Rebetiko 6 vient de paraître

Publié le par la Rédaction

 

Numéro estival, à dégoter dans les toilettes des aires d’autoroutes et en marge des festivités officielles. Un mail à Rebetiko marche aussi (envoi papier).

 

 

 

Édito

 

Fête de la musique, fête des voisins, fête du sourire, fête de la moule… Pas une parcelle de territoire, pas un village (ou presque) n’échappe aujourd’hui à sa festivité estivale. Une fois proclamée l’ouverture de la saison, les murs de chaque cité se couvrent soudainement d’affiches, et tout cela claironne comme un ordre de mobilisation générale.

 

On assiste, passifs, aux réjouissances programmées d’un calendrier sans surprise. Quand les festivals ne sont plus que la vitrine rutilante des politiques locales, la fête est terminée. Il reste un cadavre sur lequel on peut danser. Ce pourrait être à l’occasion d’un apéro géant qui ferait déborder la coupe, d’une soule déferlant au détour d’un rendez-vous culturel, d’un soir de match qui s’embrase… Alors la fête ne serait plus la fête que le Pouvoir «donne» au peuple mais que le peuple se donne à lui-même.

 

Rebetiko no 6, été 2010
Chants de la plèbe.

 


Publié dans Presse

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