformes ! Nous avons installé une petite table et diffusé des textes contre LOPPSI. Les élèves présents boudaient pour la plupart les stands des uniformes («On n'est pas des lèche-boules de condés») mais se montraient intéressés par nos infos. À noter que des municipaux sont venus faire leur show en prenant à partie l'un d'entre nous qui discutait avec les jeunes. Ceux-ci ont dès lors encerclé les deux bleus, ainsi ridiculisés aux yeux de leurs collègues des différents corps… Avant de partir avec les élèves, les enseignants se sont excusés auprès de nous d'avoir amené leur classe. Dès lors, plus de public à part nous autres trublions et un problème de sono en prime… Le député-maire Max Roustan ne fera pas son discours de clôture. Nous décidons de nous rendre à la Maison de l'emploi pour nous expliquer avec eux et leur dire que nous ne sommes pas d'accord avec le fait d'organiser des évènements de recrutement pour des métiers dont le rôle est de surveiller, enfermer et tuer les pauvres. Nous avons aussi confisqué la quasi-totalité des prospectus invitant à s'engager…

 

 

Vendredi 21 : «Rouston, on est encore là !»

 

Après quelques échauffourées en gare d'Anduze suite à une mobilisation d'opposants à l'intégration d'Anduze dans le Grand Alès, les notables alésiens arrivent à Saint-Jean-du-Gard. La cérémonie des vœux semble se dérouler normalement malgré une présence remarquée de la bleusaille et d'agents de la DCRI qui filtrent au faciès les entrées à la salle. Max Roustan monte sur l'estrade. Il est suivi par une vingtaine d'opposants à la LOPPSI qui tentent de prendre la parole et déploient des banderoles. Au son des voix bourgeoises qui scandent «Sortez-les !», un cordon de gendarmes pousse les trouble-fête hors de l'estrade puis hors de la salle, sous les coups de quelques civils zélés. Pas le temps de goûter aux petits-fours et au champagne, ni de nous exprimer plus clairement sur le refus de cette loi et de la société qui va avec, nous rejoignons nos camarades restés au dehors en gueulant «Fauchés, fichés, fâchés !» puis «Flics porcs assassins», «Pétain reviens, t'as oublié tes chiens !» ou «Police municipale, larbins du capital» lorsque des flics d'Alès équipés de boucliers nous bousculent hors des grilles de l'espace Paulhan. Nous déambulons quelques temps, le plus souvent  près des fenêtres de la salle en criant et en ironisant sur la situation : les flics, encore une fois, protègent les mondanités bourgeoises…

 

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Textes et infos sur la LOPPSI

 


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