Rafle anti-anarchistes à Athènes - 13 janvier

Publié le par la Rédaction

Par rapport à une arrestation en Grèce

 

Lettre ouverte de Philipp et de Pepe Mayer sur les lèches et les publications sur notre sœur de quelques perroquets de l'État

 

Un sale jeu est en train d'être joué sur le dos de notre sœur et de notre famille. Avec le procès des accusés à la participation de l'organisation «Conspiration des cellules du feu», qui aura lieu bientôt, et l'explosion auprès du bâtiment du tribunal administratif, qui, niveau arrestation, est restée sans riposte, on attendait de l'État la tentative d'attraper un «gros poisson». Et s'il n'y arrive pas, il s'en dessine un, afin de regagner du prestige perdu et de montrer sa force.

 

Ainsi, quelques journalistes — agents de l'autorité — ont vu la possibilité, basée sur la correspondance hasardeuse du nom de notre mère avec celui d'un membre prétendu de la RAF, Barbara Meyer, d'inventer un scénario digne d'un film avec des liens entre des groupes internationaux et allemands. Ils ont atteint un tel degré de ridicule qu'ils ont fini par republier des noms de membres recherchés de la RAF des années 1980 et par servir d'autres histoires délicates, afin de satisfaire le public terrorisé. Pour ce faire, notre mère a été décrite comme une terroriste recherchée et disparue, tandis qu'elle vit en ce moment avec nous, sa famille, en Grèce. Notre père a eu un destin grave à cause d'elle : Ils n'ont pas que changé son nom, non, ils ont même déclaré qu'il avait été tué pendant une fusillade avec des flics en Autriche ! Très choquant pour un thérapeute de musique vivant et travaillant sain et sauf en Allemagne…

 

Ayant apparemment bu un verre avec un des quatre, arrêtés récemment pour des prétendus incendies à Théssalonique, notre sœur a été bénie membre d'une organisation criminelle et poussée à avouer à cause de ces mythes et de sa généalogie «terroriste».

 

Notre sœur n'est, comme nous, pas une terroriste, mais une anarchiste — une décision lourde de conséquences dans un monde plein d'oppresseurs. On exige que ce jeu pourri s'arrête tout de suite et on avertit tout ceux qui y participent : un jour, on s'affrontera. Et n'oublions pas ceci :

 

Les seuls terroristes, c'est les États.

 

Indymedia Suisse romande, 18 janvier 2011.

 

 

À propos de l’arrestation de la camarade Fei Mayer

 

Au lendemain de l’arrestation de quatre camarades, les services antiterroristes ont arrêté la camarade Fei Mayer, sous l’accusation de participation à un groupe terroriste (groupe dont le nom n’a pas encore été choisi par les flics). Tant les avocats que l’information sur ce dont on est accusé étant considérés comme un luxe en Grèce, elle n’a pu avoir accès ni à l’un ni à l’autre. Les mass media, devant combler le vide de l’existence de la moindre preuve, ont commencé à diffuser des scénarios surréalistes sur ses parents qui auraient été membres de la Fraction Armée Rouge et d’autres groupes de lutte armée en Allemagne. Ces media ont allés jusqu’à nous «informer» de la mort de son pèreau cours d’une action de guérilla en Allemagne ! Bien sûr, son père est bien vivant, même s’il ne doit plus tout à fait se sentir autant en sécurité qu’avant l’annonce de son décès.

 

Le seul crime de Fei est la solidarité et la dignité.

 

Traduit par nos soins.

 

About the arrest of comrade Fei Mayer

 

One day after the arrest of four comrades (update 470), the antiterrorist agency arrested the comrade Fei Mayer. She is accused for participation in a terrorist group (the name of the group has not yet been decided by the cops). Lawyers or information about what she is accused is considered luxury for people arrested in Greece, so she doesn’t have any of these. The mass media come to fill the gap of the not-existing evidence, so they have started to transmit surreal scenarios about their parents being members of RAF and other armed groups in Germany. They also “informed” us that her father was killed during a guerrilla action in Germany! Of course, her father is still alive, maybe he is a bit more insecure after he was informed about his death.

 

The crime of Fei is solidarity and dignity.

 

From The Greek Streets, 15 janvier.

 

 

Grèce : la police se prévaut d'avoir empêché des attentats anarchistes

 

La police grecque s'est prévalue samedi d'avoir empêché, en arrêtant cinq activistes présumés, des attentats dirigés contre la comparution dans un procès, à partir de lundi, de 13 membres présumés du groupe anarchiste Conspiration des cellules de feu.

 

Dans un communiqué, la police a annoncé avoir découvert dans un appartement athénien perquisitionné jeudi après l'arrestation de quatre Grecs âgés de 21 à 23 ans un «brouillon de revendication de six pages, sous forme électronique».

 

«Il en ressort qu'une nouvelle organisation aurait revendiqué la responsabilité d'une série d'explosions (…) perpétrées en manifestation de solidarité avant le procès des membres de l'organisation terroriste Conspiration des cellules de feu», est-il écrit dans le communiqué.

 

Les enquêteurs ont aussi découvert «des listes de noms de magistrats, des adresses de commissariats, des plans et des photographies d'armements», selon le communiqué. Ils avaient auparavant saisi une kalachnikov et un pistolet de calibre 9 mm, avec des centaines de cartouches.

 

Les quatre jeunes arrêtés sont poursuivis pour «participation à une organisation terroriste» en compagnie d'une Allemande de 27 ans, arrêtée pour sa part vendredi, la seule de ces personnes à avoir demandé un avocat.

 

Ce dernier a dénié toute implication de sa cliente dans l'affaire, imputant sa mise en cause à un contact amical avec un des suspects.

 

Les quatre jeunes gens étaient dans le collimateur de la police depuis un attentat à l'engin incendiaire ayant visé un véhicule public à Salonique (nord) en octobre. Ils doivent être déférés samedi devant un juge d'instruction dans cette ville pour cette affaire.

 

La Conspiration, dont 13 membres présumés doivent être jugés pour «terrorisme» à partir de lundi, a signé depuis 2008 des dizaines d'attentats, qui n'ont pas fait de morts, visant magistrats, médias, décideurs et institutions économiques et politiques.

 

La police a multiplié les arrestations d'extrémistes anarchistes présumés depuis la découverte en septembre 2009 d'une cache de la Conspiration, et une première série d'arrestations.

 

Parallèlement, des attentats ont continué d'être signés par la Conspiration, dont le dernier en date, le 30 décembre, a gravement endommagé le tribunal administratif d'Athènes.

 

S'adressant aux «inquisiteurs modernes et juges», les auteurs de la revendication de cette action, postée depuis en ligne sur le site grec d'Indymedia, écrivent : «Nous nous engageons à placer dans vos cours, vos voitures, vos bureaux, un kilogramme d'explosifs par année de prison prononcée à l'égard de nos frères».

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 15 janvier.

 

 

Arrestation de quatre personnes liées à un réseau radical anarchiste

 

La police grecque a annoncé jeudi soir l'arrestation de quatre personnes, soupçonnées d'appartenir à un groupe radical anarchiste, dont certains membres présumés seront jugés à partir de lundi à Athènes.

 

Selon une source policière, les interpellations sont liées à l'enquête sur le groupe Conspiration des cellules de feu, qui a notamment revendiqué fin novembre une série d'envois de paquets piégés à des ambassades et dirigeants étrangers, blessant une personne.

 

Treize membres présumés de ce groupe comparaissent lundi dans un tribunal installé à l'intérieur de la prison de Korydallos à l'ouest d'Athènes, dans le premier procès pour «terrorisme» visant la nouvelle génération d'extrémistes grecs.

 

La police, qui avait fait état dans un premier temps de deux arrestations seulement, a annoncé que celles-ci rentraient dans le cadre «des enquêtes de la brigade anti-terroriste». Elle a ajouté que des perquisitions étaient en cours en début de soirée dans les quartiers athéniens de Pangrati et de Tavros, et que les recherches se poursuivaient.

 

Selon une source policière, des perquisitions étaient aussi menées à Salonique (nord), dans l'entourage de suspects arrêtés de la Conspiration, et près de Patras, dans le Péloponnèse.

 

La Conspiration, qui a émergé début 2008 avec un discours anarchisant, a revendiqué ou s'est vu attribuer des dizaines d'attentats, incendiaires puis à l'explosif, n'ayant pas fait de morts, visant magistrats, médias, décideurs et institutions économiques et politiques.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 13 janvier.

 

 

Anti-terrorist unit arrests four people ahead of the Conspiracy of Cells of Fire trial; one of the arrested is member of parliamentary Leftist party

 

Only days before the commencing of the trial of a number of people accused of participating in the urban guerrilla group “Conspiracy of Cells of Fire” (the trial starts on Monday), the Greek police’s anti-terrorist unit has launched an operation across Athens in which four people have been detained so far. No information has been released for the three of them but the fourth person, Dimosthenis Papadatos-Anagnostopoulos, is a member of the parliamentary leftist party Synaspismos: Papadatos-Anagnostopoulos has described how during the operation he was stopped on the street, pushed in a car, beaten and held at the Police HQ for three hours before being released and informed by police he was arrested by mistake, as he looked like one of the suspects.

 

From The Greek Streets, 14 janvier.

 


Publié dans Grèce générale

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