Quand la police ridiculise la vidéosurveillance

Publié le par la Rédaction

Nous sommes tous des pompiers catalans !

Le Collectif Démocratie et libertés, pour un Paris sans vidéosurveillance appelle à un rassemblement sur le parvis de l’Hôtel de Ville, lundi 29 mars de 19 heures à 20 heures.

Depuis trois mois le Collectif Démocratie et Libertés, pour un Paris sans vidéosurveillance, appelle à un rassemblement sur le parvis de l’Hôtel de Ville tous les derniers lundis du mois et cela jusqu’au retrait du plan «1000 caméras».

L’actualité récente a conforté notre opposition à la vidéosurveillance.

La vidéosurveillance n’est pas efficace : elle n’a pas empêché les violences dans le Lycée de Thiais au mois de Février.

La vidéosurveillance est dangereuse pour les libertés : la diffusion dans les médias des images de vidéosurveillance présentant de soi-disant terroristes basques, qui étaient en fait des pompiers catalans, illustre de façon éclatante les dangers qu’il y a à laisser une police utiliser sans contrôle des images de vidéosurveillance.

La vidéosurveillance est l’argument électoral de la Droite : La campagne électorale a été la démonstration que la vidéosurveillance est utilisée pour détourner l’attention de l’insécurité sociale générée par la violence de la crise sociale.

La mobilisation continue et s’amplifie. Le chiffre des 10'000 signataires de la pétition du CDL vient d’être atteint. CAP 21 a rejoint le CDL, de nouveaux vœux sont en préparation dans des conseils de quartier…

Nous appelons tous les Parisiennes et Parisiens soucieux de la tranquillité de nos quartiers, attachés aux libertés, et opposés aux gesticulations sécuritaires, à participer à notre rassemblement pour exiger l’abandon du projet coûteux, dangereux et inutile d’installation de caméras de surveillance dans l’espace public parisien.

Collectif Démocratie et libertés, 26 mars 2010
Pour un Paris sans caméras de vidéosurveillance.


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Souriez, vous êtes «vidéoprotégés» !

La semaine dernière, cinq pompiers catalans ont été présentés à des millions de téléspectateurs comme des assassins de policiers : ils avaient été filmés à leur insu, à Dammarie-les-Lys, dans un supermarché où ils faisaient leurs courses en parlant entre eux … le catalan. Les fins limiers qui avaient récupéré la bande de vidéosurveillance de cette entreprise privée (destinée à «protéger» le commerçant contre les chapardages, chacun l’avait compris) n’ont pas hésité à prendre le catalan pour du basque, ni à considérer que parler basque en public signait une appartenance à ETA (les terroristes étant bien sûr si stupides qu’ils parlent toujours des langues étrangères en public…).

Ces cinq pompiers ont eu plus de chances de survie que le touriste brésilien tué «par erreur» par la police dans le métro de Londres en 2005 parce que la caméra de vidéosurveillance l’avait montré avec … un sac à dos «suspect». Mais il est peu probable qu’ils reviennent de sitôt en France pour une autre formation de lutte contre le feu. Il est même permis de penser qu’ils se sentent mieux «protégés» depuis leur retour en Catalogne.

Lundi 22 mars, on apprend que dans certaines villes du sud-est de la France les caméras de vidéosurveillance sont utilisées pour verbaliser les propriétaires de véhicules en stationnement interdit. La «vidéoprotection» contre les dangers de la vie urbaine progresse à pas de géant…

Avant que les fumeurs et les propriétaires de chiens ne «respectant pas le caniveau» ne soient à leur tour l’objet de pareille sollicitude sécuritaire, la Ligue des droits de l’Homme tient à alerter les citoyens sur le rythme effréné de la contamination de certains élus locaux par le virus de la surveillance généralisée. La société des «miradors invisibles» n’est ni plus sûre, ni simplement supportable … y compris pour les «honnêtes gens qui n’ont rien à cacher», qu’ils soient français ou catalans.



Pompiers catalans : Rien à se reprocher mais tout à craindre des caméras
Enquête sur les dessous et les mystères de «l’erreur» de lecture de la vidéosurveillance confondant l’ETA avec des pompiers catalans, par Claude-Marie Vadrot
La vidéo-surveillance, gadget politique ou installation liberticide chronique, par André Charles
La vidéo-surveillance, mirage technologique et politique, par Éric Heilmann


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théo 27/03/2010 11:31


c'est sur que si ils comptent installer des caméra dans les écoles ca va peut etre commencé a mobiliser plus de monde sur la capitale jurassienne!! et sinon quoi de nouveau sur saint claude ??