No Border Bruxelles : Des façades saccagés contre la politique de répression

Publié le par la Rédaction

Mardi tôt dans la matinée des inconnus ont saccagé les façades de différentes entreprises activement impliquées dans le contrôle des flux migratoires. Cette action militante dénonce la politique migratoire européenne comme inhumaine et espère dissuader les entreprises de participer à l’Europe Forteresse. Les militants sont convaincus que la politique actuelle de répression contre les migrants n’est possible que grâce aux entreprises qui facilitent les déportations. Les militants en appellent à un monde solidaire, durable, et sans frontières, où le libre mouvement serait un droit pour tous.

 

 

 

 

Ces entreprises sont déjà l’objet de campagnes à cause de leur rôle dans la machine à déporter. L’action militante de cette nuit est voulue comme un lien entre ces campagnes. Une liste complète des entreprises visées cette nuit est jointe (avec adresses) en fin de ce communiqué.

 

 

 

 

 

Les militants déclarent que la politique migratoire de l’UE fait pleinement partie du système économique capitaliste, et en sert directement les intérêts. Les migrants y sont réduits à leur seule valeur économique : s’ils sont utiles, on leur accorde un séjour temporaire avec restrictions, sinon on les chasse sans merci. Un exemple du groupe des «chanceux» sont les infirmières et infirmiers d’Afrique du Sud qui ont aidé à faire fonctionner bien des hopitaux européens, tant qu’on a eu besoin d’eux. Un exemple de l’autre groupe sont les milliers de personnes qui, à la recherche d’une vie meilleure, échouent littéralement sur les plages de l’Europe du sud : noyés lors de tentatives de passage avec des flotilles de misère, chassés et harcelés jusqu’en pleine mer par le cerbère anti-migrant de l’UE, l’agence Frontex. Le climat anti-migrants s’aggrave ces dernières années avec le discours de plus en plus ouvertement xénophobe et populiste dans le domaine politique. Les politiciens de tous bords utilisent les migrants comme boucs émissaires afin de détourner l’attention du public de leurs véritables problèmes tels que précarité et répression.

 

Les militants plaident pour une politique de migration radicalement différente ; une politique qui ne soit pas dictée par le populisme, la xénophobie ou l’appât du gain, mais par la solidarité [et les rapports équitables]. Tant que cette politique ne devient pas réalité, les militants continueront à résister contre la politique migratoire actuelle et à attaquer toutes les entreprises et organismes qui se salissent en y participant.

 

Indymedia Bruxelles, 28 septembre 2010.

 


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