Premiers échos anti Tout-pourris

Publié le par la Rédaction

23129817447a1f5aaa521b.jpgAngers : Les opposants à l’avortement en prière

Samedi, en début d’après-midi, entre deux belles averses de pluie, les anti-IVG ont récité leur chapelet devant le palais de justice d’Angers. En face d’eux, séparés par un petit cordon de policiers, des contre-manifestants du «collectif émancipation» se sont rassemblés autour d’une banderole «À bas la calote, vice la capote».

Trente-quatre ans après le vote de la loi Veil autorisant l’avortement, les opposants à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) ne désarment pas. À l’appel de l'association «Sos tout-petits», association catholique proche de l’extrême-droite, une cinquantaine de personnes a prié et chanté, le chapelet à la main et certains à genoux. «L’avortement est un crime. Prions pour toutes les jeunes filles et les femmes qui ont commis ce péché.»

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En réaction, les contre-manifestants ont scandé : «Avortement libre et gratuit. Nous ne sommes pas des machines à enfanter. Femme émancipation, pas le goupillon». Au fil du «rosaire», le groupe des anti-IVG s’est étoffé de plusieurs scouts et de quelques mères de famille avec leurs enfants. La confrontation, qui a duré plus d’une heure, s’est terminée sans incident.

Leur presse (Ouest France), 14 novembre 2009.


Angoulême : Anti et pro-avortement se confrontent en ville

Samedi, en début d’après-midi, une vingtaine de militants anti-avortement de SOS Tout-Petits, se sont réunis, place Saint-Martial, à Angoulême pour «une prière de réparation, d’intercession et de conversion pour toutes les victimes de l’avortement». Mais, au moment où le prêtre intégriste Jean Xavier, de la Fraternité de la Transfiguration, lançait la prière, une trentaine de défenseurs de la loi Veil ont fait en sorte de contrecarrer l’action des anti-avortements, en scandant et affichant des slogans comme «l’avortement, un choix, notre liberté».

La confrontation des deux manifestations a duré à peu près une heure. Dans les rangs des anti-avortement, on reconnaissait Yseult Goutierre, ancienne candidate du Front National, en 2007, sur la première circonscription de la Charente. Chez les défenseurs de l’avortement, des élus avaient fait le déplacement : Nadine Guillet, élue communiste d’Angoulême, Rémy Merle, le maire de Coulgens, et Fanta Diallo, élue socialiste de Soyaux.

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En dehors d’une ou deux bousculades sans gravité et de quelques éclats de voix,  les deux manifestations se sont déroulés sans heurt.

Leur presse (Ouest France), 14 novembre.

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Angoulême : Les anti-avortement prient les Femmes Solidaires crient

Un groupe de catholiques traditionalistes a prêché contre l’avortement, samedi, dans la rue. Des associations ont donné de la voix pour défendre la loi.

Le samedi, la rue piétonne devient le lieu de toutes les expressions. Avant-hier, ce sont les militants anti-avortement qui ont tenté d’occuper l’espace de la place Saint-Martial pour interpeller les passants. À leur manière, en priant.

Le père intégriste Jean Xavier, de la Fraternité de la Transfiguration (mouvement de Mgr Lefebvre), est venu tout exprès d’Indre-et-Loire, à la veille de son prêche en latin à l’église Saint-Aptone, boulevard Chanzy à Angoulême. Un chapelet dans une main, un haut-parleur de l’autre, il a tenté de lire le rosaire biblique devant une quinzaine de militants, dont certains venus de Saintes.

C’est au nom de leur foi, au cœur du courant traditionaliste, qu’ils sont venus prier sur la place publique, certains à genoux, «comme un acte de repentance contre tous ces crimes commis par avortement», explique Henri Goutierre, l’un de leurs représentants et sympathisant de l’association SOS Tout-Petits.

Ils ont trouvé sur leur chemin les militants pro-choix. Pour eux, pas question de laisser faire. «La dernière fois [NDLR : en mars dernier], on ne l’avait pas su. Là, on a appris leur manif seulement mercredi. On a fait fonctionner les réseaux, on a appelé les copines, on a préparé un tract rapidement», raconte Véronique Bamas du Nouveau Parti Anticapitaliste. Des membres de Femmes Solidaires, des militantes du PS et du PC ont rappliqué. Les hommes aussi.

«La loi Veil, on y veille»

Eux aussi avec leur haut-parleur. Aux affichettes de fœtus brandies par les militants de SOS Tout-Petits, accompagnés de plusieurs de leurs enfants — un peu inquiets d’être entraînés dans un tel mouvement —, les contre-manifestants, plus d’une vingtaine, ont répondu avec leurs propres slogans : «La loi Veil, on y veille.»

L’objectif : empêcher pacifiquement les pro-avortement de se faire entendre, en criant plus fort qu’eux, les entourer pour masquer leur visibilité. Tout en évitant tout contact direct. Parce qu’entre ces deux mondes, il n’y a rien de commun.

Pour les uns, le fœtus est un être humain qui échappe au contrôle de la mère, quand les autres rappellent que les femmes disposent de leur corps. Dialogue de sourds. «Nous avons les uns et les autres nos convictions, mais ce sont eux qui nous empêchent de nous exprimer. On avait prévu de distribuer des tracts pendant la prière. On n’a pas pu», regrette Yseult Goutierre, ancienne candidate du Front National, qui attend son huitième enfant. Alain Leroy, ancien leader charentais du parti lepéniste était de la partie, mais pas Vincent You, l’ancien directeur de cabinet de Christine Boutin. «On est nuls, on a oublié de le prévenir», confesse Henri Goutierre.

Combat d’arrière-garde, dangereux pour certains passants «et même effrayant» pour un couple d’étudiants des Beaux-Arts, pris pour de dangereux «gauchistes» par les traditionalistes quand ils se contentaient d’observer. «Je ne sais pas à quoi ils peuvent voir cela», s’étonne Gaëlle, la jeune femme de 24 ans. Mais elle ne le cache pas : «Moi, heureusement que j’ai pu avorter à 17 ans. Ils veulent nous culpabiliser.»

«Ils vont même jusqu’à se servir de leurs enfants», s’émeut Boris, son compagnon, quand d’autres estiment, au nom de la laïcité, qu’il y a d’autres lieux de prière que la rue.

Leur presse (Pascal Huord, La Charente libre), 16 novembre.

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Angoulême : IVG - face à face en ville

Les défenseurs de la loi Veil et les militants anti-avortement se sont opposés, samedi, en plein centre-ville. Quelques invectives mais pas de heurts graves.

Hasard du calendrier, au lendemain de l’annonce, par Ségolène Royal, du chèque contraception aux lycéennes, les ultra-traditionnalistes de SOS tout-petits avaient décidé de notifier, en place publique, leur opposition viscérale à l’avortement et à la loi Veil. Et cela, en dépit du fait que la Mairie ait refusé d’autoriser leur rassemblement pour des risques de troubles à l’ordre public…

Samedi, sur la place Saint-Martial, ces militants d’une droite pour le moins très radicale ont choisi de prier en cercle, non sans un certain sens de la provocation et de la mise en scène : hommes, femmes et progéniture baissent la tête au moment où le prêtre intégriste Jean Xavier, de la Fraternité de la transfiguration, ânonne le rosaire, au micro du porte-voix. «On défend avant tout la loi divine», assure Henri Goutierre, époux d’Yseult Goutierre, l’ancienne candidate du FN aux législatives de 2007 sur la première circonscription, présente à la manifestation et dont le ventre rond ne masque pas le huitième enfant en route.

Face à ceux qui parlent de l’avortement comme d’un «crime abominable», la réaction ne s’est toutefois pas fait attendre… Dès le début de la prière, une bonne trentaine de personnes, alertées par le réseau Femmes solidaires, sont venues contrecarrer la manifestation des anti-avortement… par une autre manifestation.

Alors que certains traditionalistes s’agenouillent, les défenseurs de la loi Veil distribuent des tracts et déclament des slogans à la rescousse du texte voté en 1975. Parmi eux, des élus, comme Fanta Diallo (PS, Soyaux), le maire de Coulgens Rémy Merle ou la conseillère municipale communiste d’Angoulême, Nadine Guillet.

«Je me souviens m’être battue, il y a plus de trente ans pour que les femmes aient ce choix, explique une militante. Je suis horrifiée de voir que nous sommes obligées, trente ans plus tard, de faire face à tant d’obscurantisme…» «C’est terrible de voir qu’il y a encore aujourd’hui des gens qui culpabilisent les femmes en criminalisant l’avortement de cette façon.»

Quelques invectives entre les deux camps. Et quelques frottements vite calmés par les policiers qui veillaient à proximité… En occupant le pavé, les défenseurs de la loi Veil ont, en tout cas, empêché les anti-avortement de répandre un tract à l’intitulé pompeux et sans équivoque : «Ô douce mère, laisse-moi vivre».

Sous les lazzis

«On ne distribuera pas les tracts, tranche Henri Goutierre. Il faut éviter de se mélanger avec eux, ce n’est pas la peine de jeter de l’huile sur le feu. Regardez, ils posent des autocollants sur notre banderole ! Ces gens de gauche ont toujours été anarchiques…»

Pendant un peu moins d’une heure, les ultra-catholiques vont s’obstiner à réciter leur rosaire, feignant de ne pas entendre les lazzis des «forces de progrès», comme on disait dans le temps… Fermement décidés à ne laisser aucune marge de manœuvre aux militants d’extrême-droite, les défenseurs de la loi Veil n’ignorent pas cependant que le nœud du problème est ailleurs : «Cette prière, c’est du folklore, explique une militante. Le plus gros problème de l’IVG aujourd’hui, c’est l’accès à la loi. Quand on voit la façon dont on coupe les crédits aux Plannings familiaux, la façon dont on ferme les hôpitaux publics, les maternités et les centres IVG, on se dit que le vrai combat est là et qu’il est loin d’être terminé.»

Leur presse (Bertrand Ruiz, Sud Ouest), 16 novembre.


Besançon : L’extrême droite religieuse n’est pas la bienvenue !


Bordeaux : La haine anti-catholique s’exprime bruyamment

Le «chapelet pour la Vie» organisé par l’association catholique, Sos Tout Petits, a été très animé. Le but de cette prière publique est de confier à Dieu les centaines de milliers d’enfants disparus chaque année en France à cause de l’avortement. C’est ainsi qu’environ 150 personnes se sont retrouvées devant la cathédrale Saint-André à Bordeaux, en communion avec d’autres groupes qui organisaient le même événement dans toutes les grandes villes de France. Durant une heure et demie, et menés par plusieurs prêtres, ceux-ci ont donc prié et chanté, sous la protection vigilante des forces de l’ordre.

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Vers 15 heures, la place Pey-Berland a ensuite connu un déchaînement de haine anti-catholique, sans que cette situation ne semble émouvoir les autorités. En effet, plusieurs dizaines de militants d’extrême gauche, menés par le NPA, des associations féministes et des marginaux regroupés sous la banderole «Burdigala anti-fa»  se sont mis à insulter les familles à genoux. Aux cris de «Caca-Catholique», «Marie, Jésus, on t’encule» et «Ah si Marie avait connu l’avortement, on n’aurait pas tous ces emmerdements», les manifestants ont en vain tenté de perturber les catholiques qui sont restés d’un très grand calme.


Les autorités publiques auraient-elle laissé de telles manifestations de haine se poursuivre s’il s’agissait d’une autre religion ? Poser la question, c’est déjà y répondre.

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Leur presse (Novopress), 14 novembre.



Bordeaux : Avortement pile ou face

Les anti-IVG ont fait leur prière à genoux sur le parvis protégés par des barrières, sous les quolibets des défenseurs des droits de la femme. Ambiance assurée.

On aurait cru une scène de cinoche. Un mauvais film à la mise en scène idiote. Sur le parvis de la place Pey-Berland, hier, près de 150 personnes, dont beaucoup d’enfants, prient genoux à terre en arc de cercle. On a mis le loden et les cols Claudine. Les prieurs sont encerclés de barrières devant lesquelles veillent des rangées de CRS bottés et casqués.

Juste derrière braille un peuple bigarré. Remue des banderoles, s’agite, crie dans des mégaphones, chante et rigole. Côté pile on lutte contre l’avortement qui tue «les petits enfants», côté face, on lutte pour défendre l’avortement et le droit de la femme à disposer de son corps.

Combat vain. Rosaire pour la vie, les anti-avortement viennent chaque année le 14 novembre prier afin d’expier les pêchés commis par ceux qui pratiquent l’avortement. Ils sont venus plus nombreux cette année. Christophe Pacotte a dirigé l’opération : «L’avortement est le principal combat des catholiques pratiquants. C’est le pape qui l’a dit. La jeunesse est de notre côté, en face il y a beaucoup de vieux et aussi des voyous. L’avortement est une atteinte à la vie, le pape attend une mobilisation. Nous attendons de l’État qu’il impose une politique de vie et que l’IVG soit à nouveau interdite.»

Monsieur Pacotte a huit enfants «avec la même femme, justifie-t-il. Et même une enfant handicapée.»

Trente ans après la loi Veil

Pas très loin, prie joyeusement une bande d’adolescents. 15 ans. «On vient pour défendre la vie, on a de la chance d’être né. Le foetus est une âme. On a aboli la peine de mort en France et avec l’avortement on n’a jamais autant tué !» Charlotte, Nicolas, André… Ils sont scolarisés dans le privé, Saint Genès ou ailleurs, vont à la messe tous les dimanches, à Talence au Christ Rédempteur ou à l’église Saint-Éloi, voire Saint-Bruno.

De l’autre côté des barrières, il y a plus de 300 personnes. Du Planning familial, en passant par le collectif bordelais des droits des femmes, la Maison des femmes, Ovaires et contre tout etc. Naïma Charai, conseillère régionale, est à leurs côtés. «Je me réjouis que les mouvements féministes soient si nombreux. Rien n'est acquis. Aujourd’hui pratiquer une IVG devient de plus en plus compliqué, et ce, trente ans après la loi Veil !»

Les jeunes sont aussi de ce côté-ci de la barrière. Thomas et Émeline, amoureux de 16 ans, observent la scène, sidérés. «Interdire l’IVG, n’importe quoi. Ce serait bafouer les acquis sociétaux. Rétrograde. Je suis choqué du nombre de CRS, du fait qu’ils sont là pour protéger les manifestants religieux. Le gouvernement protège l’Église ?»

«Ils ont le chapelet combatif, lâche une militante féministe. Plus nombreux d’année en année.»

Un peu avant 16 heures, la manifestation s’est dissoute sans heurt.

Leur presse (Isabelle Castéra, Sud Ouest), 15 novembre.


Bordeaux : Ultracatólicos, curas, nazis y antidisturbios

«Rezos colectivos» contra el aborto en las principales ciudades de Francia. Respuesta de feministas y antifascistas en Burdeos.

El pasado 14 de noviembre se han producido actos organizados por la asociación ultracatólica SOS tout-petits en las principales ciudades francesas.

Los actos consistían en «rezos colectivos» frente a las catedrales e iglesias más importantes. En las mismas se podía ver a familias de ultracatólicos con sus hijos, curas, militares y neonazis. Frente a ellos, feministas, autónomos y antifascistas.

Una de las más representativas se ha celebrado frente a la catedral de Burdeos bajo un despliegue policial más que importante (unas 10 dotaciones de antidisturbios, más policía municipal y secreta para un «rezo colectivo» de 80-90 personas).

Entre los asistentes, había un grupo de unos 40 neonazis procedentes de los principales grupúsculos de extrema derecha (Front National de la Jeunesse, Bloc Identitaire…). Se han producido algunos enfrentamientos entre grupos de nazis que daban vueltas alrededor del lugar del acto y antifascistas que intentaban llegar a la protesta.

La respuesta feminista ha sido más que contundente : durante la hora y media que ha durado el acto de los ultracatólicos, más de 200 personas han gritado a favor del aborto y de la libertad de las mujeres a decidir sobre su cuerpo. También se han gritado consignas en contra de los neonazis.

Cuando ha terminado el «rezo colectivo» el bloque de militantes feministas ha comenzado una manifestación espontánea cortando el tráfico de las principales calles de la ciudad, ante la impotencia de los más de 60 CRS (antidisturbios).

La Haine, 16 novembre.


Brest : Les partisans de la loi Veil manifestent

Une soixantaine de partisans de la loi Veil légalisant l’avortement ont manifesté en début d’après-midi à Brest. Ils protestaient contre le rassemblement organisé à l’intérieur de l’église Saint-Louis par l’association «SOS tout-petits». Ils ont défilé autour de l’édifice en scandant des slogans tels que «Un enfant si je veux, quand je veux» ou «C’est la loi, c’est le droit, l’IVG est un droit».

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«SOS tout-petits» organisait ce samedi dans un certain nombre de villes françaises un «rosaire pour la vie» destiné à rappeler son opposition à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) mais aussi à la contraception. À Brest, une trentaine de personnes ont participé à la prière qui avait lieu dans une chapelle de l’église Saint-Louis.

Leur presse (Ouest France), 14 novembre.


Caen



Dijon

À Dijon, nous étions une vingtaine (dont une majorité de jeunes) à réciter le Rosaire pour la Vie. Seuls quatre opposants qui sont restés plutôt discrets…

À noter le mois prochain la présence du Dr Dor à Dijon à l’occasion de notre 10e anniversaire.

Leur presse (Le Salon beige), 14 novembre.


Grenoble : 200 à 20

Nous étions environ 200 devant l’entrée du vieil hôpital à crier, chanter, pour que la vingtaine de SOS tout-petits ne puissent s’entendre prier.

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Beaucoup de jeunes, qui savent, pour le vivre, que le droit à l’avortement et à la contraception sont remis en cause par un pouvoir qui sucre les subventions, cornaqué par les extrémistes papaux.

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Beaucoup de moins jeunes, de ceux qui ont participé à la bataille pour la légalisation de l’avortement.

Où étaient les âges intermédiaires ? ils ont toujours connu la loi Veil et croient qu’elle est éternelle ?

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Cinq voitures de flics pour protéger les gens à genoux et filmer tout le monde. Vont-ils garder un bon souvenir de cet après-midi finalement bien sage à garder les barrières séparant un groupuscule de «pénitents» d’un bon vrai groupe rigolard ? Il faut dire que le tract distribué par SOS tout-petits avait de quoi faire hurler de rire quand on y lit que la baisse de la libido est un des maux de l’avortement :-))

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Quelques photos bien gentilles et disons-nous : à bientôt…

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Quelques images prochoix englobant une prière minable


Un petit bout d’image à l’arrache sur la contre-manif pro-vie, ou la contre manif anti-prochoix, ou la… Pour que mon choix des mots soit bien clair, et parce qu’on m’a posé plusieurs fois la question : Pro et Vie étant des mots à fort impact positif, anti et avortement des mots à consonance facilement négative, autant appeler les pro-vie des anti-IVG, et les militant-es défendant le droit à l’IVG des pro-choix.
Cette manif était donc une manif prochoix contre les anti-IVG, qui sont, il faut bien le dire, à la confluence de la préhistoire de l’éthique, du paléolithique des libertés, et de la bêtise bigote.

Indymedia Grenoble, 14 novembre.


Grenoble : Anti-IVG et pro-choix de nouveau face à face

C’est une habitude : en novembre, l’association SOS Tout-Petits Isère, anti-IVG, organisait ce samedi une séance de «prière pour la vie», juste devant l’hôpital Couple Enfant à La Tronche.
C’est une habitude aussi : les défenseurs du droit des femmes à choisir le recours à l’Interruption volontaire de grossesse étaient là pour faire entendre leur voix.

D’un côté une trentaine de personnes venues prier sous une bannière «Loi Veil = génocide» et entourées de barrières installées par les forces de l’ordre. Considérant que «la vie et un don, l’IVG un meurtre», ces jeunes et des moins jeunes étaient venus prier «pour toutes les victimes de l’avortement». Il s’agissait d'un mouvement national.

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De l’autre, plus de 150 personnes proches d’organisations politiques (Unef, Jeunes Communistes, Nouveau parti anticapitaliste entre autres) ou simples citoyens étaient venues faire entendre leur voix et défendre le droit de choisir. S’il n’y a pas eu, à proprement parler, d’affrontements lors de ce face-à-face comme l’an passé, la situation n’en était pas moins tendue.

Malgré nos demandes répétées, il ne nous a pas été possible de recueillir le témoignage de participants à la prière pour la vie. Nous avons essuyé plusieurs refus. Une femme a dans un premier temps accepté de témoigner, avant de s’éclipser précipitamment. Certains participants redoutaient en effet d’être la cible de manifestants pro-choix, alors que la police avait séparé les deux groupes.

Leur presse (Grenews), 14 novembre.


Lille

Bon, il y avait surtout le CNT, le NPA et les Flamands Roses. Même schéma ordurier que dans les fils de discussion dédiés aux rosaires de Toulouse et Bordeaux !

Leur presse (Le Forum catholique), 15 novembre.


Lyon

À Lyon, on était entre 20 et 30 à prier sur les quais du Rhône. De notre côté, il n’y a pas eu de contre-manifestation comme à Bordeaux ou à Poitiers. Au contraire, une vingtaine d’identitaires se sont postés à côté de nous (ils étaient proches de la police), et il y avait également trois policiers pour nous protéger.

Nous avons également passé plus d’une heure à réciter le rosaire pour répondre à la demande que Notre-Dame du très Saint Rosaire avait faite devant des petits enfants, pour soulager le cœur de Jésus.

Leur presse (Le Salon beige), 14 novembre.


Montpellier : Prières et manif avortée

Dix d’un côté, cinquante de l’autre. Hier après-midi, les anti-IVG de l’association SOS tout-petits n’ont pas fait le poids face à la détermination du collectif pro-IVG qui réunissait l’amicale du Nid, Le Planning familial 34, SOS homophobie, Pink Freak X, etc.

Pour le collectif, à dominante libertaire, il s’agissait d’empêcher «l’extrême droite de Dieu» de mener sa propagande sur la Comédie, «en les entourant, les isolant de la population sans pour autant les affronter». En face, une dizaine de personnes s’étaient réunies «pour une prière publique pour le respect de la vie du début à la fin». Le jeune abbé de Fabrègues avait fait le déplacement accompagné de quelques mères venues avec leurs enfants. Elles s’appuient sur les thèses de Jean-Paul II selon lesquelles «l’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct». Pour le collectif, «le but des anti-IVG est de culpabiliser les femmes, de leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur vie !» À cinquante contre dix, sans dialogue possible et non sans une certaine agressivité de la part de quelques individus encagoulés, la manifestation des anti-IVG a clairement été tuée dans l’œuf…

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Leur presse (Midi libre), 15 novembre.


Montpellier

À Montpellier, les cathos n’étaient qu’une micro-poignée, et, après une courte et houleuse discussion, sont repartis sans pouvoir prier.

Il ne s’est pas passé grand chose. Quelques militants NPA et anar ont ensuite brièvement pris la parole sur la place de la Comédie, pendant que d’autres distribuaient des tracts. Ensuite, le groupe s’est éparpillé, malgré les propositions de certains en faveur d’un départ en manif, puisqu’on était là.

Le Midi Libre, quant à lui, fantasme «une certaine agressivité de la part de quelques individus encagoulés»…
Forum anarchiste, 15 novembre.

Montpellier

À Montpellier, pas de problème : les réacs n’étaient même pas une dizaine, nous plus d’une centaine.

Je crois qu’ils n’ont pas pu faire leur prière.

Tout s’est déroulé très pacifiquement, aucun problème avec la police, plutôt compréhensive (pour une fois) pour ce genre de motif.

Classe contre classe, 16 novembre.


Nancy : Compte-rendu SOS tout-petits

14h30, nous arrivons en groupe place d’Alliance. Le rosaire à déjà commencé et un cordon de flics les protègent avec casques, matraques et boucliers. La chorale des Sans-Nom est de la fête, chansons et slogans s’enchaînent avant un mythique lancé de capotes qui nous vaut une petite charge des flics (bah oui pour eux la calotte c’est oui, la capote c’est non !).

Pendant une heure et demi, la cinquantaine de militantEs de tous bords (Panthères roses, NPA, CNT etc.) occupent la place avec une grosse motivation malgré la pluie. Fin du rosaire, protégés par les flics en cordon, les croyants s’en vont tête baissée avec quelques provocations de la part des plus jeunes. Départ en groupe de notre côté vers la place Stan, puis séparation.

Bilan : Belle journée pluvieuse, seulE une petite vingtaine de cathos étaient là, pour plus du double de pro-ivg. Belle réussite donc ! Et comme on dit à l’année prochaine !

Panthères roses nancéennes, 16 novembre.


Nantes : Dure journée pour les Anti IVG…

Ils voulaient prier en paix. C’est loupé.

Comme tous les 14 novembre les adeptes du «droit à la vie» se sont réunis dans toute la France pour communier ensemble dans une saine ambiance les «victimes de l’avortement». Nantes n’était pas épargné. Sur le parvis Saint Nicolas une petite centaine (difficile d’être précis, notre chère gendarmerie mobile ayant refusé de nous laisser les compter de plus près, la vilaine) d’intégristes regroupés autour de l’association «SOS tout petits» (!), se sont regroupés pour déclamer leurs conneries à genoux par terre.

Quelle été leur surprise de voir que des militants étaient passé la nuit d’avant pour «décorer» le parvis Saint Nicolas de petites inscriptions destinées à leur offrir de la lecture durant leurs émouvantes cantiques ? On pouvait y lire des gros «Pro-IVG», ou encore divers logos féministes. On a pas pu voir leur réactions malheureusement, mais il est sûr que ça n’est pas passé inaperçu chez les BACeux (en surnombre), qui riaient comme des baleines autour des slogans tagués (allez savoir pourquoi, sans doute une succession de blagues graveleuses…) avant le début du rassemblement.

14 heures 30 : Ça y est, les stars rentrent en piste ! Les cathos/fachos/machos se regroupent sur le parvis. Nous, on est bloqués sur la place Royale par un important dispositif policier (trois cars de gardes mobiles + BAC + police nationale). Alors on reste là peinards à une cinquantaine au début devant le cordon de flics. Ça s’annonce pas trop passionnant.

Il faut dire que pour une raison obscure aux néophytes, les manifestants pro IVG étaient divisés, les uns allant directement au rassemblement, les autres partant en cortège. Je pourrais pas trop causer de la manif, ayant choisi de filer direct au rassemblement.


On reste on chante, le rassemblement se remplume, les voix se font de plus en plus fortes (même si vu le vent qu’il y avait y a peu de chances que les cathos nous aient entendu).


C’est alors qu’un son étrange fait son apparition sur la place du parvis, on entend une sono qui commence à cracher des mots. On entend rien à cause du vent mais on pense au pire : les intégristes se sont munis d’une sono pour entonner des chants sacrés. Alors évidemment on gueule d’autant plus pour couvrir ce blasphème. Mais petit à petit la rumeur enfle : c’est pas la sono des cathos, c’est un sound system que des gens ont placé pour l’occasion sur un balcon surplombant le parvis. Les enceintes crachent à fond «Radio Clito» ! Durant tout le temps où ils étaient rassemblés, les cathos ont subi des lectures de tracts féministes, des chansons subversives et des jingles des plus libérés…


Tant de joie pour ces pauvres pécheurs…


En même temps la manif partie de la place Graslin vient se joindre à nous, on est maintenant bien 200 devant les lignes de flics. Les œufs commencent à voler, un flic s’en prend un dans le calot (vraiment dedans, ça a pas débordé), les gendarmes se disent qu’il faut mettre des casques : excellente idée, la seconde d’après un flic s’en prend un dans la visière. Moment de tension lorsqu’un militant pro IVG ayant réussi (par je ne sais quel stratagème) à passer derrière les flics, se fait «raccompagner» vers le rassemblement… Rien de bien méchant.


À partir d’un moment Radio Clito ne moufte plus mot, les anti IVG se fatiguent, ça sent la dispersion. Les flics font sortir les anti-IVG de la place sous protection par une petite rue. C’est à se moment-là qu’un jeune faf aurait envoyé un coup de poing américain dans la mâchoire d’un militant qui s’approchait un peu trop…


Pas d’arrestation, des flics partout (peut-être les plus nombreux au final), des cathos qui n’ont eu aucune visibilité (et qui surtout n’ont pas pu psalmodier en silence), un bilan plutôt sympa !

 

Indymedia Nantes, 15 novembre.


Nantes : Les pro et anti-IVG s’opposent

Les sympathisants catholiques de SOS Tout-petits se sont réunis samedi après-midi devant l’église Saint-Nicolas à Nantes pour leur traditionnel «rosaire». «Nous prions pour témoigner de notre opposition à l’IVG, explique Philippe Piloquet, médecin au CHU. Les femmes qui le subissent souffrent. On ne leur dit pas tout !»

Face à eux, des forces de l’ordre en nombre. Elles cachent des dizaines de jeunes manifestants, bientôt rejoints par le collectif Vigilance 44, Mix-Cité, le NPA ou le CNT… Eux sont plus bruyants : «Ah, si Marie avait connu l’avortement, on n’aurait pas eu tous ces emmerdements.» L’avocate Anne Bouillon toise les policiers : «Ils protègent les intégristes religieux, mais le droit à l’IVG est une liberté fondamentale, on y tient et on le crie…» «Dieu merci, j’ai pu avorter», dit son tee-shirt.

«Nous défendons la vie», plaide de son côté Jérôme, parmi les jeunes anti-IVG. Revenir sur la loi Veil, 35 ans après ? «Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir !» Alors il sera du prochain «rosaire». Ses opposants aussi…

Leur presse (20 Minutes), 16 novembre.


Poitiers : Pro et anti-avortement face à face

Scène étonnante à Poitiers : quelques dizaines de catholiques réunis à Notre-Dame pour prier contre l’avortement. Face à eux, autant de militants pro-IVG.

Hier après-midi, sur le parvis de Notre-Dame-la-Grande, victime il y a quinze jours de la furie des casseurs, il y avait presque autant de policiers que de manifestants dans chacun des deux camps. On craignait un possible affrontement : il s’est limité à quelques lazzis des uns hurlés pour couvrir les prières et les cantiques des autres.

À l’instar de plusieurs autres villes de France, la très chrétienne ville de Poitiers [La tenue de cette manifestation au lendemain de l’annonce par Ségolène Royal de la mise en place d’un chèque contraception pour les lycéennes de la région n’est donc que pure coïncidence, comme le précisaient, hier, les organisateurs à la fin de leur rassemblement] avait été choisie par l’association «SOS Tout-Petits», qui fêtait ses 23 ans de militantisme, pour rappeler l’opposition formelle de ses membres à l’avortement, et accessoirement à toute forme de contraception.

Arrivés ponctuellement à 14h30, la cinquantaine de manifestants, certains agenouillés sur les durs pavés du parvis, ont récité durant une heure et demie trois chapelets, lu quelques passages de l’Évangile et entonné quelques cantiques.

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Face à eux, des militants de gauche et d’extrême gauche légèrement plus nombreux avaient organisé une contre-manifestation bruyante et rigolarde agrémentée de quelques banderoles confectionnées à la va-vite : «Mon corps m'appartient : intégristes, hors de nos vies». Cette référence à l’intégrisme religieux relève d’ailleurs d’un certain abus de langage, la prière publique de «SOS Tout-Petits» étant annoncée en bonne place sur le site officiel de l’archevêché de Poitiers.

Les slogans et chansons anticléricales des contre-manifestants n’ont eu aucun mal à couvrir les psalmodies des anti-avortement. Parmi ceux que la décence permet de reproduire, on peut citer : «La capote, pas la calotte !» ou encore «Avortons vos idées !»

Mais le rosaire a continué à se dérouler stoïquement en dépit des préservatifs gonflés comme ballons de baudruche qui voletaient autour des fidèles agenouillés. Une scène surréaliste, sous les yeux de touristes asiatiques éberlués, qu’on pourrait presque trouver cocasse si le sujet de la polémique n’était aussi grave.

Leur presse (Vincent Buche, La Nouvelle République), 15 novembre.


Toulouse : Urgent rassemblement commissariat

Suite au rassemblement anti-anti ivg il y a eu une arrestation après des violences policières, appel à un rassemblement en ce moment même devant le commissarait central en soutien.

Trois poulets de la Bac étaient vénères, ils n’avaient rien à se mettre sous la dent, alors en pleine rue après le rassemblement ils ont serré un gars sans le moindre motif si ce n’est qu’il était présent lors du rassemblement, ils ont appelé leurs renforts (la lâcheté est toujours d’actualité dans leurs rangs) ; les poulets débarquent et gazent à tout va la population autour : hommes, femmes, enfants, vieux, etc. Ils réussissent à choper N., gazent volontairement au passage un journaliste avant de fuir pitoyablement sous les huées de la foule tout en continuant par les fenêtres à gazer tout et n’importe qui. Devant le poulailler ils ressortent la volaille casquée et botée, dans les bureaux du dessus d’autres font des photos…

Nous aussi on a les photos des poulets, bientôt diffusées comme ça ils ne pourront plus aller pisser sans devoir se planquer. Un bon poulet est un poulet grillé ! — 17h35.
La personne arrêtée a été relâchée au bout de quelques heures pour vice de procédure au moment de l’interpellation (les baqueux n’avaient pas de brassard), il est donc libre sans aucune charge. Les personnes blessées vont mieux. — 2h13

Indymedia Toulouse, 14 novembre.


Toulouse : Rosaire national pour la Vie

Hier à dans la ville rose devant le parvis de la cathédrale Saint-Étienne, les Ave Maria d’un rosaire chanté par un peu plus d’une quarantaine de personnes ont résonné dans ses murs.

Premier rosaire organisé depuis longtemps sur Toulouse, les militants de SOS Tout-Petits peuvent se féliciter du résultat. L’opposition haineuse de la part des militants du Planning, n’a pas entaché cette magnifique journée. À cela l’association se doit de remercier les forces de police, qui par leur efficacité ont permis cette manifestation.


Rappelons que par ce rosaire national et international, la volonté de prier pour les victimes de l’avortement et pour les mères dans la difficulté s’est fait plus forte.

La section toulousaine remercie ainsi tout les participants et les nombreuses personnes qui nous ont rejoint pour ce combat. Combat qui pourrait sembler perdu d’avance, mais hier nous avons prouvé que rien n’est jamais joué, que Dieu dans son infini Amour, que la Sainte Vierge et tous les saints protègent les tout-petits.

Deo Gratias, que Dieu vous garde.

Leur presse (SOS Tout-Petits Toulouse), 15 novembre.

Toulouse

Hier, à Toulouse, la BAC s’est lâchée. Pas pendant la manif mais bien après, ils ont chargé un groupe de quinze pour en extirper un militant. Bilan : un bras paralysé pour trois semaines, et six points de sutures sur la tête d’une camarade + un militant interpellé et relâché plus tard.

Classe contre classe, 15 novembre.




Toulouse : Communiqué de l’AGET-FSE

Aujourd’hui à 14 heures, SOS tout-petits, groupuscule réactionnaire anti-avortement, était venu manifester devant la cathédrale Saint-Étienne à Toulouse.
Une contre-manifestation s’est rassemblée au même moment pour revendiquer et lutter pour le droit à l’avortement aujourd’hui gravement remis en cause en France, tant sur le plan matériel, que sur le plan moral.

Ce n’est pas la première fois que des contre-manifestations se mettent en place pour lutter contre ces quelques réactionnaires, seulement aujourd’hui, la BAC et les forces de police en ont profité pour alpaguer et intimider purement et simplement des militant-e-s syndicalistes de lutte.

À l’heure actuelle, un de nos camarades a été arrêté par les forces de police, une autre se retrouve à l’hôpital avec le crâne ouvert.

La contre-manifestation s’était pourtant déroulée dans le calme, ce n’est que plus tard que les milices au service des réacs de tout poil et de la bourgeoisie ont chopé notre camarade, et en ont blessé plusieurs autres.

Ceci ne relève aucunement de l’accident : les flics ont clairement eu l’intention d’arrêter des militant-e-s syndicalistes de lutte. Ce sont eux qui ont commencé à charger, ce sont les mêmes qui ont arrêté notre camarade après l’avoir repéré et montré du doigt auparavant.

Nous ne pouvons céder à l’intimidation
et à la répression exercée envers nos camarades !

Les forces de police et derrière elle toute la bourgeoisie
nous lancent une véritable déclaration de guerre !

Une attaque contre l’un d’entre nous
est une attaque contre tous !

Face à la répression, la solidarité est notre arme !

14 novembre.

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