Réforme des retraites : Battons le fer quand il est chaud !

Publié le par la Rédaction

 

Après un concert de lutte hypervitaminé, le mouvement social havrais prépare la manifestation du 6 novembre tout en invitant l’intersyndicale nationale à «battre le fer quand il est chaud».

 

À lutte mémorable, concert de lutte mémorable. Une foule de militant-e-s s’est pressée le 3 novembre dans la salle du centre culturel La Forge à Harfleur pour écouter des artistes venus pour soutenir la caisse de grève. De la musique celte, des percussions africaines, du rock, de la chanson, des chants révolutionnaires… À l’image de l’intersyndicale havraise, le concert proposait un mélange tonique et fortifiant. Mention spéciale au passage à Grand Final pour une version heavy du Chant des Partisans qui donnait la chair de poule. Trois étoiles également pour la Confédération paysanne qui a offert une divine soupe à la citrouille.

 

Pour que cette belle fête ne soit pas suivie d’une triste défaite, l’Assemblée générale du Havre soutenue par les Unions locales CGT, CFDT, Solidaires et FSU devait envoyer aujourd’hui quatre délégués à Paris pour transmettre une motion à l’intersyndicale nationale. Objectif : faire entendre la détermination des syndicats et de la population de l’agglomération. Mais les Havrais n'étaient pas les bienvenus…

 

«Nous regrettons que cette demande n’ait pas été entendue et notre résolution leur est retransmise avant le début de la rencontre inter-confédérale, explique l’Assemblée générale havraise dans un communiqué. L’unité des directions nationales de nos syndicats a contribué à la construction d’un formidable mouvement durable et déterminé avec le soutien de la majorité de la population. Dans l’agglomération du Havre, des solidarités, des liens fraternels se sont noués entre les militant(e)s d’organisations syndicales différentes de tous les secteurs en lutte pour une mobilisation historique. Nous nous appuyons sur cet acquis formidable et nous voulons battre le fer quand il est chaud pour réussir le 6 novembre et poursuivre cette mobilisation jusqu’au retrait de la loi.»

 

En conclusion, l’Assemblée générale interprofessionnelle maintient sa demande pour «que les organisations nationales appellent à une manifestation nationale à Paris le samedi 13 novembre. Si cette démonstration de force pacifique et déterminée ne suffit pas, il faut que ce soir-là, les directions nationales des organisations syndicales réunissent à Paris des délégations de toutes les villes, des grandes entreprises du pays pour décider d’appeler à une journée de grève générale et à la reconduction du mouvement, jusqu’à ce que le gouvernement renonce à promulguer ou appliquer la loi et décide enfin d’ouvrir de véritables négociations.»

 

Paco - Le Post, 4 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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