Nottingham, 12 avril : Attaques solidaires avec les compagnons de Bologne

Publié le par la Rédaction

 

Aux premières lueurs du jour, quelques individus qui ont choisi de rester anonymes, ont attaqué deux points distincts de cette société d’infrastructures. Nous avons utilisé différentes méthodes à chaque fois, mais en maintenant toujours la même qualité d’amour et de haine.

 

À Budwell et à West Bridford, les relais de téléphone portable T3 ont été incendiés. Nous nous sommes servis de pneus posés dans le coin les jours précédents, de tissus imbibés d’essence et d’un briquet jetable.

 

Peu après nous avons pris nos couteaux, nos décapants à peinture et la mousse expansive, pour attaquer deux véhicules et une camionnette G4 [multinationale des prisons]. Nous avons choisi cette méthode à cause de la proximité des conducteurs et de la surveillance : les couteaux pour taillader les pneus, le décapant pour endommager la carrosserie des véhicules, et la mousse pour les pots d’échappement.

 

Ces actions ont été réalisées parce que nous savons que pour être libres, les infrastructures de la société dominante doivent être détruites, que cette infrastructure soit culturelle, sociale ou physique, et que pour survivre, tous doivent être détruits. De plus, ces attaques ont été réalisées parce que nous ne pouvons pas toujours attendre, parce que nous sommes enragés et impatients dans notre quête de liberté, et chaque fois que nous agissons contre la totalité de cette société avec notre force, nous sommes un peu plus libérés de la prison sociale où nous sommes enfermés. À la base, elles sont un FUCK YOU à chaque aspect de l’oppression. Fuck you, nous nous préparons. Fuck you, nous avons moins peur jour après jour. Fuck you, nos vies seront à nous.

 

Pour nous, ces actions vivent côte à côte avec toutes les actions d’individus qui décident de reprendre leurs vies en main. Nous pensons que ces actions peuvent aussi prendre la forme d’occupations de banques, de collectifs informels d’éducation, de banderoles ou de cuisines populaires. Elles peuvent prendre la forme de tous types de choses, et doivent se faire si nous voulons détruire toutes les formes de domination.

 

Mais si nous avons choisi cette forme-là, c’est parce qu’elles nous ressemblent, qu’elles sont la manifestation de notre furie et de notre dégoût, elles représentent physiquement notre refus d’obéir au status quo sans joie.

 

Nous les dédicaçons aux amis qui sont encagés. Ces actions sont en solidarité avec nos amis de Bologne Martino Trevisan, Robert Ferro, Roman Nicusor, Stefania Carolei et Anna Maria Pistolesi, incarcérés à cause de leur engagement pour un monde anarchiste libre. Cette action est pour tous les compagnons qui luttent pour sortir des griffes de la société.

 

Traduit de l’anglais ( 325),
Brèves du désordre, 12 avril 2011.

 


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