Plaintes suite à la manif anti-Loppsi à Rennes

Publié le par la Rédaction

Heurts samedi place de la Mairie : une plainte déposée pour violence

 

Un jeune homme a déposé une plainte dimanche en fin d’après-midi pour violence volontaire, suite aux violents heurts qui se sont déroulés, samedi soir, place de la Mairie, entre des policiers et des manifestants contre la loi Loppsi 2.

 

 

Dans une interview diffusée sur France 3, le plaignant dit avoir été victime d’un tir de flash-ball à la tête ayant nécessité 13 points de suture. Il affirme qu’il passait sur la place par hasard. «Ça a chargé. J’ai entendu une première détonation et je me suis retrouvé à terre», témoigne t-il.

 

La police confirme qu’une plainte a bien été déposée, dimanche. Le parquet a décidé de confier l’enquête à la Surêté départementale du commissariat.

 

Leur presse (Ouest-France), 22 décembre 2010.

 

 

Heurts samedi place de la mairie : une Rennaise de 58 ans aussi touchée par un flash-ball

 

Une femme de 58 ans, qui traversait la place de la mairie à Rennes le samedi 18 décembre en soirée, a été atteinte par un tir de flash-ball.

 

En infériorité numérique face à des manifestants violents qui protestaient contre la loi Loppsi-2, les policiers ont utilisé leurs flash-ball. Cette femme, qui se rendait au spectacle son et lumière place de la mairie, a reçu accidentellement une balle tirée à plusieurs dizaines de mètres. Elle souffre de lésions à un sein et elle demeure très choquée par ce tir. Cette femme a porté plainte auprès du procureur de la République de Rennes. De même qu’un autre passant, un jeune homme atteint par un autre tir, et à qui on a posé 13 points de suture à la tête. La police a ouvert une enquête sur ces deux faits.

 

Leur presse (Ouest-France), 23 décembre.

 

 

Une Rennaise blessée par un flash-ball

 

Âgée de 58 ans, elle est la deuxième personne à porter plainte après une manifestation qui a dégénéré, samedi soir, à Rennes.

 

Marie, une habitante de l'agglomération rennaise âgée de 58 ans, a eu la peur de sa vie, samedi soir, place de la mairie, à Rennes. Ce soir-là, des heurts particulièrement violents ont opposé les policiers — en sous-effectif — à des manifestants. Ceux-ci protestaient contre le vote de la loi Loppsi-2, sur la sécurité intérieure. Les affrontements ont eu lieu quelques minutes après un spectacle son et lumière sur cette même place. Débordés, les policiers ont utilisé leurs flash-ball.

 

 

La suite, Marie la raconte. «J'étais venue seule au son et lumière. Les heurts ont commencé après, vers 19 heures. Il y avait des enfants et des familles. La police nous a dit de quitter la place en longeant la mairie. Soudain, j'ai reçu un choc très violent à la poitrine. À la polyclinique de Cesson-Sévigné, on a constaté un gros hématome de 9 cm sur 14 cm, sur un sein complètement noirci. Le lundi, j'ai passé une échographie. Mon médecin traitant m'a dit qu'il n'avait jamais vu de telles lésions.»

 

S'agissait-il d'un tir de flash-ball ? Incontestablement, oui. «C'était plus fort qu'une décharge électrique, j'en souffre encore, sans compter le choc psychologique», poursuit Marie. Le tir l'aurait donc atteinte à 50, 60 voire 70 mètres ? C'est tout à fait possible. D'ailleurs, la police ne le conteste pas. «Devant la violence des assaillants, nous ne pouvions agir autrement que par les flash-ball», assure le patron de la Sûreté départementale.

 

De même qu'un jeune passant, lui aussi atteint ce soir-là — 13 points de suture à la tête —, Marie a porté plainte auprès du procureur de la République. «J'ai été mal reçue au commissariat dimanche matin, moi qui avais jusqu'alors une bonne image de la police.» Au commissariat, on répond que «la dame a mal pris les questions précises qu'on lui posait pour les besoins de l'enquête».

 

Leur presse (Michel Tanneau,
Ouest-France), 24 décembre.

 

 

Blessé en marge d'une manifestation, un homme accuse le flashball

 

Un homme a porté plainte à Rennes après avoir été blessé à la tête samedi en marge d'une manifestation dispersée par la police, en accusant un tir de flashball ou d'arme similaire d'être à l'origine de ses blessures.

 

«Je ne participais pas à la manifestation et j'allais la contourner au moment où les policiers ont commencé à charger. J'ai entendu une détonation puis je me suis retrouvé par terre, inconscient», a déclaré Mohammad Abatahi, l'une des victimes.

 

«Quand je me suis réveillé, j'ai voulu aller trouver de l'aide auprès des forces de l'ordre mais ils ont envoyé des bombes lacrymogènes.»

 

«Le lendemain, je suis allé porter plainte. Les policiers ne voulaient pas me croire, jusqu'à ce que je sorte la balle qui m'a atteint», a-t-il expliqué.

 

Touché en pleine tête, il a dû recevoir 13 points de suture au front entre les deux yeux et s'est vu signifier six jours d'arrêt de travail.

 

Le parquet de Rennes a confirmé de son côté à l'AFP que deux personnes avaient porté plainte après avoir été blessées lors de la dispersion de la manifestation.

 

«Une personne a porté plainte et elle compte saisir l'IGPN», a déclaré à l'AFP la procureure adjointe, Brigitte Ernoult-Cabot. «Une deuxième plainte a été déposée», a-t-elle ajouté.

 

Dans les deux cas, «selon les premiers éléments de l'enquête, ces personnes étaient des passants» et n'avaient rien à voir avec la manifestation, a-t-elle ajouté.

 

L'enquête a été confiée à la sûreté départementale, a-t-elle précisé.

 

Samedi dernier, une manifestation était organisée à Rennes contre la loi Loppsi 2. En fin de manifestation, quelques dizaines de manifestants se sont retrouvés place de la Mairie.

 

À la suite d'altercations entre les manifestants et les forces de l'ordre, ces dernières ont fait usage d'armes non identifiées, outre les grenades lacrymogènes, pour disperser les protestataires. Sur la place se trouvaient également de nombreux passants.

 

Amnesty International s'est récemment inquiété «des conditions d'utilisation» par les forces de l'ordre «d'armes dites à létalité réduite» après deux décès d'hommes qui avaient reçu une décharge de type taser et un tir de gomme cogne de type flashball.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 23 décembre.

 

 

«J’ai pris un tir de flash-ball en pleine tête»

 

Samedi, vers 19h30, Mohammad Abatahi, 37 ans, se promenait quand il est tombé sur les heurts entre policiers et militants en marge de la manifestation contre la loi Loppsi 2. Il assure avoir été touché par un tir de flash ball en pleine tête. Blessé, il a porté plainte.

 

 

«Vers 19h30, je descendais la rue Le Bastard pour aller manger au Quick sur les quais, quand je suis tombé sur la manifestation, témoigne Mohammad Abatahi, 37 ans, interrogé par Le Mensuel ce mercredi.

 

Il y avait beaucoup de policiers. J’ai voulu éviter de traverser la place de la mairie, justement pour ne pas prendre un coup ou une cannette de bière qui volait… J’ai donc décidé de prendre la rue en direction de la place du parlement, afin d’emprunter le passage derrière l’opéra de Rennes. Je n’ai pas eu le temps d’aller jusque là. À hauteur des Vélos star, j’ai entendu une détonation et après je ne me souviens plus de rien. Je suis resté inconscient peut être … 15 secondes.

 

Quand je me suis réveillé, j’étais allongé par terre, la tête en sang, avec des douleurs dans tout le corps. La balle était à côté de moi. Un jeune homme est venu à mon chevet, il m’a donné des mouchoirs pour essuyer le sang qui coulait sur mon visage. Il m’a aidé à me relever et m’a emmené chez les pompiers de la caserne Saint-Georges. Eux m’ont transporté à l’hôpital. On m’a fait 13 points de suture sur le front, entre les deux yeux. Je suis reparti de l’hôpital à une heure du matin. J’ai déposé plainte dès le lendemain après-midi pour violence volontaire. Au départ, les policiers ne m’ont pas pris au sérieux. Mais quand j'ai sorti la balle, ils ont appelé à droite à gauche. Le commissaire est descendu. Les policiers devaient prendre mon visage en photo, mais ils ne l'ont pas fait.

 

Ce que je voudrais savoir, c’est comment un flash-ball peut-il faire autant de dégâts. À quelle distance de moi le policier se tenait-il ? Pour faire autant de dégâts, j’espère qu’il était à moins de 20 m ! Car si ce tir a été fait à plus de 80 m, cela veut dire que cette arme est extrêmement dangereuse. Comment un policier peut-il tirer en pleine tête ? En plus, j’ai su par la suite que la balle qui m’est arrivée dans la tête est un nouveau modèle. Elle est aux ¾ en caoutchouc, et le reste en fer… J’ai un arrêt de travail de six jours. Et depuis, je souffre atrocement. J’ai des affreuses douleurs à la tête.»

 

Suite à la plainte de Mohammad Abatahi, le parquet de Rennes a décidé de confier l’enquête à la sûreté départementale. L'Inspection générale de la police nationale n’a pas été saisie (IGPN).

 

Leur presse (Le Mensuel de Rennes), 22 décembre.

 


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Raymond 30/12/2010 12:07



Sur le service citoyen, les chemises brunes de 2011 :


http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_l_interieur/la_police_nationale/service-volontaire-citoyen


Ca donne envie de dégueuler.



Deurs 26/12/2010 11:21



Les flics sont Menteur , menteur menteur....."la violence des affrontement" ...tu parle ! Pauvre Marie , je l'incite a parler de cette histoire à qui veut l'entendre....Mais surtout à Qui ne veut
PAS l'entendre....Hey oui cette VÉRITÉ est bonne à dire et à réitérer encore et encore !!!