Perpignan : Un lycéen de Maillol en garde à vue - 4 novembre

Publié le par la Rédaction

Ce matin devant le lycée Maillol un lycéen a été arrêté. D'après les élèves présents, il y a eu un œuf jeté en direction de la police. La police a foncé dans le tas, chopé le premier qui s'est enfui en courant et ils ont fait usage de bombes lacrymogènes (à main, en pulvérisation). Les deux cents lycéens qui se préparaient à aller manifester ont renoncé et sont presque tous rentrés chez eux.

 

 

L'élève arrêté Erwan est encore au commissariat central. Une centaine d'élèves des différents lycées de Perpignan se sont rendus au commissariat central. Une quinzaine de militants et de syndicalistes adultes étaient avec eux. Une délégation de trois élèves a été reçue.

 

À suivre. 

 

Mailing syndical, 4 novembre 2010.

 

 

Manif : Pétition de soutien au lycéen arrêté

 

Un collectif de lycéens a lancé hier une pétition en soutien à un jeune de 17 ans, interpellé jeudi matin aux abords du lycée Maillol pour avoir jeté des œufs sur la police au cours d'une manifestation contre la réforme des retraites. Laissé libre à l'issue de sa garde à vue, il a fait l'objet d'un rappel à la loi.

 

«Quand la police est arrivée, on a essayé d'instaurer immédiatement le dialogue. On a été fermement renvoyés et ils nous ont dit que si quelqu'un lançait quelque chose ils utiliseraient la bombe lacrymogène», racontent les représentants du collectif. «Certains ont jeté des œufs dans leur direction et les policiers ont foncé dans le tas. Ils en ont attrapé un au hasard. C'étaient des œufs. Aucun de nous n'a vu de pierres comme cela a été dit. Ça change le contexte. Ensuite des œufs ont été lancés sur la voiture de police et un agent est sorti et il a balancé de la bombe lacrymogène sur tout le monde. Le directeur départemental de la police nous a expliqué que ses services s'étaient sentis agressés mais c'est totalement démesuré. Aucun incident grave n'a été constaté. Nous demandons l'abandon des poursuites et la relaxe de ce lycéen. À Perpignan, nous avons depuis le départ, contrairement à ailleurs, mené des actions pacifiques. Nous voulons alerter l'opinion publique sur ce système de bouc émissaire et dénoncer cette répression qui a pour but de tuer le mouvement lycéen et briser la résistance des opposants à cette réforme. Le but n'est pas de recaler notre année mais de lutter contre une loi injuste». Et d'annoncer qu'ils se joindront au mouvement aujourd'hui et battront une fois encore le pavé.

 

Leur presse (L'Indépendant), 6 novembre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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