Pour ne pas lâcher. Débordons-les !

Publié le par la Rédaction

 

Depuis deux mois, un puissant et profond mouvement de contestation sociale s’est progressivement installé dans le pays. Des millions de personnes ont exprimé leur colère par des manifestations, des grèves, des actions, des blocages, des affrontements et des émeutes.

 

Nous assistons depuis quelques semaines à des convergences inédites entre salariés diversement exploités, lycéens, chômeurs, retraités, (quelques) étudiants… Sur tout le territoire, des personnes de tous les âges partagent leurs refus, leurs rages, leurs indignations, leurs volontés de transformer le système social à plus ou moins grande échelle et, consciemment ou non, leur haine de classe. Il y a fort longtemps que les patrons et leurs sbires, les dirigeants politiques, n’avaient pas été aussi vilipendés et exécrés. Une telle étendue géographique et intersectorielle de la contestation sociale n’a pas eu lieu dans le pays depuis plus de quarante ans.

 

Malgré la répression judiciaire, les brimades et menaces patronales, l’incessante et matraqueuse propagande du gouvernement des patrons, leurs désinformations médiatiques et les manœuvres syndicales de toutes sortes exercées à leur égard, partout, des milliers de grévistes de divers secteurs continuent de se retrouver dans des actions, légales ou pas, pour bloquer l’économie.

 

Au-delà des raffineries, dont les grèves ont, pendant deux semaines, menacé et paniqué les patrons, leur gouvernement et leurs médias, ce sont des centaines d’usines, d’entreprises, de lieux ou d’organismes publics (Pôles emploi, musées, centres commerciaux, gares, ports, aéroports, dépôts de bus, grands magasins, hypermarchés…), d’axes routiers, de lycées, collèges, écoles et universités qui sont encore quotidiennement occupés ou bloqués par des milliers de résistants sociaux. Parfois même, des antennes du Medef ou de l’Ump sont allègrement saccagées.

 

De plus, à mesure que la colère sociale s’amplifie, les revendications se multiplient et les idées se radicalisent. Dans les AG, le blocage de l’économie et la grève générale dans cet objectif, sont réapparus pour beaucoup comme les seuls moyens de faire plier les patrons et leur pouvoir politique de quelque bord qu’il soit.

 

Aujourd’hui, alors que tous les éléments (colère et combativité de la base, syndiquée ou non) et les raisons (on n’a rien obtenu et on nous a réprimé comme jamais) sont réunis pour continuer la lutte, les dirigeants des principaux syndicats, craignant à présent d’être débordés par leur base et soucieux de préserver notre bon vieux système, mettent tout en œuvre afin d’éteindre la flamme de ce mouvement social historique.

 

Nous ne retrouverons pas avant longtemps une pareille occasion de faire reculer les patrons et leur pouvoir. Dès à présent, réunissons-nous en Assemblées Générales souveraines pour continuer à lutter en décidant nous-mêmes de nos moyens d’action pour les faire céder. Ce mouvement est le nôtre, pas celui des leaders syndicaux ! Créons ensuite une coordination de nos Assemblées Générales pour nous auto-organiser.

 

PORTONS CE MESSAGE DANS TOUTE LES AG.

GRÈVE GÉNÉRALE ! BLOQUONS L’ÉCONOMIE !

 

Des révoltéEs en guerre sociale
Indymedia Paris, 29 octobre 2010.

 

Publié dans Colère ouvrière

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