Quand les manifestants visitent la mairie de Montélimar

Publié le par la Rédaction

Une centaine de manifestants saccagent le bureau du maire de Montélimar

 

Une centaine de personnes qui venaient de manifester contre la réforme des retraites ont saccagé le bureau du député-maire UMP de Montélimar (Drôme), mardi en fin d’après-midi, a-t-on appris auprès de la police et de la mairie. 

 

Leur presse (Ouest France), 12 octobre 2010.

 

 

 

 

Des manifestants commettent des dégradations dans le bureau du maire de Montélimar

 

Des manifestants contre la réforme des retraites se sont introduits mardi après-midi dans le bureau du maire de Montélimar, où ils ont commis des dégradations, a-t-on appris de source policière confirmant une information de TF1 News. Personne n'a été interpellé.

 

En marge de la manifestation, plusieurs personnes se sont introduites dans la mairie et ont notamment renversé des chaises, des tables et du matériel informatique dans les bureaux, dont celui du maire UMP Franck Reynier.

 

Le commissariat est chargé de l'enquête. Le député-maire a fait savoir dans la soirée qu'une plainte avait été déposée. «Le préfet, les services de police, le cabinet du ministre de l'Intérieur sont saisis», a déclaré M. Reynier dans un communiqué, condamnant une «invasion brutale et violente» et des «agissements inqualifiables et inadmissibles» commis par des «voyous».

 

Leur presse (AP), 12 octobre.

 

 

 

 

«Une personne blessée, la mairie forcée, le personnel municipal choqué, et le bureau du député-maire Franck Reynier (UMP-Radical) saccagé en quelques minutes. (…)

 

Il était environ 17 heures, lorsque quelques manifestants ont forcé la porte d’entrée de l’hôtel de ville. D’autres se sont alors engouffrés dans le bâtiment. Une centaine environ. La foule se glisse dans les couloirs, les bureaux des services, frappe aux portes closes.

 

Arrivés au premier étage, et après quelques slogans, c’est cette fois la porte du bureau du député-maire qui cède sous les coups de pied. Là encore, un groupe suit. Le bureau est alors saccagé en quelques minutes, puis visité par une petite cinquantaine de personnes. Tous ressortent assez vite, invités à circuler par les quelques policiers arrivés sur place.

 

Le personnel municipal est sous le choc. Le fauteuil du député-maire a été jeté par la fenêtre, le mobilier piétiné et renversé. Et sur la façade, le drapeau européen détruit.

 

S’il est exact que quelques jeunes casseurs se sont bien mêlés à la “fête” — comme “ivres de maîtriser un soir le château” — ce sont bien quelques membres de syndicats et de partis politiques qui, dehors comme dedans, ont amorcé l’escalade. Des renforts de police de Valence et des cars de CRS ont été dépêchés sur place. Le calme est revenu vers 18 heures. (…)

Hier soir, la police scientifique procédait à des relevés dans l’hôtel de ville. De son côté, l’intersyndicale annonçait “se réjouir de la journée qui a été une réussite” et “déplorer ce qu’il s’est passé à la mairie à cause d’éléments perturbateurs”.»

 

Leur presse (Dauphiné Libéré), 13 octobre.

 

 

 

 

(…) La manifestation a débouché finalement sur la place de la Mairie, sous les fenêtre du maire-député, pour lui faire connaître la colère et la détermination des manifestants. C'est là qu'est survenu un incident qui fera sûrement les titres du Dauphiné de demain : «Les manifestants envahissent et s'emparent de la Mairie de Montélimar - Le bureau du député Maire saccagé». Dans les faits, à la suite d'une petite altercation devant des portes ouvertes, l'imposant portail de bois s'est soudain refermé, poussé par des employés municipaux sans doute inquiets. Cette fermeture soudaine de la maison publique a provoqué la colère des manifestants qui n'ont pas laissé le temps aux serrures d'être enclenchées. Et la poussée des manifestants a fait se rouvrir les portes. Ils se sont alors engagés dans les locaux et certains ont voulu concrétiser leur colère sur les attributs du pouvoir. On a vu alors les portes claquer, le fauteuil du maire passer par la fenêtre ainsi que quelques documents. Une cravate est brandie à la fenêtre, à bout de bras par une main vengeresse. Rien de trop grave en fait, selon ceux qui ont visité les lieux, même si le bureau du 1er magistrat municipal s'est retrouvé sans dessus dessous. Quelques dégâts matériels et une manifestante blessée au milieu de la cohue. Les services des pompiers, intervenus peu après, ont permis une évacuation de la victime vers l'hôpital après avoir constaté quelques douleurs au niveau des cervicales mais selon eux rien de bien méchant. À la demande d'un retour au calme par les mégaphones syndicaux, et à un appel à ne pas sombrer dans des dégradations inutiles qui déserviraient l'image d'une journée pacifiste, les «envahisseurs» répondent en se retirant alors dans le calme. L'absence d'intervention immédiate des services de police facilitera les choses. Et la foule bon enfant se replie en bonne ordre et sans plus de dégâts. (…)

 

Médias Citoyens Diois, 12 octobre.

 

 


Publié dans Colère ouvrière

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