On se bat à Lyon : Un millier de lycéens chargent la police à Bellecour

Publié le par la Rédaction

Place Bellecour, la police a grièvement blessé des lycéens et étudiants

 

Au moins 8 personnes seraient hospitalisées à la suite de la révolte d’aujourd’hui à Lyon. Deux d’entre elles ont à nouveau été touchées par des flashballs au visage, l’une à l’œil, une autre à la joue. Une autre personne souffrirait d’une commotion cérébrale à la suite d’un coup de tonfa derrière la tête, et un autre d’une fracture au visage avec 7 points de suture suite à un coup de tonfa également.

 

 

[19h20] La place Bel­le­cour est en partie évacuée. À l’hopi­tal St Joseph/St Luc (7e) on recen­sait 8 mani­fes­tant-e-s blessé-e-s au moins (arri­vés ina­ni­més, mem­bres brisés, points de sutu­res) il sem­ble­rait qu’il y ait 15 flics bles­sés.


Rebellyon, 19 octobre 2010.

 

 

(…) La police a procédé à 75 interpellations, portant à 170 le nombre d'arrestations depuis le début des heurts, jeudi dernier.

 

(…) Albert Doutre, directeur départemental de la sûreté urbaine, a évoqué un «véritable phénomène de guérilla urbaine» [sic]. Dans le centre-ville, principal théâtre des heurts, des dizaines de commerces ont eu leurs vitrines brisées. Neuf boutiques ont été pillées. On dénombrait également au moins six voitures incendiées, une trentaine de véhicules renversés sur le toit, y compris des camions, et six abribus détruits.

 

Les services de secours ont dénombré 25 blessés légers [sic] dont 14 CRS. Les autorités ont parlé de 1.300 casseurs, qui évoluent par petits groupes et de façon très rapide sur plusieurs kilomètres dans les principales artères de la ville.

 

«Nous avons déployé aujourd'hui environ 500 hommes sur le terrain», a indiqué Jacques Gérault. Fait inédit, un véhicule blindé du GIPN a été dépêché sur place. «Les hommes à bord ont rapporté que les attaques étaient plus violentes encore que lors des émeutes de la Villeneuve à Grenoble», a souligné le préfet.

 

Mardi soir, une soixantaine de casseurs étaient toujours actifs place Bellecour dans le centre de Lyon et les autorités redoutaient un déchaînement de violence pour mercredi. «Les événements vont crescendo depuis jeudi dernier», a dit Albert Doutre. «Mercredi, nous allons encore recevoir des renforts et près de 800 hommes seront déployés sur le terrain.»

 

(…) 170 casseurs interpellés depuis jeudi (…) Ils sont présentés en comparution immédiate au juge ou au juge pour enfants.

 

Ils se donnent rendez-vous par l'intermédiaire de SMS ou de messages diffusés sur le réseau Facebook, ce qui pose «un problème d'anticipation», a dit le préfet. Mardi, un hélicoptère de la gendarmerie a survolé le centre-ville pour localiser les groupes et faire des photos et des films qui serviront ensuite à la justice pour des identifications. Il devrait en être de même mercredi. (…)

 

Leur presse (Reuters), 19 octobre.

 


 

Rebellyon, 19 octobre.

 

 

 

 

 

Scènes de guérilla urbaine à Lyon

 

La violence est encore montée d'un cran aujourd'hui à Lyon, où des scènes de guerilla urbaine se sont déroulées en marge des manifestations lycéennes puis du défilé syndical contre la réforme des retraites.

 

Des groupes de jeunes suivant les cortèges lycéens ont convergé en fin de matinée en direction du centre ville et ont incendié des automobiles et des poubelles, renversé des camions et des voitures, détruit du mobilier urbain, brisé des vitrines de magasins et de banques à l'aide de chaises volées aux terrasses des cafés, et pillé «cinq à six» magasins selon la préfecture.

 

Les forces de l'ordre, dépassées par la violence des événements, ont répliqué par des jets de gaz lacrymogène et procédé à 13 interpellations. La préfecture a recensé en fin de matinée cinq véhicules incendiés, trente véhicules renversés.

 

Les scènes de violence urbaine se sont poursuivies et multipliées en début d'après-midi lorsque des bandes de jeunes s'en sont pris au quartier de la Presqu'île, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, en cassant à nouveau des vitrines et du mobilier urbain. Les forces de l'ordre ont fait appel à un hélicoptère pour localiser ces groupes très mobiles, évoluant dans un nuage continu de gaz lacrymogènes.

 

Le sénateur-maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, en déplacement pour une dizaine de jours en Asie, a annoncé sa décision de revenir dès mercredi matin dans sa ville.

 

Leur presse (Le Figaro), 19 octobre - 15h22.

 

 

[11h43] Plus de 1000 lycéens qui char­gent la police place Bellecour. Sarko et sa police font depuis des années la guerre à la jeu­nesse, elle répli­que. Le sens du vent n’aide pas les lacry­mos, plus d’une cen­taine déjà lan­cées.


Rebellyon, 19 octobre.

 

 

 

 

 

 

 

Rebellyon, 19 octobre.

 

 

 

 

Publié dans Colère ouvrière

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Anne Onyme 19/10/2010 12:04



A Lyon, « environ 2.000 jeunes sillonnent la ville, dans un climat insurrectionnel » raconte le correspondant du Figaro, Frédéric Poignard.