"Non, rien n'est terminé... et si tout commençait !" Blocage de la zone industrielle européenne à Strasbourg - 29 octobre

Publié le par la Rédaction

 

Flash France-Inter de 8h45, le vendredi 29 octobre : Ralentissements provoqués par des manifestants, sur l’A4 en direction de Strasbourg sortie «Espace Européen de l’Entreprise».

 

 

Les manifestant-es, ce sont des profs en lutte, des étudiant-es et des cheminot-es qui travaillent au dépôt voisin. Ils sont venus ici parce que c’est là qu’est le MEDEF, dans cette zone industrielle devant l’immeuble de la chambre des métiers d’Alsace. Ils protestent, comme des millions de travailleurs qui ne veulent pas baisser les bras, contre les réformes Sarkozy/Woerth sur les retraites.

 

 

8 heures, un bouchon commence à se former, des ralentissements perturbent le train-train quotidien des usagers de l’autoroute. Les militant-es qui organisent un barrage filtrant discutent avec les automobilistes bloqué-es. Les conducteurs de bus, les employées de bureau en Clio, les chauffeurs livreurs et les camionnettes des artisans baissent leurs vitres et prennent les tracts, discutent. Dix minutes de perdues, pour eux, ce n’est pas la mort… en tout cas moins grave que deux ans de leurs vies de salarié-es gâchées et le risque de voir leurs économies placées dans des fonds de pension s’envoler en fumée.

 

 

En passant le barrage filtrant certains klaxonnent pour montrer qu’ils sont solidaires.

 

Côté «grosses bagnoles» c’est autre chose.

 

 

Ça trépigne, ça gueule, ça tente de forcer le passage en 4×4 de luxe, à coup de pare-buffles, et ça ressort la litanie des arguments pré-mâchés par les médias dominants : «Mais elle est pas finie votre grève ?»

 

NON, rien n’est terminé… et si tout commençait, maintenant !

 

 

Bellaciao, 30 octobre 2010.

 

 

Publié dans Colère ouvrière

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