Paris : Liberté pour tous, réunion publique au CICP

Publié le par la Rédaction

Liberté pour tous, avec ou sans papiers

Depuis des années, le contrôle des flux migratoires est un des axes majeurs des gouvernements européens. Tout en prétendant abolir les frontières à l’intérieur de l’espace Schengen, elles se sont renforcées et disséminées à l’intérieur de chaque territoire. Les frontières sont des points de contrôle, de pression et de tri qui peuvent avoir lieu dans la rue, les transports, les administrations, les banques, les agences d’intérim.

Face à cette politique, les luttes et les résistances sont multiples :
— Grèves et occupations dans leurs lieux de travail par les sans-papiers (contre les conditions de travail et pour obtenir des papiers),
— Interventions dans les aéroports,
— Réseau d’alerte pour repérer, alerter et, éventuellement, empêcher les rafles de sans-papiers,
— Lutte contre les entreprises qui participent aux expulsions (Bouygues, Air France, Accor…) par des manifs, des occupations de chantiers…
— Lutte dans les centres de rétention (mutineries, grèves de la faim, incendies) en France comme dans de nombreux pays d’Europe.

Le 22 juin 2008, une révolte collective réduisait en cendres le centre de rétention de Vincennes suite au décès d’un retenu. Dix sans-papiers ont été inculpés pour cette révolte. Le 9 février, des peines allant jusqu’à trois ans de prison ferme ont été requises contre eux. À l’occasion de ce procès, diverses actions de solidarité ont été menées partout en France : manifestations, débats, occupations, sabotages… Parmi les entreprises visées lors de certaines actions, il y avait les banques qui dénoncent les sans-papiers, à savoir la Poste, la BNP, le Crédit Lyonnais, la Société Générale. Leurs façades ont été graffées et certains distributeurs (DAB) ont été mis hors service.

Le lundi 15 et mardi 16 février, sept personnes ont été arrêtées à Paris et leur domicile perquisitionné. Trois ont été relâchées sans charges. Quatre sont mises en examen pour dégradation de biens d’autrui en réunion et placées sous contrôle judiciaire avec interdiction de se voir. Une huitième personne serait recherchée.

Du débat à la manifestation, du sabotage à la grève, contre la violence de la machine à expulser et de l’exploitation, nous cherchons tous des modes de luttes pertinents.

Pour répondre à ce coup de pression et continuer à lutter :
Réunion publique au CICP samedi 20 février à 19h.
(21 ter rue Voltaire, Métro rue des Boulets)

RELAXE DE TOUS LES INCULPÉS
DE LA RÉVOLTE DE VINCENNES !
DESTRUCTION DES CENTRES DE RÉTENTION
LIBERTÉ DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION !
À BAS TOUTES LES FRONTIÈRES !

Indymedia Nantes, 18 février 2010.


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