Quelques nouvelles de Montpellier - 28 octobre

Publié le par la Rédaction

Bonjour, bonjour !

 

Concernant les six interpellations de jeudi dernier :

— Quatre personnes ont été relâchées, dont une qui reste poursuivie pour refus de prélèvement ADN et port d'arme blanche. 
— Les deux lycéens ont pris un mois ferme (accusés d'avoir caillassé un fourgon de police) ainsi que deux cent euros de dommages et intérêts à verser à chaque occupant du fourgon, il y en a un seul des deux qui devrait faire appel. Je tiens à noter que ces jeunes n'étaient visiblement pas au courant des bases en situation de garde à vue, puisqu'ils ont choisi la comparution immédiate avec un avocat commis d'office. Il me semble TRÈS important de faire le plus possible pour apprendre aux gens qui en auraient besoin ces bases.

 

La faculté de Paul Valéry a reconduit le blocage jusqu'à jeudi, dans une AG comportant environ 700 personnes (quoi qu'en dise le collectif Stop la grève). Un péage gratuit a été organisé mardi, le centre de tri postal a été bloqué, il y a régulièrement des bloquages de route, des manifestations sauvages… L'UM2 a voté le blocage pour mardi et on votera la reconduite le jour même.

 

Les gens restent globalement très motivés, malgré toute la propagande et les mensonges du gouvernement et des médias (à se demander s'il est encore utile de les séparer). D'autres actions sont prévues, on vous tiendra au courant !

 

Ne désespérez pas, amis, nous vaincrons !

 

Pour finir, voici un tract qui a été diffusé à la manifestation d'aujourd'hui :

 

Comment élargir la lutte et construire une dynamique destructrice et néanmoins créatrice 
Le report de l'âge légal de la retraite, on n'en veut pas. Soit. On pourrait ici invoquer les multiples manières de combler un déficit qui a priori ne nécessitait pas de réforme particulière avant l'horizon 2020 (Sarkozy, mai 2007). 
Nous pourrions par exemple parler des milliards échangés chaque année sur les marchés et dans les paradis fiscaux (que Sarkozy a promis de supprimer et dont Éric Besson, qui vit visiblement dans un monde différent du nôtre, a annoncé la fin en 2010 lors de son débat avec Marine le Pen). Nous pourrions aussi aborder le bouclier fiscal et autres niches puis nous embourber ainsi dans une guerre comptable. Ce ne sont en fait pas les arguments qui manquent pour démontrer (une nouvelle fois) l'hypocrisie (inhérente ?) du gouvernement. 
Car la question des retraites est abordée par les centrales syndicales dans tous les sens, sauf celui fondamental du rapport de force, du rapport social et donc des choix de vie qui concernent chacun d'entre nous.
On ne peut efficacement mener un combat contre la réforme des retraites (et élargir la lutte par la suite) sans que les esprits ne soient également amenés à conduire parallèlement une critique radicale de l'organisation de la société (et voire même une critique radicale de l'idée d'organiser la société). Si on se contente, comme l'ont toujours fait les centrales syndicales, de réclamer finalement que rien ne change, on ne fera que sous-alimenter un débat déjà stérile aux conclusions superficielles.
C'est en s'attaquant au concept même du travail et du salariat, en le déconstruisant, qu'on pourra dignement devenir un jour maître de nos existences et ainsi abolir, définitivement, le spectacle et la servitude qui l'accompagne.
«Il n'est pas d'individu plus fatalement malavisé que celui qui consume la plus grande partie de sa vie à la gagner.» — Henry David Thoreau in La vie sans principes.

 

Jeudi 28 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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