Nouveau centre social occupé à Liège

Publié le par la Rédaction

 

Depuis 15h30, nous occupons le bâtiment appartenant à la ville de Liège et situé au no 8 de la rue Hocheporte. 
Visiblement inoccupé depuis un certain temps, nous voulons faire de cet immeuble un lieu d’activités culturelles et politiques ouvert sur le quartier. Il ne s’agit nullement d’une problématique de logement. 
La police est passée aux alentours de 16h30 pour constater l’occupation.

 

 

Nous avons besoin de nouveaux territoires pour vivre

 

Alors que les médias tentent de nous faire croire que BHV c’est le Cachemire, chaque jour plusieurs centaines demplois disparaissent, on radie du chômage et on expulse les migrants qui sont prêts à faire les boulots que plus personnes ne veut. Tout est fait pour foutre la pression sur les conditions de travail et augmenter la flexibilité. Avec ou sans salaire, la précarité dexistence sinsinue à tous les niveaux et à toutes les couches de la population. Logements hors de prix, éducation sous-financée, pensions et services publics bradés, culture sponsorisée et uniforme. Ben ouais, on nous dit que cest la crise, une crise qui épargne les 10% de familles millionnaires du pays qui en sont (en partie) responsables.

 

Cet univers de rentiers, cela fait un bail que nous le désertons. Nous sommes un groupe de collectifs évoluant en marge des sphères mercantiles et libérant des territoires morts. Bien conscients que ce système morbide nest pas réformable, nous nous efforçons den créer de nouveaux. Un laboratoire de vie et déchange qui ne soit pas médié par le profit. Nous navons besoin de rien pour créer ce nouveau territoire. Pas de subventions, pas de sponsors, de salariés ou de capitaux. Nous avons juste besoin que lon nous laisse vivre et expérimenter.

 

Nos collectifs ont animé avec dautres le centre social occupé «la Chauve-Souris» qui a existé entre octobre 2008 et février 2009. Nous avions à lépoque transformé un lieu abandonné en lieu vivant. Aux activités sociales et culturelles que nous avons organisées, on nous a répondu par des procès et des agressions. S’en est suivi une expulsion et la destruction du bâtiment. La propriété privée a donc primé sur la production de richesse sociale et culturelle.

 

Ce n’est donc peut-être pas un hasard si, ce 23 mai 2010, nous occupons un bâtiment de la ville. Ce nouveau centre social occupé se veut ouvert sur le quartier pour, avec lui, construire des alternatives et renouer du lien social.

 

CSOA Liège (contact), 23 mai 2010.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commenter cet article