Répression policière des collectifs de précaires à Rennes et ailleurs

Publié le par la Rédaction


À la suite de la manifestation de chômeurs et précaires qui a réuni 3000 personnes à Paris, plus de 200 manifestants ont investi le «centquatre» rue d’Aubervilliers, ce lieu de la démesure d’une politique municipale de prestige qui est surtout un espace de location à des entreprises privées pour créer des «événements» dont les habitants du quartier n’ont strictement rien à faire. La Mairie de Paris y a investi plusieurs centaines de millions d’euros, en même temps qu’elle nettoie le quartier de ses classes populaires, et nous avons voulu y discuter collectivement de la suite à donner à l’actuel mouvement de chômeurs et précaires qui s’étend dans de nombreuses villes en France.

À Paris comme ailleurs, toute mobilisation entraîne une présence policière massive rappelant à tous ceux qui s’opposent à l’ordre actuel des choses que le pouvoir ne saurait tolérer une quelconque velléité de résistance.

Plusieurs centaines de policiers, envahissant avec leurs dizaines de cars plusieurs rues du quartier, sont donc venus nous déloger, comme quelques jours auparavant lors de l’occupation d’ALTEDIA, une entreprise privée que Pôle Emploi finance généreusement pour coacher les chômeurs tout en conseillant les grandes entreprises pour préparer les restructurations sociales permettant de licencier des milliers de salariés.

Nous dénonçons cette répression policière qui comme hier à Rennes a lancé ses meutes de la BAC pour empêcher la manifestation régionale de chômeurs et précaires, procédant à des matraquages et des arrestations. Nous manifestons notre solidarité avec nos camarades de Rennes et exigeons leur libération.

CIP-IDF, 6 décembre 2009.

Publié dans Chômeurs - précaires

Commenter cet article