Péage gratuit à Fleury-en-Bière (Seine-et-Marne) - 14 novembre

Publié le par la Rédaction

Retraites : Opération péage ouvert sur l’A6 à Fleury-en-Bière (77)

 

Dimanche en fin d’après-midi, des manifestants opposés à la réforme des retraites ont envahi le péage de Fleury-en-Bière, dans le sud de la région parisienne (A6). En signe de protestation, ils ont ouvert les barrières de la gare de péage, laissant passer gratuitement les automobilistes.

 

Opération péage ouvert à Réau (77)

sur l’A5 le 1er novembre 2010

 

Profitant du retour d’un week-end prolongé avec le pont du 11 novembre, 150 à 200 militants, dont de nombreux essonniens, se sont spontanément rendus à la gare de péage de Fleury-en-Bière sur l’A6. Venant d’Évry, de Corbeil-Essonnes et de différentes villes de la Seine-et-Marne, ils se sont rendu vers les caisses du péage — dans le sens Lyon/Paris — pour ouvrir une à une les barrières, indiquant aux véhicules de circuler. Le mot d’ordre : «Passez c’est gratuit !»

 

Un message à destination du gouvernement

 

Durant presque deux heures, les manifestants présents ont sensibilisé les personnes sur la suite de la mobilisation contre la réforme des retraites. Appelant au prochain rendez-vous national du 23 novembre, les manifestants ont rencontré un écho positif de la part des automobilistes. Ceux-ci, d’abord surpris, semblaient satisfaits de pouvoir franchir la barrière de péage gratuitement.

 

Du côté des cabines de paiement, de l’étonnement a été exprimé par les caissières, qui se sont ensuite laissées prendre au jeu. «Cela nous est égal», signale par exemple l’une d’elle, «ce sont nos collègues de la seconde barrière (ndlr : le péage de Fleury compte une barrière principale plus une secondaire) qui regrettent que vous ne veniez pas les voir», insiste-t-elle, s’adressant à des manifestants. Ces derniers ont voulu faire passer un message au gouvernement, en touchant à un des points les plus fréquentés des réseaux autoroutiers de France, «Non, la mobilisation n’est pas terminée, elle prend une autre forme», prévient une syndicaliste.

 

Leur presse (Damien Mariller,
Essonne Info), 15 novembre 2010.

 


Publié dans Colère ouvrière

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