Occupation à la fac de Dijon - 10 novembre

Publié le par la Rédaction

Mobilisation sur la fac (suite) : L’amphi Roupnel occupé par les grévistes

 

Lundi matin, une dynamique s’est lancée sur la fac à partir de l’occupation de l’amphi Roupnel aux alentours de 7 heures du matin. Diverses personnes, étudiantes ou sympathisantes, se chargent de décorer l’amphi, de discuter de la mobilisation et de ses possibles autour d’un thé, d’un café ou d’un bout de gâteaux qui étaient proposés à prix libre ; un fly est donné massivement aux étudiant-e-s, appelant à une grande AG le lendemain midi, mardi, accompagné de quelques joyeux débrayages d’amphis.

 

 

Le soir, un point info se charge de faire le bilan de la journée, et de préparer l’AG. Celle-ci se déroula dans une ambiance parfois festive, parfois houleuse. En effet, un groupe d’une cinquantaine de personnes venant des corpos de droit s’invite pour la première fois au sein de la mobilisation, ne participe pas aux débats, mais se fait néanmoins remarquer lors des votes de fin d’AG, avec pour seul objectif de détruire l’énergie investie. Trop peu nombreux pour faire poids lors des votes, ils furent hués, voire frappés de plein fouet par des boulettes de papier volant.

 

Également présente lors de cette AG, l’UNEF représentée par peut-être 5, ou 6 personnes, prend ses temps de parole pour appeler à la mobilisation, mais surtout pour se montrer ; les insultes fusent, vu leur faible présence depuis plusieurs semaines. L’ironie de la situation relevant dans leur choix de vote, consistant à s’abstenir sur le vote de la grève, et à se positionner contre l’occupation de l’amphithéâtre !

 

On voit bien que la stratégie du syndicat socialiste consiste à mener les luttes ou à les dénigrer si leur nombre et leur force est insuffisant ; on notera la complicité de la journaliste du Bien Public présente ce jour là, s’attelant à prendre en photo les représentant-e-s de l’UNEF lors de leurs interventions.

 

Comme à leur habitude, l’administration, ainsi que les doyens de la fac, viennent argumenter auprès des étudiant-e-s pour qu’ils interrompent la dynamique d’occupation ; les arguments utilisés tournent autour du manque de sécurité pour les personnes mobilisées, au cas où un incident ravageur viendrait détruire tout le bâtiment !

 

Qu’à cela ne tienne, les diverses personnes en lutte ont démarré l’occupation de nuit mardi soir, et préparent diverses actions sur et en dehors de la fac pour les prochains jours.

 

Brassicanigra, 10 novembre 2010.

 

 

 

 

 

 

Publié dans Colère ouvrière

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