No Border Bruxelles : Sorties de prison et suites

Publié le par la Rédaction

Sorties de prison et suites - Bruxelles

 

Les camarades arrêtés commencent à revenir lentement au No Border Camp, depuis 22 heures. Certains ne seront relâchés que tard dans la nuit pour la plupart (5 heures du matin), voire demain midi d’après la Legal Team. Les camarades de l’action anti-Frontex ont déjà tous subis 12 heures de détention administrative. Pas d’interrogatoire.

 

D’après les témoignages, les camarades ont tenté des mutineries à la Caserne en mettant le feu à leurs cellules (au moins deux départs de feu), en défonçant portes et murs, en arrachant tout, en créant des WorkShop improvisés en cellule etc.

 

Des camarades sont également rentrés parfois amochés pour avoir été tabassés longuement par les flics (un clown a été passé à tabac et littéralement lynché). Ceci tandis que les mass-media collabos parlent «d’une centaine d’anarchistes dans un cortège armé».

 

Les plans d’action changent et s’adaptent à la situation pour demain. D’autant que les flics vont sûrement faire des barrages autour du NCB.

 

L’heure de la riposte approche.

 

guitoto - jeudi 30 septembre 2010, 02h39.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur le comment la police nous devance…

 

Passons directement au-delà de l’espionnage traditionnel.

 

1) Moins que nous détruire d’entrée, elle a préféré nous canaliser d’entrée… Le choix (négocié/offert) de Tour & Taxis aurait dû rappeler l’éventail en matière de flicage déjà utilisé par le passé (D14) — Bref le lieu était plus que mauvais et le choix d’un lieu «offert» était le mauvais choix.

 

2) Moins que nous réprimer, elle nous empêche l’accès au lieu dit de révolte, nous prouvant par là même l’extrême faiblesse et la limite totale, spatiale et temporelle, de notre «lutte»… (Militantisme disent beaucoup sur le camp… Des militants-campeurs ou des campeurs-militants, juste le blaze pue à 100 mètres.)

 

3) Moins que nous empêcher de faire de la politique, elle fait matériellement de la politique, portant la contradiction, jusqu’à l’intérieur d’un syndicat rouge bien connu, entre un Top, gérant et canalisant, bref faisant le flic, et une base prise naturellement par le réflexe de solidarité ; exploitant là une contradiction vraiment existante (cf. licenciement des 5 permanents setca BHV par la direction).

4) Moins que nous empêcher d’agir et de réflechir, elle applique, répête ses gammes, se perfectionne, et nous enferme dans une espèce de paranoïa «post-moderne» inféconde.

 

La police intelligente nous mate et nous met en échec.

 

Échec ? Et alors… 
C’est une bonne analyse et je la partage presque totalement.
Jusqu’à la dernière phrase.
Pour moi, la police n’est jamais intelligente, elle suit les procédures et les méthodes classiques contre-révolutionnaire d’hier et contre-terrorisme d’aujourd’hui. Filature, fichage, infiltration des groupes, division des manifestants, matte-raquage… etc. Rien de nouveau.
Mais particulièrement là où je ne suis pas d’accord c’est dans le terme «échec». Et alors ! On apprend énormément du ratage, et puis surtout l’adversaire se sent tout puissant et sous-estime la RÉELLE capacité d’action et de réflexion de l’insurrection. Il s’endort seul.
On est là, on ne partira pas !!
Pour finir un petit exemple d’actualité, la faillite des banques, qui en face ? Personne, rien, leur propre appétit aurait pu, si les individualités collectives le voulaient, les anéantir.

 

Indymedia Bruxelles, 30 septembre.

 


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