Péage prix libre à Voreppe (Isère) - 5 novembre

Publié le par la Rédaction

Ce matin (5 novembre), une trentaine de manifestant-e-s ont fait un péage à prix libre, au péage de Voreppe, de 7 heures à 9 heures. L’action, appelée par l’AG Interluttes de Grenoble, a permis de récolter de l’argent pour le financement de la caisse de grève. Une petite partie servira au fonctionnement local (impression de tracts et d’affiches), l’autre sera envoyée aux grévistes des raffineries, qui rappelons-le, ont simplement suspendu le mouvement de grève et risquent de repartir si nous leur offrons notre soutien. Les raffineries représentent en effet un secteur majeur dans le blocage de l’économie nationale.

 

 

L’action a également permis de diffuser de l’information (3000 tracts diffés), d’appeler les gens à se mobiliser encore, parce que le mouvement n’est pas mort. Le tract distribué appelait en outre à la manifestation de samedi et précisait l’adresse de sites internet alternatifs pour s’informer sur les luttes sociales en cours. L’accueil des automobilistes a globalement été bon : des sourires, des discussions, des affirmations de soutien, des encouragements à poursuivre et des personnes généreuses pour la caisse de grève.

 

Rappelons que pendant ce temps-là, AREA a «perdu» de l’argent, ce qui n’est pas négligeable. D’autres actions de ce type ont lieu en France, comme à Rennes hier, et permettent de grossir les caisses de grève.

 

Côté répression, la BAC était présente au début, puis ils sont partis. Les gendarmes étaient là également, ont pris un beau portrait de chacun-e des personnes présentes à l’action, mais il n’y a pas eu d’arrestations. Un membre d’AREA a également pris les manifestant-e-s en photo. Nous avions décidé collectivement, après un spitch sur la répression, de partir groupé-e-s avant une éventuelle attaque policière, afin d’empêcher toute arrestation. Malgré la présence des forces de l’ordre, l’action a été maintenue jusqu’à l’heure choisie collectivement. Cette action a donc été une nouvelle réussite ! 

 

Indymedia Grenoble, 5 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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