Récit du blocage et déblocage du dock pétrolier d'Ambes (Gironde)

Publié le par la Rédaction

Bonjour,

 

 

Arrivé-e-s au DPA (dock des pétroles d'Ambes) après avoir quitté-e-s la gigantesque manif planplan de Bordeaux vers 13 heures, on y trouve deux petites centaines de personnes qui empêchent l'accès des camions au site. On nous dit que le DPA dessert 13 départements (à vérifier quand même). Très peu sont des grévistes du DPA, une demi-douzaine nous dit-on, voire aucun. Certain-e-s bloqueur-euse-s sont là depuis 8 heures ce matin. Les camions-citernes forment une file indienne de 2 ou 3 kilomètres en bordure de la route. 60 autres véhicules sont à l'intérieur du site, ravitaillés en carburant mais empêchés de sortir.

 

 

Les rangs grossissent un peu lorsque se termine la manifestation en ville, mais on ne doit pas dépasser 250 personnes, beaucoup de syndicalistes, de la CGT à la CNT en passant par la FSU, quelques antifas et individus autonomes. Deux voitures de flics sont présentes.

 

 

À 16 heures une rumeur circule à propos de l'arrivée imminente de CRS qui se confirme effectivement par le débarquement d'une dizaine de camions. Les porcs débarquent et se mettent en rang devant les bloqueur-euse-s. Dix minutes plus tard, sans sommation, ils chargent et dégagent le passage en 5 minutes, au prix de quelques bousculades mais sans résistances notables autres que verbales. Les camions-citernes bloqués à l'intérieur commencent à sortir sous grosse escorte policière et sous les huées et les insultes destinées aux routier-e-s : «Sales jaunes !», «Sales traitres !», «Collabos !», «Esclaves !»…

 

 

À 17 heures les camions de l'extérieur commencent à pénétrer à leur tour par dizaines. Le rassemblement se délite. Les flics sont maîtres des lieux.

 

On relativise en se disant que si l'on perd cette petite bataille tactique, ce n'est qu'un sursis avant la pénurie. La stratégie que semble avoir adopté spontanément le mouvement qui consiste à couper le pays de son alimentation en carburant n'en est pas vraiment compromise. Si ils tiennent à accéder aux stocks, qu'ils les vident rapidement ! Rien ne viendra les alimenter à nouveau tant que les raffineries seront paralysées.

 

Rendez-vous est donné demain mercredi 20 à 11h30 au rond-point du Casino à Pessac. 
Rendez-vous aussi mercredi 20 à 11h30 (même jour même heure, faites votre choix) devant la mairie de Bordeaux place Pey-Berland.
Manifestation «étudiante», évidemment ouverte à tout le monde, est prévue jeudi 10h30 à la Victoire.

 

Salutations, 

 

Mardi 19 octobre 2010, 21h12.

 


Publié dans Colère ouvrière

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