Procès des inculpés de Vincennes : verdict le 17 mars

Publié le par la Rédaction


SOYONS NOMBREUX AU DÉLIBÉRÉ DU PROCÈS DE LA RÉVOLTE DE VINCENNES !
Le mercredi 17 mars prochain sera prononcé le verdict du procès des dix sans-papiers accusés de l’incendie du centre de rétention de Vincennes.

Le procès mené par la juge Nathalie Dutartre et ses deux assesseurs a été à l’image de l
instruction, mené exclusivement à charge par le magistrat instructeur, M. Alain Nguyen The. La quasi totalité des demandes de la défense a été rejetée. Seule a été acceptée la demande de visionnage des 32 heures de vidéosurveillance, mais en audience, ce qui rendait impossible toute contestation de version de laccusation. Cette décision qui apparaissait comme une concession a en fait porté atteinte aux droits de la défense en imposant, sans concertation et du jour au lendemain, aux avocats et aux prévenus trois semaines daudiences consécutives. Les inculpés et leurs avocats ont quitté le procès, ces derniers affirmant ne pas avoir les moyens de la défense et ne voulant pas être «la caution de cette comédie». Le procès sest donc déroulé entre personnes de connivence : les juges, le procureur Gilbert Flam, les avocats des parties civiles, à savoir l’État et les policiers plaignants. Cela a aussi eu comme conséquence, par exemple, que la juge a reporté de nombreux autres procès, maintenant le plus souvent les gens concernés en détention dite provisoire le temps de ce report.

Les centres de rétention sont un rouage essentiel de la machine à expulser et donc des politiques de contrôle des flux migratoires. Quand le plus grand de ces centres est entièrement détruit par une révolte collective, l’État cherche à faire des exemples : il traque, emprisonne et punit. Gilbert Flam, en soldat de l’État, a requis à lencontre des présumés incendiaires, entre 6 mois et 3 ans demprisonnement. La juge suivra sans doute la direction tracée par le proc, la justice nétant là que pour appliquer les desseins de l’État. Dans ce procès emblématique, mais aussi dans son quotidien, la justice exerce sa violence de machine à punir contre tous ceux, celles qui sopposent aux règles établies par la classe dominante. Parce quil faut bien sassurer que des coupables payent, il est plus que probable que la juge ordonne des mandats darrêt.

Enfermés dans ces prisons pour étrangers en attente de leur expulsion, n
ayant dautres alternatives à la résignation que la révolte, la solidarité avec ceux choisis au hasard suite à lincendie du centre de rétention de Vincennes, ne doit pas retomber. Dautres procès pour dautres révoltes (Bordeaux, Toulouse) suivront.

Au moment où les personnes qui luttent avec les sans-papiers et plus largement pour la liberté de circulation et d
installation font lobjet de diverses procédures (gardes à vue, mises en examen, procès…), il est plus quévident quil faut montrer que nous ne céderons pas aux intimidations, notamment en continuant à manifester notre solidarité aux inculpés de Vincennes et plus largement à toutes celles et ceux qui, avec ou sans papiers, expriment leur révolte contre la violence quotidienne de la machine à expulser.

Nous vous donnons tous rendez-vous pour le délibéré au tribunal le 17 mars, nous ne pouvons accepter que les dix bouc-émisssaires de Vincennes retournent en prison !
13H30, TGI de Paris, Métro Cité, 16e chambre.

RELAXE DES INCULPÉS DE VINCENNES !
LIBERTÉ DE CIRCULATION ET DINSTALLATION !

Infozone, 3 mars 2010
Liste d
’information pour la France sauvage.

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