Répression policière à la manifestation contre la réforme des retraites du 11 novembre à Paris

Publié le par la Rédaction

 

La police organise des souricières de CRS pour empêcher une manifestation contre la réforme des retraites à Paris.

 

Ce jeudi 11 novembre, dans le cadre du mouvement de protestation contre la réforme des retraites, une «marche sur l’Élysée» a été organisée. Malheureusement diverses opérations de police ont empêché les opposants de se regrouper pour protester contre cette réforme. Les manifestants étaient invités à utiliser les transports en commun pour se rendre à Paris. Dans plusieurs villes de France (dont Angoulême), des cordons de policiers empêchaient tout groupe de pénétrer dans les gares. De forts contingents de manifestants sont ainsi restés en province : celui d’Angoulême a occupé un rond-point pendant près d’une heure.

 

Des petits groupes ont tout de même réussi à rallier Paris, dont un groupe de 44 personnes montées dans le TGV à Poitiers. Après être arrivé à la gare Montparnasse, ce groupe se dirige paisiblement vers le point de rassemblement. Quelques minutes avant quinze heures, le groupe de (pas encore) manifestants pénètre dans le VIIIe arrondissement, par la rue Pierre Ier de Serbie. Un cortège de 16 fourgons de CRS les rattrapent alors. Les CRS, qui portaient jambières et boucliers, ont «encagé» le groupe, selon leurs propres termes, sans rencontrer d’autre résistance qu’une indignation verbale. Le commissaire dirigeant les opérations a fait procéder à un contrôle d’identité, avec la promesse de laisser partir les manifestants par petits groupes.

 

La vérification d’identité s’est déroulé selon la procédure suivante :

— Les manifestants étaient regroupés à l’intérieur d’un «enclos» de CRS en armure et bouclier à la main ; 
— Ils sont ensuite passés individuellement, puis par groupe de deux, dans un deuxième enclos, où ils purent présenter leurs pièces d’identité ;
— Une fois les noms et adresses relevées, les manifestants fichés passaient dans un troisième enclos.

 

Après une heure, les manifestants furent embarqués dans un bus de police aux vitres dépolies (les automobilistes circulant passaient à côté sans se rendre compte de ce qui se passait). Le contrôle d’identité fut répété dans deux commissariats distincts (XVe et VIIe arrondissements). À dix-neuf heures, tout le monde était relâché.

 

Il semblerait que la police ait utilisé les mêmes méthodes (arrestation en pleine rue de dizaines de manifestants) contre au moins un autre groupe constitué de cheminots.

 

Samedi 13 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

Commenter cet article

AffreuxSale 14/11/2010 17:00



Ce genre de répression a eu des précédents, malheureusement:


Période électorale durant laquelle le candidat Kozy employait les forces de l'Ordre (Nouveau) à effectuer des arrestations pour contrôles d'identité qui duraient (le hasard fait bien les choses)
le temps du meeting local ...


Quartiers entiers de villes bouclés pour visite officielle du Petit Père du People, une fois l'élection remportée, etc...


Il s'agit désormais de faire taire toute résistance, d'autant que celle-ci, lorsqu'elle marche sur l'Elysée (ou projette de la faire), commence à sentir bon l'insurrection, la vraie!


Si d'autres témoignages de citoyens/militants/syndiqués couillus, dont le droit a manifester ce 11 Novembre a été bafoué, pouvaient venir témoigner à travers les commentaires, ce serait, ce me
semble, une bonne chose.