Provocations policières et incidents au Havre

Publié le par la Rédaction

Communiqué de presse

 

La CNT 76 condamne la politique de tension orchestrée par l’État à l’encontre des travailleurs au Havre comme ailleurs. Alors que depuis des dizaines d’années, les manifestations se déroulent dans le calme au Havre, nous avons vu surgir, hier matin, des policiers de la CDI (Compagnie départementale d’intervention) rue Jules Ancel, près de la Caisse d’Épargne, et des CRS, avenue Foch pendant le défilé. Leur seule présence, injustifiée et provocatrice, dans le cadre du mouvement social actuel d’une ampleur inégalée depuis des années, relève d’une volonté d’envenimer la situation dans notre ville. Avec ces incidents qui auraient pu être dramatiques, c’est un tournant qui s’opère dans la lutte sociale. La violence policière fait son apparition et nous savons par expérience que le gouvernement joue le pourrissement de la grève de par son intransigeance et qu’il compte retourner l’opinion publique contre des grévistes qui bénéficient d’un soutien populaire sans précédent.

 

Nous demandons instamment au sous-préfet Pierre Ory d’enlever toutes les forces répressives à sa disposition lors des prochaines manifestations qui sont appelées à dégénérer si la provocation policière perdure. En 1922, le 26 août, 4 morts furent à déplorer dans les rangs des manifestants métallurgistes, cours de la République, lors d’un conflit du travail qui a duré 110 jours. Monsieur Ory, si vous ne voulez pas que votre nom soit assimilé à celui du Préfet Lallemand de l’époque, demandez à vos troupes de rester des plus discrètes à l’avenir.

 

Nous rappelons que la violence est du côté du patronat et de son bras armé, l’État, ces derniers acculant les travailleurs à un chômage de masse, une précarisation comme mode de gestion du marché de l’emploi et un pouvoir d’achat en berne. L’avenir sombre des jeunes, la remise en cause des retraites ne sont que la goutte d’eau qui fait déborder la coupe.

 

CNT 76, 20 octobre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

Commenter cet article