Rassemblements pour la défense du droit à l'avortement - 20 novembre

Publié le par la Rédaction

ALENÇON

Un rassemblement contre les anti-avortement à Alençon

 

Une bonne soixantaine de personnes se sont rassemblées en début d’après-midi devant l’hôpital d’Alençon, à l’appel du Planning familial et du Collectif du droit des femmes. Il y avait également des représentants de la CGT, de Sud solidaires et du NPA.

 

 

Les manifestants entendaient contrer l’action de SOS tout-petits. Cette association catholique opposée à l’avortement, dont c’est le vingt-quatrième anniversaire aujourd’hui, avait prévu comme dans une trentaine de villes en France de prier devant l’hôpital. Mais le rosaire public n’a pas eu lieu à 14h30 comme l’avait annoncé l’association sur son site Internet. «Avorter est un droit, avorter est un choix», avaient écrit plusieurs femmes sur des pancartes.

 

Leur presse (Ouest-France), 20 novembre 2010.

 

 

BESANÇON

Démonstration de force !

 

Au moins 200 personnes ont tenu le parvis de la cathédrale pour bloquer la manifestation intégriste.

 

Le face à face, en fin de parcours, a été tendu. Slogans directs d’un côté, doigts tendus, rots de bière et chants fascistes de l’autre. Hier, la contre manifestation organisée par le SCALP, pour empêcher la tenue d’une manifestation anti-IVG de l’association catholique intégriste SOS tout- petits, a été particulièrement impressionnante.

 

 

Au moins 200 personnes se sont mobilisées, dès 13 heures, pour défendre le droit des femmes à disposer librement de leur corps. Campant devant la cathédrale, elles ont attendu de pied ferme l’arrivée des extrémistes qui devaient être appuyés par des militants du Front comtois, connus pour ne pas faire dans la dentelle. Un discret service d’ordre avait pris place en retrait des uns et des autres pour parer à toute confrontation violente. On dénombrait beaucoup de jeunes garçons et filles de la mouvance anarchiste parmi les contre-manifestants. Mais pas seulement, à l’image de Geneviève, 62 ans, venue dire : «Ça suffit. Cela fait 40 ans que nous avons gagné de haute lutte le droit à la contraception et à l’avortement. Je n’étais pas parmi les plus militantes à l’époque mais je ne souhaite pas que mes petites filles aient de nouveau à se battre. Qu’on nous foute la paix à nous les femmes !»

 

À 14h30, heure dite pour la génuflexion intégriste, personne ne s’est présenté sur le parvis de la cathédrale pour braver la contre-manifestation. Une bonne chose dont on doit aussi la réussite à l’action de la police qui a réussi à dissuader la quinzaine de militants de SOS tout-petits de venir et à cantonner à l’écart la quarantaine de crânes rasés venus de toute la région voire au-delà jouer les fiers à bras à leurs côtés.

 

Ces derniers, installés en terrasse du Via Roma, place de la Révolution, se sont contentés d’adresser force provocation et doigts d’honneur en brandissant leurs verres de bière au cortège des contre-manifestants dont les séparait un utile cordon de policiers, harnachés pour toute éventualité. «On a tenu la place. Les fachos ne sont pas passés», se réjouissaient les contre-manifestants dont les plus turbulents étaient fermement recadrés par un service d’ordre consciencieux. «Nous ne sommes pas violents !» précisaient-ils.

 

Leur presse (Fred Jimenez,
L’Est Républicain), 21 novembre.

 

Avortement : Besançon sous tension des extrêmes

 

Pro et anti-avortement ont joué à cache-cache au centre de Besançon une bonne partie de l'après-midi. La tension était à son comble aux abords de la place de la Révolution quand les deux groupes ont failli se croiser. La police a juste eu le temps de barrer le passage.

 

 

Il était prévu que l'association SOS Tout Petits se réunisse devant la cathédrale Saint-Jean à 14h pour manifester leur opposition à l'avortement.

 

Ce qui a incité le Scalp, regroupement d'extrême-gauche, à appeler à une contre-manifestation. Quelques 200 personnes ont répondu à l'appel et se sont retrouvées au pied de la cathédrale à partir de 13h tout en laissant monter les voitures et les bus à la Citadelle.

 

 

 

 

Du coup, les adhérents de l'association SOS Tout Petits ne se sont pas montrés, mais le service d'ordre d'extrême-droite qui devait les protéger est resté en ville. Une trentaine d'hommes tout en noir appartenant au Front Comtois buvaient leur bière sur une terrasse de la place de la Révolution quand ceux du Scalp passaient par là en allant de la cathédrale à la Casa Marulaz.

 

Sans la présence de la police, les choses auraient pu vraiment mal tourner…

 

 

 

 

 

 

 

 

Leur presse (macommune.info), 20 novembre.

 

 

BORDEAUX

Praying in the rain (Novofuck, 22 novembre)

 

 

Plus de 200 manifestants à Bordeaux pour défendre le droit à l'avortement

 

Quelque 220 personnes se sont rassemblées samedi après-midi dans le centre de Bordeaux pour défendre le droit à l'interruption volontaire de grossesse, face à environ 120 catholiques priant contre l'avortement, a-t-on appris de source policière.

 

Alors que résonnaient les prières des membres de l'association «SOS tout-petits sur le parvis de la cathédrale, les manifestants, répondant à l'appel du Collectif bordelais pour les droits des femmes, ont fait un maximum de bruit pendant deux heures avec sirènes, sifflets, trompettes et autres chansons, pour couvrir chants et prières, selon la même source.

 

Les contre-manifestants, au nombre de 500 selon les organisateurs, ont symboliquement tendu des draps blancs et roses pour masquer la prière publique des pro-vie et défendre la contraception et l'avortement «libres et gratuits», a indiqué à l'AFP Monique Nicolas, membre du Collectif et du planning familial.

 

 

«Ça fait 40 ans qu'on se bat pour le droit à l'IVG, on l'a obtenu en 1975, mais il faut que l'opinion publique comprenne qu'il est de fait toujours remis en cause par des lobbies, par les intégristes et par les politiques publiques avec la restriction des moyens» et la baisse du nombre de centres pratiquant l'IVG, a-t-elle dit.

 

La manifestation s'est disloquée sans incident et sans interpellation, selon la police.

 

Une manifestation et une contre-manifestations similaires ont également eu lieu samedi après-midi à Toulouse.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 20 novembre.

 

 

CHÂTEAUROUX

Des «anti-avortement» perturbent la fête des droits de l’enfant

 

Des manifestants anti-avortement ont perturbé la Journée des droits de l’enfant, célébrée samedi place de la République. Simple hasard du calendrier ou fait exprès, le 20 novembre est en effet le jour qu’avait choisi Benoît XVI pour appeler les catholiques à manifester contre l’IVG et l’euthanasie. Cet appel a été relayé, samedi, à Châteauroux par une quarantaine de membres de l’institut Civitas. De quoi gâcher la fin de journée pour les associations qui s’étaient tant investies dans l’organisation de cette manifestation dédiée à la solidarité et à la tolérance.

 

Leur presse (la Nouvelle République), 20 novembre.

 

 

LILLE

Rassemblement anti-IVG : 15 ans et déjà faf (Indymedia Lille, 21 novembre)

 

 

 

 

 

NANTES

SOS Tous petits face aux tenants du Planning familial à Nantes

 

Ils étaient environ 200 en prière devant l'église Saint-Nicolas à Nantes. Les militants de SOS Tous petits ont renouvelé une opération de protestation désormais traditionnelle. Comme d'habitude également, un groupe de personnes équivalent en nombre, a organisé une contre-manifestation au même endroit. Il s'agissait des militants du Planning familial et du collectif 44 Vigilance féministe. Les deux troupes étaient séparées par les effectifs policiers de quatorze cars de CRS encerclant la place Félix-Fournier. Il n'y a eu aucune tentative d'agression de part et d'autre. Les deux groupes se sont dispersés sans heurts dans la ville.

 

 

Vers midi, un petit groupe de contre-manifestants avait tenté d'occuper les lieux de la prière avant ceux de SOS Tous petits. Il a été délogé par la police.

 

Leur presse (Ouest-France), 20 novembre.

 

 

POITIERS

Manif et contre manif

 

Des catholiques anti-avortement ont prié devant la cathédrale de Poitiers, vite rejoints par des manifestants de gauche.

 

 

Face à face entre opposants et défenseurs de l'IVG ce samedi à Poitiers.

 

Des chrétiens traditionnalistes regroupés pour une «prière contre l'avortement», se sont retrouvés face à des contre-manifestants favorables, eux, à la liberté d'avorter.

 

 

Leur presse (France 3 Poitou-Charentes), 20 novembre.

 

 

TOULOUSE

Face à face entre pro et anti-IVG à Toulouse

 

Une trentaine de chrétiens traditionnalistes, regroupés pour une «prière contre l'avortement», se sont retrouvés samedi après-midi à Toulouse face à 300 contre-manifestants réunis à l'appel d'associations favorables à la liberté de l'avortement, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

 

Pendant que les opposants à la liberté des interruptions volontaires de grossesse priaient à genoux et en silence devant la cathédrale Saint-Étienne, à l'abri d'un cordon de CRS, les pro-IVG, réunis à l'appel du Mouvement pour le planning familial, de la FSU et d'organisations d'extrême-gauche tels le NPA et une «coordination des groupes anarchistes», scandaient des slogans favorables à la liberté de choix des femmes.

 

«Il y en a marre de la remise en cause du droit des femmes, y compris par la réduction des moyens qui rendent l'IVG de plus en plus difficile, ce dont l'extrême-droite profite pour avancer», a notamment déclaré à l'AFP Myriam Martin, tête de liste du NPA aux dernières élections régionales.

 

La banderole des contre-manifestants proclamait «l'avortement est un choix», des pancartes ajoutant : «ni pape, ni juge, c'est aux femmes de décider !»

 

Au bout d'une heure de prières, les anti-IVG ont quitté la place peu après 15H15 sous protection policière.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 20 novembre.

 


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Polux 21/11/2010 14:54



Je ne comprends pas pourquoi, alors que beaucoup de militants se mobilisent ici à Besançon, il n'y a ABSOLUMENT personne qui ose bouger quand des couples homosexuels sont harcelés, injuriés,
manacés et même frappés, car vivant en couple dans un quartier populaire ou une cité ????


Surtout quand les raisons évoquées par les jeunes, pour ces actes homophobes ignobles, sont d'ordre RELIGIEUX


Les permanences de SOS Homophobie ont même été "invitées" à quitter certaines banliues, certains quartiers....

POURQUOI ce deux poids deux mesures ????


POURQUOI aucune action antifaciste forte ????


 


Est-ce parce que c'est beaucoup plus dangeureux d'aller lutter contre l'homophobie dans une cité dite "sensible", que contre le sexisme dans une centre-ville tranquille ?


 


J'aimerais comprendre...


 


Merci de ne pas me censurer, même si ma question dérange



luma 21/11/2010 10:44



Plus de photos de la manif Bisontine sur fragment de manif:


http://fragmentdemanif.wordpress.com/2010/11/20/besancon-20-novembre-2010-rassemblement-et-manif-antifascistes-pour-la-defense-du-droit-a-livg-contre-sos-tout-petit-venu-prier-contre-lavortement-et-la-contraception-avec-son-so/


Besançon est antifa!!!!