Quatre lycéens gardés à vue à Meaux

Publié le par la Rédaction

Manifestations : Quatre lycéens en garde à vue à Meaux pour jets de pierres

 

Quatre lycéens ont été interpellés et placés en garde à vue mercredi à Meaux (Seine-et-Marne) pour jets de pierres sur des policiers et outrage, lors d'une manifestation contre la réforme des retraites, a-t-on appris de source policière.

 

Les policiers n'ont pas été blessés.

 

Trois des quatre lycéens ont été placés en garde à vue pour «jets de projectile», le quatrième pour «outrage», a-t-on indiqué de même source.

 

Deux d'entre eux sont âgés de 14 et 16 ans, a-t-on ajouté, sans préciser l'âge des deux autres.

 

Selon un communiqué de la CGT Éduc'action 77, ces jeunes sont scolarisés au lycée Pierre de Coubertin de Meaux.

 

Les lycéens étaient 250 selon la police dans les rues du centre de Meaux mercredi matin pour manifester contre le projet de réforme des retraites.

 

Aucun autre incident n'a été répertorié.

 

 

 

La CGT Éduc'action rapporte dans un communiqué que les manifestants ont bloqué l'entrée du lycée Pierre de Coubertin «à l'aide de poubelles et barrières». Puis, «vers 10 heures, après accord de l'administration du lycée, les policiers ont brisé par la force cette manifestation en démontant le barrage de fortune des élèves.»

 

«À l'aide de coups de matraques et de pulvérisations de bombe lacrymogène, les policiers ont réussi à expulser les élèves du perron du lycée», poursuit la CGT, qui «condamne fermement la répression policière envers les lycéens» manifestants.

 

À Melun, un cortège de 250 lycéens a manifesté sans incidents, selon la police. Dans cette ville comme à Meaux tout était terminé vers 12 heures, selon la police.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 13 octobre 2010.

 

 

 

 

Meaux : Violences en marge de la manif lycéenne

 

Des affrontements ont éclaté entre adolescents et policiers en marge d’une manifestation lycéenne. Deux mineurs et un majeur ont été arrêtés.

 

Trois jeunes, dont un mineur, ont été arrêtés et placés en garde à vue pour jets de pierres sur des policiers et outrage à la suite d’affrontements violents avec les forces de l’ordre hier matin à Meaux. Le plus jeune devait être déféré en fin de journée devant le juge des enfants.

 

Au cœur d’une manifestation lycéenne contre la réforme des retraites, une centaine d’adolescents excités à la vue des forces de l’ordre ont mené des affrontements avec les policiers, depuis le lycée Coubertin, où sont scolarisés certains participants dont les quatre interpellés, jusqu’au secteur B du quartier de Beauval, en passant par le centre-ville de Meaux en pleine préparation de la Foire d’automne.

 

Vers 8h45, le défilé descendu par l’avenue Gallieni et arrivé aux abords du lycée Moissan tente de se diriger vers le lycée Jean-Vilar par le quai Victor-Hugo, qui longe la Marne. Pas de slogans. Pas de banderoles. Essentiellement des garçons dans les rangs. C’est un groupe agité de mouvements brusques et de cavalcades soudaines qui s’avance au milieu de la circulation en déroute en défiant des policiers en tenue de maintien de l’ordre. Ils les empêchent de passer. Des poubelles sont renversées, des pierres fusent. Les policiers chargent à plusieurs reprises, larguent des lacrymogènes, repoussent les ados qui contournent le secteur de la mairie et se dirigent vers Beauval par le centre-ville.

 

Après une halte devant le lycée Jean-Vilar, les jeunes rejoignent rapidement le lycée Baudelaire, talonnés par plusieurs dizaines de policiers. S’ensuit un violent affrontement vers 11 heures près du centre commercial la Verrière, dans le quartier de Beauval. Le visage masqué par des écharpes, des chèches ou des capuches, armés de longues lattes de bois, les adolescents gratifient les policiers d’un tir nourri de pierres. Protégés par une rangée de sapins, ces derniers répliquent avec quelques lacrymogènes. Réfugiés dans des allées d’immeubles, les jeunes vont alors peu à peu se disperser dans le quartier.

 

Dans un communiqué, le député-maire (UMP) de Meaux a fait état de «dégâts importants causés à la ville, aux commerçants et aux habitants». Contacté, son directeur de cabinet évoque «une vitrine cassée en centre-ville, des dégradations de mobilier urbain et de voitures de police municipale». Côté police, on assurait pourtant hier soir qu’«aucun dégât matériel notable» n’était à déplorer. Quoi qu’il en soit, Jean-François Copé a annoncé hier son intention de «porter plainte contre X au nom de la ville de Meaux, pour qu’une enquête ait lieu».

 

Leur presse (Le Parisien), 14 octobre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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lepongecarrEe 18/10/2010 14:13



dans la video comme le jeune y fume le flic c'est du grand art monsieur !



cpolitic 13/10/2010 15:48



Saint Quentin - Meaux: des fiefs UMP de Bertrand et Copé!