Quelques reflexions sur les menaces de M. Hortefeux

Publié le par la Rédaction

M. Hortefeux menace !

 

Après sa déclaration du 18.08.2010 à Dammary-les-Lys, qui semble être devenu une localité préférentielle pour faire du battage médiatique sécuritaire, j’ai lu les articles du Jura Libertaire article du 17.08.2010 et de Indymedia.

 

Après avoir lu les deux articles incriminés par M. Hortefeux, je ne vois vraiment pas qu’il y ait de quoi fouetter un chat (noir, il est vrai !).

 

Ces articles sont extrêmement courtois et font preuve d’une grande retenue.

 

D’abord, deux hommes en effet, qui certes avaient commis respectivement une infraction et un crime, ont été abattus froidement par les forces de l’ordre en dehors de situation de légitime défense pour le premier, et en dehors de situation de combat pour le second. Les actes ayant été commis de sang froid, et soit sur ordre, soit en situation de tolérance de la part de la hiérarchie, il s’agit d’assassinats purs et simples du point de vue du code pénal.

 

Nous en sommes à la doctrine de la police des Usa, qui est autorisée à tirer à vue sur tout contrevenant qui n’obéit pas à la police.

 

Ce n’est pas ainsi qu’on condamne à mort les gens en France, où par ailleurs la peine de mort est abolie. Le devoir des forces de l’ordre est d’arrêter les délinquants et les criminels pour les remettre aux Tribunaux, et si quelqu’un force un barrage parce qu’il n’a pas de permis de conduire, ce n’est encore de loin pas un motif de le fusiller, d’autant plus qu’il ne portait pas d’armes.

 

Les fauteurs de guerre civile, ce sont ceux qui tels M. Nicolas Sarkozy et ses acolytes tiennent sans cesse un discours de guerre civile.

 

L’esprit de guerre civile n’habite pas la société : les citoyens ne rêvent que de paix, de concorde, de relations amicales et détendues, de sécurité de l’emploi, de sécurité de leur protection santé, de sécurité de leur retraite bien méritée après une longue vie de labeur et d’exploitation.

 

L’esprit de guerre civile apparaît après les imprécations de guerre civile des responsables de l’État à l’encontre des populations, il ne le précède pas. La désobéissance fréquente aux lois est initiée à la fois par l’exemple des plus hauts dirigeants de l’État, qui fraudent aux élections, font de fausses déclarations de comptes de campagne, mentent ouvertement lorsqu’ils parlent à la télévision, et par la discrimination généralisée envers les pauvres.

 

Les condamnations citées dans ces articles, y compris celle des personnes poursuivies pour hébergement de sans-papiers, des personnes condamnées alors qu’elles avaient quitté la manifestation de l’OTAN du 04.04.2009 à Strasbourg, ainsi que les inculpations de personnes ayant appelé au boycott de produits d’importation israéliens, sont totalement contraire aux principes de la Constitution actuellement en vigueur, des principes généraux du droit et dans de nombreux cas, de la loi tout court.

 

Ainsi, encore aujourd’hui, des enfants ont-ils été mis en rétention administrative dans un CRA bien qu’aucune loi n’existe qui le permette. Le 16.08.2010, nous lisons à nouveau qu’un couple d’Arméniens avec deux enfants ont été enfermés au CRA de Rennes.

 

À défaut de loi permettant la privation de liberté des mineurs, hormis les dispositions du Code Pénal, le Préfet d’Ile-et-Vilaine a ainsi commis une interpellation arbitraire de mineurs, une séquestration arbitraire de mineurs, ce qui s’appelle en bon français, un kidnapping. Ainsi que son supérieur hiérarchique, en l’occurrence le Ministre de l’Immigration, le Ministre de l’Intérieur, le Premier Ministre et M. Nicolas Sarkozy qui agit en permanence en tant que chef de fait du gouvernement de la France, et qui est par conséquent personnellement responsable de tous les actes illégaux et arbitraires. Pourquoi ? Parce qu’il n’a aucun droit ni aucune compétence légale pour commettre des actes de gouvernement.

 

La Constitution est extrêmement claire sur ce point. Il ne se rend pas compte qu’avec  la mise en rétention administrative d’environ 4000 enfants mineurs depuis qu’il est «aux affaires», comme on dit chez lui, il en a pour approximativement 80'000 années de prison. On verra ça quand il ne sera plus Président !

 

En tout cas, si M. Hortefeux passe de la bien vaine tentative d’intimidation à l’acte, il faudra que nous soutenions à fond les personnes poursuivies.

 

Cordialement

 

Henri Cron, 20 août 2010.

 


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peu importe 23/08/2010 20:41


"il faudra que nous soutenions à fond les personnes poursuivies" à fond !