On se bat en Tunisie

Publié le par la Rédaction

Le siège du parti au pouvoir en feu à Dar Chaabane (Nabeul) :

 

 

 

Kabbaria, banlieue de Tunis :

 

 

 

L’attaque du commissariat de police d’Hammamet :

 

 

 

 

 

 

Décompte des tués de la journée du 12 janvier, d’après Twitter : 5 morts à Douz, 2 morts à Touzer, 1 mort à Sfax, 2 morts à Hammamat, 3 morts à Dar Shaban, soit 13 victimes au total. On parle aussi de tués à Nabeul.

 

Manifestante tuée à Nabeul

 

From Twitter source today: Death toll from today: 5 Douz, 2 Touzer, 1 Sfax, 2 Hammamat, 3 Dar Shaban, Total of 13 victims. There are also rumeurs of deaths in Nabeul (Operation Tunisia).

 

Selon des sources syndicales recueillies par Al-Jazeera, 16 personnes ont été tuées dans les affrontements de la journée en Tunisie.

 

According to Al-Jazeera citing union sources, 16 ppl died today in clashes in Tunisia (#sidibouzid).

 

 

Tunisia Mnihla Riots :

 

 

 

Bilan à l'Aouina : Tijari bank, Monoprix et VictoriaQueen café sont en feu (#sidibouzid)… 

 

 

Bizerte :

 

 

 

Menzel Bourguiba, gouvernorat de Bizerte, le commissariat en feu ?

 

 

 

Cité Ettadhamen près de Tunis :

 

 

 

 

 

Heurts malgré le couvre-feu en Tunisie, cinq nouveaux décès  

 

Cinq personnes ont trouvé la mort mercredi dans de nouveaux affrontements en Tunisie, rapportent des témoins, et des heurts ont opposé forces de l'ordre et manifestants qui bravaient le couvre-feu décrété à Tunis.

 

Le président Zine el Abidine Ben Ali, qui fait face à une vague de contestation sans précédent depuis son arrivée au pouvoir, il a y 23 ans, a limogé son ministre de l'Intérieur.

 

Le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi, a annoncé le remplacement de Rafik Belhaj Kacem par Ahmed Friaa, ingénieur et ancien membre du gouvernement.

 

Le chef de l'État en outre ordonné la remise en liberté des manifestants arrêtés depuis le 16 décembre, date du début des troubles, pour tenter de désamorcer la situation.

 

À la manifestation de Sfax

 

Malgré ses promesses, de nouvelles manifestations ont eu lieu mercredi dans trois villes de province.

 

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à Kasserine, ville du centre-ouest théâtre de violences ce week-end, aux cris de «Va-t'en Ben Ali», ont rapporté des témoins.

 

À Douz, dans le désert, trois témoins interrogés par Reuters ont fait état de quatre morts au moins, dont un universitaire, après des tirs de la police.

 

Un homme de 23 ans a par ailleurs été abattu lors d'affrontements avec la police à Thala, dans l'Ouest, ont rapporté à Reuters deux témoins et le frère de la victime.

 

Le défunt, Wajdi Sayhi, était sourd et n'a pas entendu l'ordre de dispersion de la police. Il a été touché d'une balle à l'abdomen, a déclaré par téléphone son frère, Ramzi.

 

Ces informations n'ont pu être confirmées auprès des autorités, dont le bilan est toujours de 23 morts.

 

Les manifestants disent protester contre le coût de la vie et la pénurie d'emplois en Tunisie. Les autorités dénoncent l'instrumentalisation de ces manifestations par une minorité d'extrémistes.

 

Dans un discours télévisé prononcé lundi, Ben Ali s'était contenté de promettre des créations d'emplois et avait accusé les émeutiers de commettre des «actes de terrorisme».

 

L'Union européenne s'est démarquée mercredi de la prudence de la France, ancienne puissance coloniale, face aux violences en Tunisie en estimant qu'elles étaient inacceptables et que leur répression était disproportionnée.

 

À Paris, le porte-parole du gouvernement, François Baroin, a défendu, face aux critiques de l'opposition, la réaction française aux événements de Tunisie, qu'il juge «équilibrée».

 

 

 

Le gouvernement tunisien a décrété un couvre-feu de 20h00 (19h00 GMT) à 06h00 (05h00 GMT) à compter de ce mercredi pour Tunis et sa banlieue.

 

Après son entrée en vigueur, plusieurs centaines de jeunes ont lancé des pierres en direction des forces de l'ordre à El Omran, dans les faubourgs de la capitale. Les policiers ont riposté à coups de grenades lacrymogènes et en tirant en l'air.

 

Des soldats et des véhicules de l'armée avaient auparavant fait leur apparition en au moins deux endroits du centre-ville où la plupart des magasins sont restés fermés. Le calme y régnait à l'heure du couvre-feu.

 

Leur presse (Tarek Amara, 
Reuters), 12 janvier 2011 - 22H35.

 

 

Dans le faubourg ouvrier d'Ettadamen, près de Tunis

 

 

Tunisie : Deux civils tués à Douz par des tirs de la police

 

Deux civils ont été tués mercredi par des tirs de la police à Douz, dans le sud de la Tunisie, lors d'une manifestation ayant dégénéré, a indiqué un témoin à l'AFP, faisant état d'informations non confirmées sur trois autres tués et sur des destructions de bâtiments publics. 

 

C'est la première fois depuis le début des émeutes il y a un mois en Tunisie que cette ville de 30'000 habitants, située à 550 km au sud de Tunis, connaît de telles violences, a affirmé ce témoin.

 

«Les victimes sont Hatem Bettaher, un enseignant universitaire et Riad Ben Oun, un électricien», a précisé ce témoin qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, ajoutant qu'«entre quatre et cinq autres habitants ont été blessés, dont certains grièvement».

 

Selon lui, 13 autres personnes avaient été blessées par les tirs de la police, dont deux grièvement alors que des informations faisaient état de trois autres morts dans les mêmes circonstances, deux dans le village proche de Jimna et la troisième à Guebelli, chef-lieu du gouvernorat du même nom.

 

Toutefois, ces trois morts n'ont pas pu être confirmées par l'AFP dans l'immédiat.

 

Le témoin a ajouté que les forces de l'ordre avaient quitté en soirée la ville, après avoir été encerclées par les manifestants qui ont ensuite brûlé des bâtiments publics, dont la recette des finances, le siège de la municipalité ainsi qu'une permanence du parti au pouvoir du président Zine El Abdine ben Ali. «La violence génère la violence», a-t-il commenté à propos des destructions.

 

Tout a commencé mardi soir par une manifestation d'habitants qui s'était déroulée «pacifiquement» mais qui a été suivie par une attaque de «jeunes» contre le siège de la sous-préfecture, le poste de police et le siège du parti au pouvoir.

 

Les manifestants se sont rassemblés à nouveau mercredi matin devant le siège de la sous-préfecture mais la police a utilisé du gaz lacrymogène pour les disperser «avant de tirer à balles réelles», selon ce témoin, un ancien syndicaliste.

 

En France, un syndicaliste enseignant français, Stéphane Tassel, a indiqué à l'AFP qu'Hatem Bettahar, 38 ans, était depuis plus de dix ans professeur d'informatique à l'Université de Technologie de Compiègne (nord de la France). «Ce décès, qui s'ajoute à d'autres, est insupportable et intolérable», a-t-il déclaré.

 

Un cousin de Hatem Bettahar, vivant en France, a assuré à l'AFP avoir vu des photos qui lui ont été envoyées de Douz, sur lesquelles il est clairement visible qu'Hattem Bettahar a été atteint d'une balle en pleine tête.

 

Cité Intilaka à Tunis - 12 janvier, 16 heures

 

Les émeutes sociales secouent la Tunisie depuis quatre semaines et ont déjà fait entre 21 morts, selon les autorités, et plus de 50 tués, selon une source syndicale.

 

Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi a annoncé mercredi le limogeage du ministre de l'Intérieur Rafik Belhaj Kacem et son remplacement par un universitaire et ancien membre de gouvernement, Ahmed Friaâ.

 

Il a aussi annoncé la libération de toutes les personnes arrêtées pendant les manifestations, à «l'exception de ceux qui sont impliqués dans des actes de vandalisme», dans une tentative d'apaiser la tension dans le pays.

 

Leur presse (Agence Faut Payer), 12 janvier - 17h05.

 

 

Manifestation des médecins et infirmières de l’hôpital Farhat hashad à Sousse :

 

 

L’armée à Msaken (Sousse)

 


Publié dans Internationalisme

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