Petite enfance : les bébés ne s'élèvent pas en batterie !

Publié le par la Rédaction

 

La Fédération CNT des Travailleur-euses de l'Éducation (CNT-FTE) s'associe au collectif «Pas de bébé à la consigne» et à ses revendications.

 

Le secteur de la petite enfance est aujourd'hui largement attaqué, notamment avec une diminution du nombre d'adultes par enfants dans les crèches (passage d'un adulte pour 5 enfants à un pour 8), mais aussi pour les assistant-e-s maternel-le-s et globalement une volonté d'entériner et d'augmenter le caractère productiviste du marché juteux de la petite enfance. Citons en exemple les délégations de service public que de nombreuses mairies adoptent, en confiant la gestion des halte-garderies municipales à des entreprises privées. Ainsi, People & Baby fait des profits dans 60 crèches de France.

 

La répercussion est immédiate sur les salarié-es, comme sur les parents. Citons le licenciement pour simple activité syndicale de quatre personnes à la halte-garderie Giono de Paris, membres de la CNT. La pression sur les individus entraîne de fait une détérioration des conditions d'accueil des enfants. D'ailleurs, les parents de la crèche Giono soutiennent massivement nos camarades discriminées.

 

Les attaques subies s'inscrivent dans le cadre global de l'éducation avec la future généralisation des jardins d'éveil, palliant à la fermeture des écoles maternelles, les suppressions de poste dans l'Éducation Nationale, le recours toujours plus important aux contrats précaires.

 

La CNT-FTE défend depuis longtemps les pédagogies émancipatrices qui permettent aux enfants de s'approprier leurs apprentissages, «scolaires» ou non. L'Éducation est pour nous une des bases de la société future, que nous voulons autogérée, égalitaire et solidaire.

 

CNT-FTE, 26 mai 2010.

 


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