Solidarité avec les six salariées de People and Baby en mise à pied conservatoire

Publié le par la Rédaction

Ouverture d’une souscription en soutien aux six salariées de «People and Baby» en mise à pied conservatoire pour leur engagement syndical

Le lendemain d’un mouvement de grève destiné à défendre de meilleures conditions de travail et une autre conception des pratiques professionnelles dans la petite enfance, cinq salariées de la halte-garderie Giono, située dans le 13e arrondissement et gérée par la société «People and Baby», se voient signifier une mise à pied conservatoire. Le motif invoqué est purement fallacieux car cest tout autre chose qui est en réalité reproché à ces salariées. En effet, ces dernières ont eut l’idée saugrenue de monter, au mois de novembre dernier, une section syndicale CNT au sein de cette entreprise qui ne respecte ni les travailleur-se-s, ni le droit du travail.


Quelques jours plus tard, ce sera au tour de la représentante de la
section syndicale de recevoir une mise à pied. Cela fait donc six salariées qui, prises pour cibles par une violente répression anti-syndicale, risquent aujourd’hui un licenciement et ne percevront pas de salaire pour le mois de mars.

Si la direction de «People ans Baby» s’est engagée sur ce terrain, c’est simplement parce qu’elle n’a pas réussi à se débarrasser de ces encombrantes syndicalistes d’une manière plus feutrée. Depuis la création de la section syndicale, différents responsables de l’entreprise n’ont eu de cesse de les pousser vers la porte de sortie en leur proposant avec une insistance qui frise le harcèlement des ruptures conventionnelles du contrat de travail, avec menaces de mutation à l’autre bout de l’Île-de-France pour tenter de faire pencher la balance. Mais rien n’y fait, les salariées ne cèdent pas, restent soudées et font même grève pour, entre autres choses, dénoncer les pressions dont elles font l’objet.

Pour justifier ces procédures de licenciement, la direction de «People and Baby» se saisira de l’état d’hygiène déplorable de l’établissement où elles travaillent et les rendra responsable de la situation en montant un dossier a posteriori des mises à pied. Les professionnelles de la petite enfance sont ainsi accusées de ne pas avoir colmaté un trou dans le plafond, de ne pas avoir refait les jointures des baignoires, d’avoir consciencieusement laissé traîner une boite de raticide dans une caisse de jouets à portée des enfants … mises en scènes photographiques à l’appui. Pourtant, avant ce jour, aucune de ces salariées n’avait fait l’objet de la moindre sanction ou même de remarques sur ces questions.

En définitive, la direction de «People and Baby» a fabriqué de toutes pièces un motif de licenciement pour couper l’herbe sous le pied de la jeune section syndicale qui se montrait bien déterminée à pointer les nombreux manquements au droit du travail dans cette entreprise. À commencer d’ailleurs par l’absence des panneaux d’affichages syndicaux réclamés par la section, ce qui tend à démontrer que «People and Baby» n’est pas disposé à laisser s’exprimer les syndicalistes dans ses établissements.

L’affaire a été portée devant le conseil des prud’hommes en référé mais ayant donné lieu à un renvoi au 29 juin, les six salariées demeurent en mise à pied et sans revenu.

C’est pourquoi la Fédération CNT des travailleurs de la santé, du social et des collectivités territoriales a ouvert une souscription destinée à assurer à ces six militantes une revenu durant toute la période de leur mise à pied.

Face à la répression patronale, opposons la solidarité syndicale !

Chèques à envoyer à :

Fédération CNT des travailleurs de la santé, du social et des collectivités territoriales
33 rue des Vignoles – 75020 Paris


Les chèques sont à établir à l’ordre de :

Fédération CNT santé social & CT
avec la mention «solidarité section P&B» au dos


Pour vous tenir informé des prochaines initiatives de soutien, consultez le site de la fédération.

Féderation CNT des travailleurs de la santé, du social
et des collectivités territoriales, 15 mars 2010.

 

 

 

 People and Baby : pour que la petite enfance rime avec respect et pas avec business


Suite à un mouvement de grève destiné à défendre de meilleures conditions de travail et une autre conception des pratiques professionnelles dans la petite enfance, six salariées, venant de créer une section syndicale, de la halte-garderie Giono, située dans le 13e arrondissement et gérée par la société «People and Baby», se sont vu signifier une mise à pied conservatoire.


Pour justifier ces procédures, la direction de People and Baby évoque la question de l’hygiène de l’établissement. Pourtant, avant ce jour, aucune de ces salariées n’avait fait l’objet de la moindre sanction ou même de remarques sur ces questions.


La médecine du travail a dailleurs précisé que les faits qui pourraient être reprochés aux salariées ne sont pas de leur ressort mais de celui de la direction !


De son côté, linspection du travail a envoyé un courrier à la direction lui demandant de retirer ses sanctions.


Les parents ont également apporté leur soutien aux salariées choquées que leurs enfants aient pu du jour au lendemain être confiés à des «inconnues» alors quils étaient extrêmement satisfaits de léquipe en place et de son projet pédagogique.


Aujourd’hui, la direction confirme sa volonté de licencier, ou de muter de force pour une salariée, la majorité du personnel de Giono ! Nous ne laisserons pas faire. La Confédération nationale du travail, en soutien à la section syndicale People and Baby et à sa Fédération santé-social, appelle à combattre le plus largement cette atteinte grave à la liberté syndicale.


Parce quune politique respectueuse de la petite enfance nécessite de bonnes conditions de travail pour les équipes ! Parce que le projet pédagogique doit primer sur les intérêts financiers ! Parce que se syndiquer et faire grève est un droit !


La CNT appelle à amplifier la mobilisation pour :

— La réintégration dans la halte-garderie Giono des salariées licenciées ou mutée de force. 
— La suppression des heures supplémentaires «imposées» !
— L’augmentation des salaires !
— L’embauche de personnel compétent !
— 8 semaines de congés pour tous et toutes !
— L’arrêt des vacances imposées !
— Le droit à la formation et à l’information !


Dores et déjà, la CNT appelle à un rassemblement devant la mairie du 13e arrondissement de Paris, donneur dordre de People and Baby sur la halte-garderie Giono, jeudi 1er avril, métro Place dItalie, à partir de 17 heures.


CNT, 31 mars.

 

 

 

 

People and Baby : La lutte continue !


Depuis plusieurs semaines, les salariées de la halte-garderie Giono, située dans le 13e arrondissement de Paris et gérée par la société People and Baby, sont mises à pied par leur direction Pour justifier ces procédures, la direction évoque la question de l’hygiène et de la sécurité de l’établissement. Pourtant, avant ce jour, aucune de ces salariées n’avait fait l’objet de la moindre sanction ou même de remarques sur ces questions.

 

La médecine du travail a dailleurs précisé que les faits qui pourraient être reprochés aux salariées ne sont pas de leur ressort mais de celui de la direction !

 

Malgré un référé aux prudhommes, un courrier de linspection du travail en leur faveur, le soutien des parents, et des témoignages de la médecine du travail, la direction refuse de bouger et de revenir sur les sanctions. Une réunion entre cette dernière, la représentante de la section syndicale et le syndicat na pas permis de trouver une issue à ce conflit, la direction refusant de faire marche arrière.

 

Aujourd’hui, la direction confirme sa volonté de licencier la majorité du personnel de Giono ! Face à cette mesure violente de la part du patronat à l’égard de salariées, nous devons agir. Un coup contre l’un d’entre nous est un coup contre tous.

 

Nous ne pouvons accepter que le fait de se syndiquer et de revendiquer de meilleures conditions de travail puisse se retourner contre des salariés.

 

Cest pourquoi nous appelons les salariés de People and Baby à rejoindre la section syndicale et à soutenir leurs collègues contre la répression patronale. Si nous ne faisons rien maintenant, ce sont nos conditions de travail à toutes et tous qui en pâtiront dans les années à venir.

 

Parce quune politique respectueuse de la petite enfance nécessite de bonnes conditions de travail pour les équipes !

 

Parce que le projet pédagogique doit primer sur les intérêts financiers !

 

Parce que se syndiquer et faire grève est un droit !

 

Ne lâchons rien et continuons à nous mobiliser pour :

— La réintégration des salariées dans la halte-garderie Giono.
 — La suppression des heures supplémentaires «imposées» ! 
— L’augmentation des salaires ! 
— L’embauche de personnel compétent ! 
— 8 semaines de congés pour tous et toutes ! 
— Arrêt des vacances imposées ! 
— Droit à la formation et à l’information !

 

Section syndicale CNT People and Baby (Contact) - Fédération des travailleurs de la santé, du social et des collectivités territoriales, 29 mars.



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