Paris : Blocage au Grand Palais - 4 novembre

Publié le par la Rédaction

Blocage en cours de l’exposition Monet au Grand Palais (Métro Champs-Élysées), lancé par l’intersyndicale Culture.

 

Indymedia Paris, 4 novembre 2010.

 

 

Compte-rendu de l’action de blocage des caisses au Grand Palais menée aujourd’hui par les agents du ministère de la Culture

 

Aujourd’hui, jeudi 4 novembre 2010, a eu lieu une action intersyndicale au ministère de la Culture, à la fois pour dénoncer la contre-réforme du gouvernement qui attaque le système de retraites et pour protester contre les problèmes qui se posent au ministère de la Culture, en ce qui concerne la précarité, les suppressions de postes, l’attaque contre les missions du ministère, les privatisations rampantes (externalisations) et le blocage des salaires (ainsi que la suppression de la prime de fin d’année).

 

En particulier, il s’agissait de mettre en lumière la situation désastreuse des agents de l’INRAP (archéologie préventive), embauchés sur des contrats précaires de type Contrat D’Activité, qui peuvent être licenciés à tout moment, n’ont pas de date de fin de contrat et ont des problèmes pour toucher leurs salaires.

 

Pour cela, 80 agents du ministère de la Culture, dont des CDA de l’INRAP venus de différentes régions et des syndicalistes de la CFDT, de la CGT, de la FSU, de l’UNSA et de SUD Culture, ont bloqué les caisses de l’exposition Monet au Grand Palais de 12h à 16h30, permettant ainsi à des dizaines, voir centaines, de personnes de visités gratuitement cette exposition. Un bon exemple de l’accès de toutes et tous à la Culture, sans la barrière de l’argent.

 

Le fait de faire cette action au Grand Palais, établissement du ministère de la Culture dont les agents sont de droit privé, permettait aussi de dénoncer le processus de privatisation rampante de notre ministère et de réclamer au contraire le renforcement d’un véritable service public de la Culture.

 

Ce blocage et sa visibilité, entre autre dans les médias (voir ci-joint un article du site internet de Libération), a permis d’obtenir un rendez-vous avec le directeur de la Direction du Patrimoine du ministère de la Culture et des représentants du cabinet du ministre, sur ces sujets.

 

Mais avant de nous y rendre, puisque la direction du Grand Palais préférait faire entrer les visiteurs ayant acheté leurs billets à l’avance plutôt que ceux n’ayant pas de billets, les agents en lutte ont organisé une manifestation au sein de l’exposition, afin de faire entendre clairement notre colère.

 

Puis, nous nous sommes rendus en groupe au siège de l’administration centrale du ministère de la Culture, devant pour cela traverser le dispositif de sécurité mis en place pour la visite du président chinois, responsable dans son pays de la répression contre les grévistes, les militants syndicaux et de l’exploitation de millions de travailleurs. Nous étions donc en «bonne compagnie».

 

Au moment de notre arrivée devant les Bons-Enfants, siège de l’administration centrale, la direction de celle-ci a refusé l’entrée à notre groupe d’agents en lutte, ne voulant recevoir qu’une délégation. Nous avons alors dû bloquer la circulation dans la rue des Bons-Enfants, afin que tous les agents présents, dont ceux concernés encore plus directement comme les CDA de l’INRAP, puissent rentrer dans la salle de réunion.

 

Un compte-rendu de cette réunion sera fait ultérieurement.

 

Mais à travers cette action, les agents du ministère de la Culture ont montré qu’ils restent mobilisés et déterminé, à la fois à faire aboutir leurs revendications, mais aussi à participer à la lutte pour défendre les retraites.

 

Ce matin, des actions de blocage ont eu lieu sur plusieurs aéroports : Bordeaux, Nantes, Toulouse, Roissy, Orly, Clermont-Ferrand. Dans le même temps, des incinérateurs continuent à être bloqués par des piquets de grève en région parisienne.

 

La lutte est donc loin d’être finie.

 

Bellaciao, 5 novembre.

 

 

«No money for Monet !»

 

Les syndicats organisent ce jeudi une «opération gratuité» pour Monet au Grand Palais pour lutter contre les réductions d'effectifs.

 

L’intersyndicale du ministère de la Culture a mené jeudi une «opération gratuité» pour l’exposition Monet au Grand Palais afin de protester contre les réductions d’effectifs dans ce ministère. Baptisée «No money for Monet !», l’opération, qui a commencé en milieu de journée, consiste à laisser entrer gratuitement les visiteurs dans l’exposition, a indiqué Didier Alaime, de la CGT-Culture. «Environ 150 manifestants» sont postés à l’entrée des Galeries nationales du Grand Palais, pour mener cette action, à l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FSU, SUD, Unsa du ministère de la Culture, poursuit Alaime.

 

Les syndicalistes protestent contre «la politique de suppression des emplois et des missions menée par Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture». Ils demandent à être reçus sans tarder par le cabinet du ministre. La Réunion des musées nationaux (RMN), organisatrice de l’exposition, a confirmé que les manifestants laissaient passer les visiteurs gratuitement. «Cela se fait dans le respect des règles de sécurité et de la jauge maximale de visiteurs», a ajouté une porte-parole de la RMN. En six semaines, l’exposition Monet a déjà accueilli plus de 300.000 personnes, selon la RMN. Le nombre de visiteurs est en moyenne de 6.800 par jour, un chiffre très élevé.

 

Leur presse (Libération), 4 novembre.

 


Publié dans Colère ouvrière

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